COMMUNIQUÉ
Le 9 mai 2003 Pour diffusion immédiate
LE
GOUVERNEMENT ADMET QUE LE PROGRAMME
DE
CONTRÔLE DES ARMES À FEU NE CIBLE PAS LES VRAIS CRIMINELS
« Le
solliciteur général dit que ces criminels sont protégés par la Loi sur la
protection des renseignements personnels. C’est absurde ! »
Ottawa
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Le gouvernement a finalement admis que son Programme de contrôle des armes à
feu d’un milliard de dollars n’a absolument pas pour objet de savoir où se
trouvent les criminels endurcis qui se servent d’armes à feu pour commettre
leurs crimes. On peut lire cet aveu dans la réponse à une question écrite que
par Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière
d’armes à feu et de droits de propriété, a
déposée à la Chambre des communes. « Au Canada, 131 000
personnes se sont vu interdire par les tribunaux de posséder des armes à feu,
36 000 autres sont sous le coup d’injonctions restrictives et plus de 9 000
personnes se sont vu refuser un permis d’armes à feu ou se sont fait révoquer
le leur. Le problème, c’est que le gouvernement ne fait rien pour savoir où
ils se trouvent afin que la police connaisse leurs allées et venues », a
dit M. Breitkreuz. « La Loi sur les armes à feu oblige deux
millions de propriétaires d’armes respectueux des lois à rapporter tout
changement d’adresse dans les 30 jours sous peine d’écoper de deux ans de
prison, mais des milliers de criminels dangereux reconnus peuvent aller et venir
librement dans tout le pays sans donner leur adresse à la police. C’est
absurde ! »
Ce
qui encore plus alarmant, selon M. Breitkreuz, c’est la raison que le
gouvernement invoque pour ne pas obliger ces criminels à informer la police de
leurs changements d’adresse. « Le gouvernement dit qu’il n’est
pas nécessaire, pour gérer le Programme de contrôle des armes à feu, de
savoir où se trouvent les criminels qui sont interdits de port d’arme, ce qui
signifie que ces criminels sont protégés par la Loi sur la protection des
renseignements personnels. C’est ridicule! », a protesté le député. Quand
il a demandé au solliciteur général d’expliquer pourquoi la Loi protège
ces criminels reconnus, mais pas les deux millions de propriétaires d’armes
titulaires de permis, Wayne Easter a éludé la question. « Il arrive
peut-être à éluder les questions à la Chambre des communes, mais il ne
pourra pas éviter les poursuites aux termes de la Charte qui ne
manqueront pas d’être intentées à cause de cette violation flagrante du
droit des citoyens respectueux des lois à la protection de leurs renseignements
personnels », a prédit M. Breitkreuz.
Le
solliciteur général a aussi dit à la Chambre que les criminels interdits de
possession d’armes ne peuvent en acquérir ni les faire enregistrer. « Qu’est-ce
qu’il fume? Les rapports de Statistique Canada montrent qu’au cours de
2001, 460 personnes interdites de possession d’armes à feu en vertu de
l’article 117.01 du Code criminel ont été accusées d’avoir violé
leur ordonnance d’interdiction. En 2001, 125 personnes interdites de
possession d’armes à feu ont été accusées d’infractions avec violence »,
a indiqué le député. « Pour être efficaces, les ordonnances
d’interdiction de posséder des armes à feu, les injonctions restrictives et
les refus de délivrer les permis d’armes à feu doivent être mis en vigueur
et leur respect doit être supervisé. Pour cela, il faut des policiers pour
faire de la surveillance dans la rue, et non des gratte-papier pour administrer
un registre qui ne sert à rien. Avec sa législation inapplicable sur les armes
à feu, le gouvernement cible visiblement les mauvaises personnes. »
« Dans
son rapport de décembre 2002, la vérificatrice générale a attribué une
grande partie des dépassements de coûts excessifs du Programme de contrôle
des armes à feu au fait que « Au lieu de se concentrer sur les propriétaires
d'armes à feu représentant un risque élevé, on a plutôt accru et compliqué
[…] les règles et les contrôles régissant tous les propriétaires et toutes
les armes ». M. Breitkreuz a contesté cette analyse : « Ce
que les déclarations du solliciteur général démontrent, c’est que le
Programme de contrôle des armes à feu ne tient aucun compte des propriétaires
d’armes ‘qui représentent un risque élevé’ et qu’il
concentre toutes les énergies sur les deux millions de propriétaires d’armes
‘qui représentent un risque nul ou faible’ ».
Cela
m’horripile que d’être traité comme un criminel alors que les vrais
criminels sont traités comme des honnêtes gens. C’est le monde à l’envers.
Un gouvernement allianciste abrogerait le projet de loi C-68 et le remplacerait
par une mesure plus sensée sur les plans opérationnel, juridique et économique.
Combien d’autres preuves faudra-t-il encore produire que le projet de loi
C-68 ne vise absolument pas à empêcher les criminels de se procurer des armes
à feu? », a demandé M. Breitkreuz.
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