COMMUNIQUÉ

Le 11 mars 2003                                                                                                          Pour diffusion immédiate

SELON LES ASSUREURS, POSSÉDER UNE ARME À FEU ET CHASSER NE SONT PAS DES ACTIVITÉS DANGEREUSES

« Les libéraux auraient pu épargner un milliard de dollars aux contribuables en s’informant auprès des actuaires »

Ottawa – Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en ce qui concerne les armes à feu et les droits fonciers, a mis le ministre de la Justice au défi de prouver statistiquement que la simple possession d’une arme à feu mettait la sécurité publique en danger. « Les sociétés d’assurances qui gagnent leur vie en évaluant les risques, ne demandent même pas aux futurs assurés s’ils possèdent une arme à feu » a souligné M. Breitkreuz. 

« L’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes a établi une liste des activités dangereuses pour lesquelles les assurés potentiels sont priés de remplir un formulaire supplémentaire. Or, la possession d’une arme, la chasse, le tir sportif et la collection d’armes ne figurent pas sur cette liste. Si les actuaires et les assureurs ne considèrent pas la possession d’un fusil comme un risque pour la sécurité du public, pourquoi les libéraux le pensent‑ils? » a‑t‑il demandé.

Le Bureau d’assurance du Canada a confirmé que la présence d’une arme à feu chez un client n’intéresse l’assureur que s’il s’agit d’un objet de valeur. La possession d’une arme à feu n’est pas considérée comme ayant une incidence en matière de responsabilité pour l’obtention d’une assurance sur le domicile. L’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes déclare: « Le fait d’être propriétaire d’une arme à feu n’est pas une activité cotée et n’est pas pris en compte au moment de la tarification ».  L’Association nous a également fourni la liste des activités dangereuses au sujet desquelles les assurés doivent remplir un formulaire supplémentaire. Selon l’Association, la liste suivante d’activités cotées est respectée par tous les assureurs-vie, quant à son contenu et à sa portée : parachute/chute libre; montgolfière; deltaplane; vol sur aéronefs ultra-légers; courses de motos ou d’autos; plongée sous-marine; aviation; alpinisme; consommation de drogues, de tabac ou d’alcool.

« En 1994, les libéraux ont commis une erreur colossale, une erreur qu’un propriétaire d’arme à feu responsable ne ferait jamais : ils ont commencé à tirer avant de s’assurer qu’ils visaient la bonne cible, a déclaré M. Breitkreuz. Au lieu de faire des lois contre les criminels qui utilisent des armes à feu, ils ont ciblé 95 % de leurs mesures législatives sur les trois millions de propriétaires responsables d’armes à feu, dont les compagnies d’assurances disent qu’ils ne sont pas dangereux. »

Une fois adoptée cette loi mal conçue, une paranoïa anti-armes à feu s’est emparée du ministère de la Justice. Dans son rapport de décembre 2002, la vérificatrice générale déclare : « Au lieu de se concentrer sur les propriétaires d’armes à feu représentant un risque élevé, on a plutôt accru et compliqué les règles et les contrôles régissant tous les propriétaires et toutes les armes.[…] Le ministère considère que cette réglementation excessive résulte de l’attitude de certains de ses partenaires qui estiment que l’utilisation d’une arme à feu constitue en soi une activité « louche » qui nécessite des contrôles rigoureux ».

« Le gouvernement libéral devrait se fonder sur des données factuelles au lieu de prendre en compte l’opinion personnelle de quelques fonctionnaires qui donnent foi à des chiffres et à une propagande très contestables. Les libéraux auraient pu épargner aux contribuables un milliard de dollars au moins, en consultant les actuaires des sociétés d’assurances avant de s’avancer sur une voie aberrante. Il faut arrêter l’hémorragie et cesser de gaspiller l’argent des contribuables dans le dossier de l’enregistrement des armes à feu avant qu’un autre milliard de dollars ne s’envole », a‑t‑il conclu.