COMMUNIQUÉ

 

Le 31 juillet 2003                                                                                       Pour diffusion immédiate

 

LE GROUPE D’UTILISATEURS D’ARMES À FEU CONTRE LE PLAN D’ACTION DU MINISTRE

« Pas étonnant que le ministre ait remplacé le Groupe par un comité plus favorable aux libéraux. »

 

Yorkton – Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu et de droits de propriété, Garry Breitkreuz, a communiqué aujourd’hui une autre série de documents du ministère de la Justice, très négatifs à l’égard du registre des armes à feu d’un milliard de dollars. Les documents, obtenus par suite d’une plainte au commissaire à l’information, révèle que le Groupe d’utilisateurs d’armes à feu a envoyé, le 4 février 2003, 11 importantes recommandations au ministre, dont celle‑ci : « Décriminalisez toutes les activités comportant l’utilisation d’armes à feu lorsqu’il n’y a pas d’intention ni d’acte criminels, comme la possession par un titulaire de permis d’une arme non enregistrée ». Le Groupe a en outre fait cette mise en garde au ministre : « Poursuivre l’orientation actuelle sans examiner les principaux empêchements à une conformité maximale met tout le programme en danger. Remettre à plus tard l’examen des mesures législatives entraînera plus de coûts et moins de chances de succès ». Voir ci‑joint les 11 recommandations formulées par le Groupe d’utilisateurs d’armes à feu du ministre.

 

« Malheureusement, a expliqué M. Breitkreuz, le ministre a laissé tomber la plupart de recommandations de son groupe d’utilisateurs. Comme il l’avait rencontré le 31 janvier 2003, il savait que les recommandations ne tarderaient pas, mais il a choisi de ne pas s’en préoccuper lorsqu’il a soumis son plan d’action au Parlement le 21 février. »

 

Dans les documents reçus au bureau de M. Breitkreuz hier se trouvent cinq lettres envoyées au ministre de la Justice par son groupe d’utilisateurs entre le 1er novembre 2002 et le 18 février 2003. Une semaine avant que la vérificatrice générale n’annonce que l’enregistrement des armes à feu coûterait plus d’un milliard de dollars, la lettre rédigée le 26 novembre par le Groupe d’utilisateurs énumérait 11 « gros problèmes » relatifs au programme fédéral sur les armes à feu. Voir ci‑joint les 11 « gros problèmes » identifiés par le Groupe d’utilisateurs d’armes à feu du ministre de la Justice.

 

La lettre du Groupe en date du 5 décembre faisait écho aux demandes présentées à l’époque par huit provinces en recommandant que l’enregistrement des armes soit mis en veilleuse, et elle contenait également cet avertissement :

q       « On ne saurait trop insister sur la gravité de la présente situation. Le 1er janvier marque vraiment la consécration des marchés clandestins gris et noirs. Jouer à l’autruche sera fatal. »

q       « Toute inaction dans ce dossier aura pendant de nombreuses années des répercussions marquées sur la sécurité du public. Nous avons formulé des recommandations à ce sujet au cours des trois dernières années. »

 

« Le solliciteur général Wayne Easter hésite à forcer ses services de police à appliquer les dispositions sur les armes à feu adoptées par son gouvernement et il ne veut pas décréter d’amnisties ni décriminaliser les infractions fictives en matière d’armes à feu, comme le recommande son groupe d’utilisateurs. Ce faisant, il perd sur tous les tableaux : des centaines de milliers de propriétaires délinquants vivent dans la crainte de poursuites pour l’utilisation clandestine d’armes à feu et, parallèlement, il amoindrit le respect à l’égard du Code criminel, tant de la population que des policiers qui ont fait le serment de l’appliquer. Quel gâchis! »

 

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RECOMMANDATIONS DU GROUPE D’UTILISATEURS D’ARMES À FEU DÉCOULANT D’UNE RÉUNION AVEC LE MINISTRE DE LA JUSTICE MARTIN CAUCHON LE 31 JANVIER 2003 D’APRÈS UNE LETTRE DATÉE DU 4 FÉVRIER 2003

NOTA : L’information qui suit a été obtenue par le député Garry Breitkreuz du ministère de la Justice, par suite d’une plainte présentée au commissaire à l’information concernant la réponse incomplète fournie par le Ministère à une demande formulée en vertu de la Loi sur l’accès à l’information le 2 avril 2003 — Dossier Justice : A‑2003‑0002.

 

Amnisties :

Frais de transfert : Éliminez les frais actuels si le transfert se fait par téléphone ou en ligne et réduisez-les si le transfert se fait manuellement. Ainsi, il n’y aura plus de pénalité financière et il y aura une meilleure harmonisation avec les coûts du transfert automatisé.

Système de transfert : Automatisez le processus pour le transfert des armes à feu en adoptant un modèle semblable au mécanisme d’opérations sur carte de crédit par téléphone, aux commandes téléphoniques d’UPS ou aux systèmes haute sécurité de virement de fonds bancaires sur appel. Une arme à feu enregistrée pourrait être transférée entre un vendeur autorisé et un acheteur sans le recours à du personnel vital, et ce, en deux minutes ou moins. Tout problème est automatiquement renvoyé à un préposé aux armes à feu pour examen. Il sera par conséquent possible de réduire les coûts connexes et l’argent peut être affecté à d’autres dossiers pressants.

Formulaires : Ramenez les formulaires d’enregistrement simplifiés.

Permis : Incluez dans tout permis une Autorisation de transport d’armes à feu à autorisation restreinte et d’armes à feu prohibées, ce qui couvrirait le ramassage de l’arme au moment de l’achat, son transport vers tout champ de tir approuvé et les visites chez l’armurier.

 

Site Web : Rétablissez le site Web pour l’enregistrement des droits et le renouvellement du permis, lequel devrait entraîner des frais réduits puisqu’il en coûte moins d’utiliser le site.

 

Système informatique : Réorganisez le système informatique surchargé, qui coûte plus qu’il ne le devrait.

 

C-10 : L’adoption de ce projet de loi est essentielle, ainsi que toute modification réglementaire connexe, pour que l’efficacité du programme augmente et qu’on puisse commencer à réaliser les économies prévues.

 

Restructuration budgétaire : Réaffectez les fonds là où c’est nécessaire, comme à la délivrance des permis, aux enquêtes sur les demandeurs, à la formation sur le maniement sécuritaire, etc., au lieu de les laisser dans des secteurs où il y a double emploi.

 

Modifications législatives :

-         L’interdiction de plus de 550 000 armes à feu auparavant enregistrées au paragraphe 12(6) de la LAF. Depuis son adoption, aucun avantage n’a été décelé ni pour la société ni pour la sécurité du public.

-         L’introduction d’un nouveau concept d’ « utilisation sous peine d’invalidation » aux articles 67‑71.

-         Les exigences d’inspection, aux articles 101‑105, et l’absence de protection contre l’auto-incrimination.

-         La détermination d’une catégorie d’armes à la seule discrétion du gouverneur en conseil, sans possibilité d’examen.

 

 

Communications : Il y de depuis longtemps un problème pour ce qui est de bien expliquer ce qu’il faut, au moment où il le faut, à un niveau de compréhension abordable pour ceux qui ne connaissent pas le texte législatif. Cela ne s’est jamais fait convenablement au sujet du réenregistrement.

 

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GROS PROBLÈMES DÉCELÉS PAR LE GROUPE D’UTILISATEURS D’ARMES À FEU

D’APRÈS UNE LETTRE À M. GARRY WEBSTER, P-DG DU

CENTRE CANADIEN DES ARMES À FEU 26 NOVEMBRE 2002