37e
Législature, 3e Session
(2
février 2004 - )
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Hansard
révisé • Numéro 026
Lundi 22 mars 2004
Questions au Feuilleton
L'hon.
Roger Gallaway (secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la
Chambre des communes, Lib.): Monsieur le Président, on répondra
aujourd'hui aux questions nos 7, 14, 15, 16, 23, 24, 26, 34, 35,
41 et 44.
[Texte]
Question
no 7--
M. Garry Breitkreuz:
En
ce qui concerne la déclaration suivante de la vérificatrice générale, Sheila
Fraser, dans sa lettre du 6 novembre 2003: «Plus tôt cette année, j’ai
informé le Comité permanent des comptes publics de la Chambre des communes que
mon Bureau envisagera la possibilité d’effectuer une vérification
d’optimisation du Programme des armes à feu lorsque ce dernier aura évolué
vers un état permanent, ce qui, selon Justice Canada, devrait prendre trois ou
quatre ans» a) combien de temps faudra-t-il et combien en coûtera-t-il
pour mettre en œuvre complètement le Programme des armes à feu; b)
combien en coûtera-t-il pour le faire fonctionner chaque année une fois
qu’ils aura été mis en place intégralement; c) à combien s’élèveront
les coûts directs et indirects pour tous les ministères et organismes
gouvernementaux; d) combien coûteront les transferts aux provinces et
aux municipalités; e) combien coûteront les contrats qui seront accordés
à des entreprises privées; f) combien coûteront les subventions et les
contributions; g) à combien s’élèvent jusqu’ici les «coûts
additionnels importants» dont a parlé la vérificatrice générale, c’est-à-dire
les coûts d’application des règlements et de leur observation, et à combien
se chiffreront-ils dans l’avenir; h) quels ont été jusqu’ici les coûts
pour l’économie et quels seront-ils dans l’avenir?
L'hon.
Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et
de la Protection civile, Lib.):
Compte
tenu que presque 2 millions de Canadiens et de Canadiennes sont titulaires d'un
permis les autorisant à posséder des armes à feu et que presque 7 millions
d'armes à feu sont enregistrées, la majeure partie de la mise en œuvre
initiale du Programme a été accomplie. Comme il a été déclaré dans le
Rapport sur le rendement du ministère de la Justice pour l'exercice 2002-2003,
les coûts totaux du programme pour le gouvernement fédéral, en date du 31
mars 2003, s'élevaient à 814 millions de dollars. Le financement approuvé
pour le Centre des armes à feu Canada pour l'exercice financier en cours,
lequel prendra fin le 31 mars 2004, se chiffre à 116 millions de dollars. Les
coûts des autres ministères gouvernementaux seront déclarés dans le Rapport
sur le rendement du Centre des armes à feu Canada pour l'exercice 2003-2004.
Le
gouvernement s’est engagé à livrer le Programme des armes à feu, de sorte
que ce programme puisse continuer à atteindre ses objectifs en matière de sécurité
publique de façon la plus rentable qui soit.
Question no 14--
M. Garry Breitkreuz:
William
V. Baker, commissaire aux armes à feu, a déclaré devant le Comité permanent
de la justice et des droits de la personne, le 23 octobre 2003, que le registre
des armes à feu fournissait un «outil qui permet aux policiers de retracer les
armes à feu»; il a affirmé que ce registre «aide les policiers à résoudre
des crimes et qu’il existe des cas où les policiers ont été capables de
retracer l’origine d’une arme trouvée sur la scène d’un crime et ont
ainsi élucidé un crime » et que les policiers «...utilisent cette
information pour remplir leurs fonctions, mais qu’elle peut aussi aider à
appliquer l’ordonnance d’un tribunal»; étant donné que le gouvernement
enregistre les armes à feu depuis 1934: a) combien de tentatives ont été
faites pour retrouver des armes à feu; b) combien de ces recherches ont
été fructueuses; c) combien de crimes ont été résolus grâce à la découverte
de ces armes; d) quel est le nombre total d’ordonnances de tribunaux
qui ont été mises en application grâce aux informations contenues dans le
registre des armes à feu; e) combien d’armes enregistrées et non
enregistrées ont été saisies à la suite de l’application de ces
ordonnances de tribunaux?
L'hon.
Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et
de la Protection civile, Lib.):
Le
Programme national de dépistage des armes à feu a été créé en 1974, en
coopération avec le Alcohol, Tobacco and Firearms (ATF) Tracing Center des États-Unis.
Ce programme a comme objectif principal de d’assurer la sécurité et la sûreté
des Canadiens en fournissant l’information nécessaire aux autorités policières
sur les armes saisies au cours d’une enquête criminelle. De l’aide est également
fournie au Atf Tracing Center des États-Unis qui, de son côté, nous rend la
pareille.
Le
Groupe national de dépistage des armes à feu a été formé pour mettre le
programme en application. Le Groupe est composé de trois membres réguliers de
la GRC et fait partie intégrante du Service canadien de renseignements
criminels (SCRC).
Le
Groupe national de dépistage des armes à feu aide les enquêteurs à
identifier les propriétaires d’armes à feu et procure les renseignements nécessaires
aux corps policiers sur les armes non enregistrées, notamment le lieu
d’origine, le nom du détaillant et le nom de l’acheteur.
a)
En 2003, le Groupe national de dépistage des armes à feu a reçu 8 726
demandes de dépistage (7 001 de corps policiers du Canada, 1 471 des États-Unis
et 254 d’organismes internationaux). En 2004, jusqu’au 13 février, le
Groupe nationale de dépistage des armes à feu a reçu 1 717 demandes de dépistage
(1 600 de corps policiers du Canada, 99 des États-Unis et 18 d’organismes
internationaux).
b)
Selon le Groupe national de dépistage des armes à feu, il y a eu 4 908 dépistages
réussis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2003. On entend par dépistage
réussi que de l’information sur l’historique de l’arme à feu est fournie
aux autorités policières pour les aider dans leurs enquêtes. Les armes
n’affichant pas de numéro de série, de calibre ou de marque ne peuvent pas
être retracées,
c)
d) et e) Le Groupe national de dépistage des armes à feu offre un service de
soutien opérationnel aux autorités policières locales et étrangères. Aucune
information de suivi, soit l’utilisation des résultants du dépistage,
n’est demandée par le Groupe. Pour cette raison, le SCRC ne possède aucune
statistique sur ces questions. Dans le cas présent, aucun organisme au Canada,
ni même Statistique Canada, ne peut fournir ce type d’information.
L’information devrait être recueillie en passant en revue les dossiers des
corps policiers du pays qui ont demandé un dépistage, ce qui serait un travail
extrêmement laborieux.
Question no 15--
M. Garry Breitkreuz:
Le
16 février 1995, le ministre de la justice Allan Rock a déclaré à la Chambre
(p. 9708 du hansard) L'enregistrement nous aidera à enrayer le fléau de la
violence conjugale.» Pour chaque année depuis 1995: a) quel est le
nombre total d’homicides familiaux; b) quel est le nombre total
d’homicides familiaux commis à l’aide d’armes à feu, selon le type
d’armes, et ces armes étaient-elles enregistrées ou non; c) combien
de présumés meurtriers avait un permis de possession d’armes à feu; d)
dans chaque cas où l’homicide a été commis avec une arme à feu enregistrée,
pourquoi le registre des armes à feu n’a-t-il pu prévenir ce meurtre?
L'hon.
Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et
de la Protection civile, Lib.):
Le
programme des armes à feu Canada est un élément clé qui compte parmi les
efforts émis par le gouvernment fédéral relativement à la sécurité
publique. Le 31 décembre 2000 marquait la date limite pour les permis d'arme à
feu des particuliers et le 31 décembre 2002 marquait la date limite pour
l'enregistrement des armes à feu. Le programme entre maintenant dans la phase
de mise en oeuvre et du roulement des opérations. Depuis 1998, plus de 12 000
permis d'armes à feu furent refusés ou révoqués, afin d'assurer la sécurité
publique, de prévenir des actes de violence et d'éviter tout acte préjudiciable.
Nous
sommes déterminés à livrer le Programme des armes à feu afin que celui-ci
puisse continuer à rencontrer son mandat de sécurité publique dans la mesure
la plus économique.
Question no 16--
M. Garry Breitkreuz:
Étant
donné que l’enregistrement des armes de poing est obligatoire au Canada
depuis 1934, comment le gouvernement justifie-t-il les dépenses passées,
actuelles et projetées concernant un registre des armes d’épaule, compte
tenu que les rapports annuels sur les homicides, publiés par Statistique Canada
pour 2000 (tableau 6, page 9) et 2002 (tableau 8, page 16), indiquent que le
nombre d'homicides commis au moyen d'armes de poing a connu une hausse constante,
passant de 26,9 p. 100 en 1974 à 63,6 p. 100 en 2002, alors que, à l’inverse,
le nombre d’homicides commis avec des carabines et des fusils de chasse, qui
ne fait l’objet de statistiques que depuis le 1er décembre 1998, a
constamment diminué, passant de 65,8 p. 100 à 24,8 p. 100 au cours de la même
période de 28 ans?
L'hon.
Anne McLellan (vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique et
de la Protection civile, Lib.):
Le
Programme canadien de contrôle des armes à feu contribue de manière
importante à l'objectif du gouvernement visant à renforcer la sécurité
publique pour la population canadienne.
Le
21 février 2003, le ministre de la Justice et le solliciteur général du
Canada ont annoncé un Plan d'action destiné à en renforcer la gestion, à améliorer
la prestation des services et à accroître la transparence et la responsabilité.
Le Centre des armes à feu met présentement en oeuvre avec succès le Plan
d'action du Programme. Au cours de la dernière année, d'importantes améliorations
ont été apportées en ce qui concerne l'efficacité et la gestion du Programme.
Nous tirons parti de ces améliorations.
Le
gouvernement tient résolument à exécuter cet important Programme de sécurité
publique de la façon la plus rentable possible.