Communiqué

Le 29 octobre 2003                                                                                       Diffusion immédiate

Le commissaire aux armes à feu ne sait pas Comment

la police utilise le registre des armes à feu

Ottawa – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu et de droits de propriété, a dû attendre la transcription des délibérations de la semaine dernière du Comité de la justice pour confirmer une déclaration incroyable du nouveau commissaire aux armes à feu, William V. Baker. « Il a déclaré que la police consulte le système 1 500 fois par jour, mais a admis plus tard qu’il ne sait pas comment la police utilise les renseignements qui s’y trouvent, a affirmé le député de la Saskatchewan. Ce qui est encore plus troublant, c’est qu’il ait admis qu’il faudrait probablement attendre encore deux ans avant d’avoir une réponse à cette question. »

En réponse à une autre question de M. Breitkreuz, M. Baker a aussi reconnu que la police ne peut pas savoir où sont les armes enregistrées, car rien dans le règlement n’oblige le propriétaire d’une arme à feu à préciser où il conserve son arme ou à qui il l’a prêtée.

Le Comité de la justice s’est réuni pour revoir les 44 pages d’un règlement préliminaire de la Loi sur les armes à feu. Cette réunion a été convoquée par suite d’une motion présentée par M. Breitkreuz le 21 octobre. « Le travail de comité peut être très pénible, mais le témoignage du nouveau commissaire aux armes à feu devrait amener à douter chaque fois que le gouvernement cite des statistiques sur le registre des armes à feu », a poursuivi M. Breitkreuz.

« Cet aveu confirme également ce que nous avions déjà découvert lorsqu’une demande d’accès en vertu de la Loi sur l’accès à l’information n’a donné comme résultat que la réponse "aucun dossier", a expliqué M. Breitkreuz. Si le gouvernement veut se vanter du nombre de fois que la police consulte le registre des armes à feu, il devrait se préparer à soutenir ses arguments avec des statistiques valides, ce qu’il ne peut pas faire. »

« C’est scandaleux de savoir que les contribuables canadiens débourseront encore de 200 à 300 millions de dollars et qu’ils devront attendre deux ans avant que le gouvernement puisse leur dire si le registre des armes à feu est réellement utile à la police et s’il réussit à empêcher les criminels de mettre la main sur des armes à feu, comme il le leur a promis », s’est exclamé M. Breitkreuz.

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Témoignage de William V. Baker, commissaire aux armes à feu

devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne

23 octobre 2003

 

La POLICE utilise le registre 1 500 fois par jour (mais)

« On a parlé plus tôt de l’utilisation qu’en fait la police. En fait, nous recensons 1 500 demandes d’accès au système par jour, non pas par semaine. »

Mais M. BAKER a admis qu’il ne sait pas pourquoi (et)

« En effet, une des choses dont nous avons parlé avec les corps policiers du pays est la façon dont nous pourrions mieux traiter l’information — la délivrance des permis et l’enregistrement, la sensibilisation du public à la sécurité — pour les aider à accomplir leur travail. Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. »

IL FAUDRA « PROBABLEMENT » ATTENDRE DEUX ANS AVANT QU’IL NE LE SACHE!

« Quant à votre question sur les crimes commis avec des armes à feu enregistrées, étant donné que le système est très récent, nous n’avons pas assez d’expérience, et les corps policiers non plus, pour répondre à cette question. Il faudra probablement attendre encore deux ans. »

Cela confirme ce que les libéraux ont déjà dit : ils sont incapables de soutenir leurs affirmations sur l’utilisation du registre des armes à feu par la POLICE. http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article120.htm (en anglais seulement)