COMMUNIQUÉ
Le
18 septembre 2003
Diffusion immédiate
LE
REGISTRE DES ARMES À FEU SURVIT À COUPS DE SUPERCHERIES, DE DISSIMULATIONS ET
D’ABUS DE FONDS PUBLICS
Selon
des documents du Ministère, le ministre n’a pas tenu sa promesse d’« ouverture
et de transparence »
Ottawa
–
Selon des documents du ministère de la Justice obtenus par Garry Breitkreuz,
porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu et de
droits de propriété, le ministre de la Justice a maintes fois brisé sa
promesse d’« ouverture et de transparence »
faite devant le Parlement concernant le coût et l’administration du
registre d’un milliard de dollars. « Le
ministre a promis sept fois au Parlement qu’il serait plus ouvert et plus
transparent, mais les parlementaires n’en savent pas plus maintenant qu’en décembre
dernier », de déclarer Breitkreuz. « Ainsi,
le gouvernement refuse toujours de répondre à nos questions fondamentales :
Combien coûtera la mise en oeuvre complète et l’entretien du registre des
armes à feu? »
« Le
bureau de M. Breitkreuz a déposé 376 demandes en vertu de la Loi sur
l’accès à l’information depuis 1999 et affirme qu’il est plus
difficile d’obtenir de l’information depuis neuf mois. Breitkreuz a présenté
les faits suivants portant sur le dernier mois :
(1)
J’ai demandé la liste à jour des coûts – cette information vitale
aurait dû parvenir à mon bureau il y a un mois et demi.
(2)
J’ai demandé les statistiques de conformité aux conditions des permis
et des enregistrements pour chaque province et territoire – le Ministère prétend
que les données ne sont pas disponibles.
(3)
J’ai demandé des copies de toutes les analyses avantages-coûts du
registre – le Ministère a produit deux rapports, et aucune ne renferme une
analyse avantages-coûts.
(4)
J’ai demandé un rapport concernant une citation tirée du rapport du vérificateur
général de décembre 2002 sur le registre des armes à feu – 7 pages complètes
ont été laissées en blanc et 8 l’ont été en partie parce que le contenu
aurait été classé secret ministériel.
(5)
J’ai demandé à savoir le nombre d’accusations portées dans la foulée
des activités de soutien à l'application de la Loi sur les armes (ENSALA).
– les fonctionnaires ont produit un rapport qui comportait181 exemptions sans
renfermer les statistiques clés demandées.
« Est-ce
cela que le ministre qualifie d’être plus ouvert et plus responsable envers
le Parlement? » de demander Breitkreuz.
« Depuis
février 2003, mon bureau a déposé 40 demandes en vertu de la Loi sur
l’accès à l’information auprès du ministère de la Justice. Jusqu’à
ce jour, nous avons dû déposer un total de 26 plaintes auprès du Bureau du
Commissaire à l’information : 13 ayant trait à des retards et 13 à des
renseignements incomplets. Le Ministère nous a informé que les délais
seraient prolongés pour 11 de nos demandes », de signaler Breitkreuz.
« Notant que pratiquement rien n’a changé
depuis que la vérificatrice général a dénoncé ce gaspillage d’un milliard
de dollars en décembre dernier. Évidemment, le solliciteur général est
maintenant chargé du dossier, mais le ministère de la Justice est toujours
tenu de répondre aux demandes déposées par le solliciteur général en vertu
de la Loi sur
l’accès à l’information
concernant
le registre des armes, de déclarer Breitkreuz. « Le programme du
registre des armes à feu n’a été construit et ne survit qu’à coups de
supercheries et d’efforts de dissimulation. Les Canadiens n’apprendront la vérité
que lorsque les libéraux ne seront plus aux commandes. Les électeurs ne
pourront faire un bon choix aux prochaines élections que s’ils disposent de
l’information dont ils ont besoin. En cachant l’information aux
parlementaires, les libéraux vont à l’encontre de la démocratie parce que
les Canadiens ne peuvent savoir ce qui se passe à Ottawa », de conclure
Breitkreuz.
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