COMMUNIQUÉ

4 février 2005                                Pour publication immédiate

L’ARRIÉRÉ D’ANALYSES D’EMPREINTES GÉNÉTIQUES LAISSE COURIR 43 CRIMINELS

«Pourquoi le commissaire de la GRC pense-t-il que 1 217 demandes d’analyse génétique ni ouvertes ni traitées ne constituent pas un arriéré?»

Ottawa – Cette semaine, la ministre de la Sécurité publique Anne McLellan a fourni au député de la Saskatchewan Garry Breitkreuz , porte-parole conservateur pour les armes à feu, des données qui contredisent ce que le commissaire de la GRC Giuliano Zaccardelli a déclaré au Comité permanent de la justice le 24 novembre 2004.  «Je n’en revenais pas quand j’ai lu la réponse du gouvernement à ma question», déclare Breitkreuz.  «Le commissaire a déclaré au Comité qu’il n’y avait pas d’arriéré d’analyses génétiques. Or voici que sa propre ministre le contredit en déposant aux Communes des documents qui montrent que la GRC a en main plus de 1 200 demandes d’analyse génétique qu’elle n’a ni ouvertes ni traitées six jours après que le commissaire a déclaré au Comité qu’il n’y avait pas d’arriéré. Qu’est-ce qu’un "arriéré" sinon des demandes qui ne sont "ni ouvertes" "ni traitées"?», demande Breitkreuz.  «Les policiers attendent toujours dans tous ces cas de voir s’il y a rapprochement génétique!»

La ministre de la Sécurité publique Anne McLellan a révélé l’ampleur réelle de l’arriéré d’analyses génétiques dans la réponse qu’elle a donnée à la question écrite Q-53 de Breitkreuz.  «En tout cas, elle ne voulait pas que les médias apprennent la vérité», déclare Breitkreuz.  «Au lieu de faire imprimer la réponse dans le journal des débats comme c’est l’usage dans le cas d’une réponse aussi brève, elle l’a déposée. On ne peut donc l’obtenir que sur papier de la Direction des journaux. Il n’y en avait pas de relevé électronique jusqu’à aujourd’hui sur mon site web.» (voir le lien ci-dessous)  Les chiffres communiqués par la ministre McLellan révèlent aussi que l’arriéré d’analyses génétiques a augmenté de 61 pour cent par rapport à l’an passé – soit de 752 à la fin de 2003 à 1 217 à la fin de novembre 2004.

«S’ils sont si embarrassés, c’est que, comme ils parviennent dans seulement 5 % des cas à rapprocher les échantillons de DNA prélevés sur les lieux d’un crime avec ceux des délinquants, 43 récidivistes violents cours les rues», calcule Breitkreuz.  C’est l’Association canadienne de la police canadienne qui a révélé lundi dernier au Comité permanent de la justice le taux de réussite de la banque de données génétiques.  Son directeur exécutif David Griffin a déclaré : «La banque de données prédit que 5 % des profils qu’elle reçoit des lieux d’un crime permettront un rapprochement avec le profil d’un ancien délinquant.»

«Qui dit vrai – la ministre ou le commissaire?  Pourquoi le commissaire de la GRC fait-il de la politique en essayant de convaincre les parlementaires qu’il n’y a pas d’arriéré d’analyses génétiques alors que tant de demandes de service sont en souffrance?  Mais chose plus grave encore, pourquoi les Libéraux engloutissent-ils plus d’un million de dollars par an dans le registre inutile des armes à feu alors que deux à trois millions suffiraient à résorber cet arriéré d’analyses génétiques?  Ce petit investissement dans un vrai moyen de lutte contre la criminalité permettrait de renvoyer des criminels violents en prison et de les empêcher de commettre encore plus de crimes qu’ils n’en commettront probablement s’ils restent en liberté», conclut Breitkreuz.

RÉPONSE DE McLELLAN À LA QUESTION DE BREITKREUZ ’S Q-53

http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article529.htm

 

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