COMMUNIQUÉ

Le 3 mars 2005                                                            Pour publication immédiate

  L’ACCENT QUE LES LIBÉRAUX METTENT SUR LES ARMES À FEU EST MALAVISÉ

« Les crimes violents commis avec des armes à feu causent moins de blessures (et des blessures moins graves) que ne le font les crimes violents commis avec d’autres types d’armes. »

Yorkton – Garry Breitkreuz, député de la Saskatchewan et porte-parole conservateur en matière d’armes à feu, a publié aujourd’hui une analyse surprenante de tableaux de Statistique Canada montrant que l’obsession du gouvernement libéral pour les crimes commis avec des armes à feu plutôt qu’avec toute arme ne peut se justifier au moyen des données disponibles. « Les libéraux ont gaspillé dix ans et deux milliards de dollars pour un programme des armes à feu qui n’a pas tenu compte des données statistiques qu’ils avaient sous le nez. Seul un parti pris contre les armes à feu peut justifier une méprise aussi grave de bureaucrates d’un si grand nombre de ministères et les politiciens qui les dirigent », s’est exclamé M. Breitkreuz.

M. Breitkreuz faisait référence à une analyse de quatre tableaux de Statistique Canada que lui a envoyée cette semaine le professeur Gary Mauser de l’Université Simon Fraser, en Colombie‑Britannique. M. Mauser a déclaré : « Bref, les crimes violents commis avec des armes à feu causent moins de blessures (et des blessures moins graves) que ne le font les crimes violents commis avec d’autres types d’armes. Cette tendance est la même pour les vols à main armée et pour les agressions armées. 

  • Le tableau 1 montre que 48 % des agressions commises avec une arme à feu engendrent des blessures, comparativement à 53 % des agressions commises avec une arme blanche et à 76 % des agressions commises avec un bâton ou un autre objet contondant. 
  • Le tableau 2 montre que 12 % des vols à main armée entraînent des blessures, comparativement à 17 % des vols commis avec une arme blanche et à 47 % des vols commis avec des bâtons. 

M. Breitkreuz convient avec M. Mauser que ces résultats ont des incidences importantes sur la politique gouvernementale :

  • Tout d’abord, ils appuient l’argument selon lequel le registre des armes à feu est peu judicieux. La violence perpétrée avec une arme à feu n’est pas pire sur le plan qualitatif que la violence criminelle commise avec d’autres types d’armes. Même si nous convenons que la législation sur les armes à feu a peut-être entraîné une réduction de la violence criminelle perpétrée avec des armes à feu, elle n’a pas permis de réduire les crimes violents ni les blessures causées aux victimes. Le principal problème, c’est la violence criminelle et non la violence commise avec des armes à feu.
  • Ensuite, il ne semble pas justifié de demander des peines plus sévères pour les crimes violents commis avec des armes à feu. D’autres types d’armes sont plus susceptibles de causer des blessures, et des blessures plus graves pour les victimes, que ne le font les armes à feu. Il serait plus raisonnable que le Parlement impose des peines plus sévères aux agresseurs qui utilisent une arme quelle qu’elle soit, et non pas seulement les armes à feu, pour commettre un crime violent.

Dans son rapport de décembre 2002, la vérificatrice générale a mentionné que les partenaires du Programme estimaient que l’utilisation d’une arme à feu constitue en soi une activité « louche » qui nécessite des contrôles rigoureux. « Cette analyse et la dilapidation de cent millions de dollars par année au titre du Centre des armes à feu Canada prouvent que le gouvernement ferme les yeux sur la vérité au sujet des crimes commis avec une arme et ce faisant, il ne donne pas suite aux recommandations de la vérificatrice générale », a conclu M. Breitkreuz.

Lettre et tableaux du professeur Gary Mauser:

http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article552.htm