COMMUNIQUÉ

Le 22 juillet 2003                                                                            Pour publication immédiate

LES LIBÉRAUX DANS LA LIGNE DE TIR - LA MAJORITÉ DES AUTOCHTONES BOYCOTTENT LE REGISTRE DES ARMES À FEU

Selon divers documents : Mohawks de Kahnawake (taux de conformité de 5 %) et d’Akwesasne (moins de 1 %)

Yorkton – Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle pour les armes à feu et les droits de propriété, a dévoilé 136 pages de documents du ministère de la Justice qui montrent que le registre des armes à feu pose un problème encore plus grave qu’on ne le croyait en raison de la non-conformité des collectivités autochtones partout au Canada. « Même si le ministère de la Justice a caché les statistiques pour 68 collectivités autochtones, il a quand même produit cinq pages de preuves accablantes », a indiqué M. Breitkreuz. « Les documents montrent qu’à peu près la moitié seulement des propriétaires autochtones d’armes à feu ont demandé un permis. Le problème pour le gouvernement, c’est que seuls ceux qui ont un permis valide peuvent enregistrer leurs armes à feu. Selon un autre document, le problème du non-respect dans les collectivités autochtones s’aggrave avec le temps et minera encore davantage l’intégrité de la Loi sur les armes à feu », a révélé le député de la Saskatchewan.

Selon un autre rapport du ministère de la Justice, 168 des 382 collectivités autochtones des quatre provinces de l’Ouest ont même refusé de participer à un programme de sensibilisation au registre des armes à feu en 2002.  « Les questions liées à l’autonomie gouvernementale des Autochtones semblent poser un problème plus grave pour les Libéraux que la non-conformité au programme de contrôle des armes à feu », a dit M. Breitkreuz. « Les quelques collectivités autochtones prêtes à collaborer n’ont qu’un seul but : finir par contrôler elles-mêmes l’administration du programme des armes à feu. Le modèle de « contrôle » que réclame l’Assemblée des premières s’apparente au modèle qui existe pour les programmes de services de police des Autochtones. »

M. Breitkreuz a poursuivi ses révélations en disant que « le gouvernement est pris dans un dilemme, parce qu’il ne sait pas quoi faire et que chaque mesure qu’il prend vient ajouter des millions de dollars au budget du registre des armes à feu qui est déjà hors contrôle. » Par exemple, selon un extrait d’un des documents traitant des stratégies : « ...nous devrons revoir un certain nombre de questions stratégiques, administratives et pratiques clés (p. ex. les définitions contradictoires de chasseur de « subsistance »; les options concernant la gestion des droits applicables aux armes à feu; la participation à plus grande échelle des Autochtones au Programme canadien de contrôle des armes à feu) et répondre à un certain nombre de questions difficiles. Par exemple, avec qui sommes-nous prêts à négocier? Que sommes-nous prêts à offrir à la table de négociation, pourquoi et quand?Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Quels coûts financiers et politiques sommes-nous prêts à absorber?Que sommes-nous prêts à risquer pour arriver à nos fins? »

Selon un autre document, la police porte des accusations contre les chasseurs autochtones pour possession d’armes à feu sans permis, ce qui nuit aux relations déjà tendues entre la police et les Autochtones dans de nombreuses régions du pays. Les autorités craignent que cela ne fera que contribuer à la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale. « Quiconque se serait arrêté même une seule minute à la mise en oeuvre du projet de loi C‑68 aurait pu prédire tous ces problèmes », a indiqué M. Breitkreuz.  « Les Libéraux ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas été avertis. C’est ce dont les avaient prévenus des témoins experts, dont l’actuel juge de la Cour suprême, Ian Binnie, en 1995. Seul un gouvernement étroit d’esprit et avide de pouvoir aurait poursuivi dans une voie aussi mal définie. Aujourd’hui, ce sont les contribuables qui paient le prix de cette grossière incompétence des Libéraux », a conclu M. Breitkreuz.

 

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