COMMUNIQUÉ
19
avril 2004
Pour publication immédiate
LES
PROVINCES ET LE PARLEMENT ONT ÉTÉ INDUITS EN ERREUR
AU
SUJET DES COUPURES AU LABORATOIRE JUDICIAIRE DE LA GRC
«Les
rapports de la GRC ne parlent NI de "fortes pressions" NI de"système
plus efficace".»
Ottawa
- Garry Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition officielle pour les armes à
feu et les droits de propriété, a mis au jour une autre invention dans les
raisons que la GRC donne pour avoir cessé d’assurer des services de
balistique judiciaire aux provinces par rapport aux contraventions aux lois sur
la faune. «En décembre dernier, nous avons découvert des documents
indiquant que la GRC avait oublié de mentionner dans sa lettre aux provinces
une coupure budgétaire de près d’un demi-million de dollars au Service des
laboratoires judiciaires (SLJ). Or voici que les propres statistiques de la GRC
montrent que son service de balistique judiciaire n’était pas le moindrement
soumis à de fortes pressions. En fait, les données indiquent tout le contraire»,
rapporte Breitkreuz.
Le
28 août 2003, l’agent de la GRC en charge des six laboratoires judiciaires de
la GRC d’un bout à l’autre du pays, le commissaire adjoint Joe Buckle, a écrit
aux provinces : «Malheureusement, à cause des fortes pressions qui
s’exercent sur nos services de balistique judiciaire, le SLJ ne peut continuer
à fournir des analyses que dans les affaires criminelles. Il ne pourra plus par
exemple assurer l’analyse des armes à feu par rapport aux contraventions aux
lois et aux règlements sur la faune.» Il ressort d’autres documents de
la GRC obtenus par Breitkreuz que ces compressions ont également touché les
poursuites engagées par Pêches et Océans Canada et Parcs Canada ainsi que la
mise en application de la loi fédérale sur les oiseaux migrateurs. «Voilà
qui en dit long sur la détermination du gouvernement fédéral à protéger la
faune du Canada», déclare le député de Saskatchewan.
M.
Dave Hepworth, expert médico-légal et ancien sergent-chef au laboratoire de
Regina, a analysé les documents de la GRC que Breitkreuz a obtenus aux termes
de la Loi sur l’accès à l’information. Après avoir établi des
comparaisons avec d’autres rapports internes du SLJ, il a constaté que le
nombre des cas reçus annuellement par les services de balistique judiciaire
dans l’ensemble du Canada a diminué de 30 % (passant de 2 238 en 1996-1997 à
1 572 en 2002) et que le nombre des cas terminés avait chuté de 68 % pendant
la même période de cinq ans.
1996-1997
- 2 238 cas reçus et pour la plupart terminés;
1997-1998
- 2 168 cas reçus et pour la plupart terminés;
1999-2000
- statistiques non fournies par la GRC;
2001
-
1 565 cas reçus, 1 100 terminés, 465 en arriéré;- 55 % ont été terminés
dans les délais en
2002
-
1 572 cas reçus, 717 terminés, 855 en arriéré;- 27 % ont été terminés
dans les délais en
Les
documents de la GRC contredisent aussi le solliciteur général Wayne Easter
quand il a déclaré à la Chambre des communes le 7 octobre 2003 que la GRC «travaillait
à rendre le système plus efficace». Breitkreuz observe : «Ce n’est que
dans l’esprit d’un ministre libéral que des arriérés peuvent passer pour
une preuve d’efficacité. C’est là un autre signe que le commissaire de
la GRC est en train de devenir le chien couchant des Libéraux. Il devient de
plus en plus difficile de croire la moindre chose que nous dit le gouvernement
libéral. Et
Breitkreuz d’exiger des réponses aux questions suivantes : Pourquoi nous
ont-il induits en erreur à ce sujet et pourquoi ont-ils coupé le budget du
Service des laboratoires judiciaires?»
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