14 février 2003                                                                                                        Pour publication immédiate

LE SYSTÈME D’ENREGISTREMENT DES ARMES À FEU A BEAU COÛTER

UN MILLIARD DE DOLLARS, IL CONNAÎT ENCORE DES RATÉS

«On a perdu la trace de 157 339 armes déclarées aux Douanes par des touristes étrangers.»

Ottawa – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition officielle pour les armes à feu et les droits de propriété, a dénoncé aujourd’hui un autre échec du système d’enregistrement des armes à feu à atteindre les objectifs que lui avaient fixés les Libéraux. «Nous les avons informés de cette déficience du système il y a un an, mais ils ont continué comme si de rien n’était», a révélé Breitkreuz. «Tout ce qu’ils font, en somme, c’est d’étouffer un secteur important de l’industrie du tourisme et de la pourvoirie au Canada.»

Breitkreuz a rendu publics des documents obtenus de l’Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) indiquant que des chasseurs et des tireurs sportifs étrangers ont déclaré 89 842 armes à feu en 2001 et 67 497 en 2002 au moment d’entrer au Canada. L’ADRC ne sait pas du tout si ces 157 339 armes à feu sont sorties du pays ni où elles se trouvent actuellement. L’an dernier, la GRC a admis que les fusils déclarés par les visiteurs étrangers n’étaient pas inscrits dans le Registre canadien des armes à feu.

Breitkreuz a aussitôt fait remarquer que les mauvaises procédures mises en place par le gouvernement au cours des deux dernières années ont réduit à néant la promesse que le gouvernement a faite au Parlement en 1995 lorsque le ministre de la Justice Allan Rock a déclaré : «L’enregistrement nous permettra de mettre fin au genre de pertes qui se produisent actuellement et de réduire le nombre de cas de gens qui vendent illégalement des armes importées légalement.»

«Le gouvernement et ses laquais continent de défendre l’enregistrement des armes à feu en disant : "Toutes les armes commencent par être légales." Le fait est que, depuis deux ans, il suffit à un passeur d’armes de remplir un formulaire de déclaration à la frontière et de payer cinquante dollars pour introduire ses armes à feu au Canada», a fait observer Breitkreuz. «Le gouvernement n’a pas enregistré ces 157 339 fusils, n’en a pas suivi la trace et ne sait pas où elles se trouvent aujourd’hui, ce qui confirme ce que tout le monde sait déjà : Les chasseurs et les tireurs sportifs respectueux des lois sont des touristes, pas des criminels, et ni eux ni leurs armes sportives ne sont une menace pour la sécurité publique.»

Même si l’article 42 de la Loi sur les armes à feu vient tout juste d’entrer en vigueur le 1er janvier 2003, les documents indiquent également que l’ADRC a perçu pour le compte du ministère de la Justice plus de 6,8 millions de dollars en droits applicables aux armes à feu de ces chasseurs pour la plupart américains au cours des deux dernières années. «Le gouvernement semble avoir imposé depuis deux ans ces règlements fastidieux aux honnêtes chasseurs et tireurs sportifs étrangers simplement pour faire de l’argent», a déclaré Breitkreuz. «La sécurité publique ne s’en trouve certainement pas améliorée. Le ministère de la Justice n’a pas la moindre preuve que ces chasseurs américains ont jamais été une menace pour la sécurité ou que leurs fusils et leurs carabines aient abouti entre des mains criminelles.»

«Tant que les Libéraux ne produiront pas de preuve du contraire, le gouvernement devrait faciliter l’entrée de ces touristes au Canada au lieu de leur compliquer la vie à cause de leur paranoïa obsessive au sujet des armes à feu. Ils sont en train d’étrangler un secteur important de notre économie touristique. Ils nuisent tout particulièrement aux occasions d’affaires et d’emploi des autochtones sur le marché lucratif des services de guides et de pourvoyeurs», a déclaré Breitkreuz.

«Les Libéraux n’ont pas inscrit les fusils déclarés par les visiteurs étrangers dans le registre des armes à feu, mais ils ont dépensé des centaines de millions de dollars à y inscrire les fusils déclarés par les Canadiens. Je crois que les propriétaires de fusils canadiens sont aussi dignes de confiance que les propriétaires de fusils américains», s’est exclamé Breitkreuz.