COMMUNIQUÉ

Le 31 mars 2004                                                                                      DIFFUSION IMMÉDIATE

 

FIASCO DU REGISTRE DES ARMES À FEU PRÉDIT DANS UN RAPPORT DE 1996 – AVERTISSEMENTS IGNORÉS PAR LES LIBÉRAUX

« Tous les malheurs annoncés se sont produits. Tous les plans mis en œuvre en vue d’atténuer les risques ont échoué. »

Ottawa – M. Garry Breitkreuz, leader parlementaire adjoint et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Justice pour le contrôle des armes à feu, a rendu public un autre document de 434 pages dans lequel on avait prédit que le programme d’enregistrement des armes à feu était voué à l’échec. « Combien d’avertissements faut-il donner aux libéraux pour qu’ils finissent par comprendre?, a demandé M. Breitkreuz. Les bureaucrates du ministère de la Justice eux-mêmes ont prévenu le ministre en mars 1994 que le registre ne fonctionnerait pas. Voilà que nous apprenons qu’un autre rapport a prédit en février 1996 que le registre se dirigeait vers un échec – deux ans et demi avant l’entrée en vigueur du projet de loi C-68 et huit ans avant le gaspillage de plus de un milliard de dollars. Chaque contribuable et chaque parlementaire devraient demander pourquoi cette information a été tenue secrète jusqu’à maintenant. Les libéraux savaient qu’il y aurait un gaspillage scandaleux d’argent, mais cela ne les a pas empêchés de le gaspiller. »

Le rapport gouvernemental invoqué par M. Breitkreuz et obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information est daté du 1er février 1991 (première ébauche). Il traite de la mise en œuvre du projet de loi C-68, du profil du registre et de l’évaluation du risque. « Selon le rapport, les coûts allaient fort probablement excéder les crédits approuvés par le Cabinet; les échéanciers étaient irréalistes; les recettes projetées ne se réaliseraient sans doute jamais; les gouvernements provinciaux ne seraient pas d’accord; les Autochtones refuseraient de s’y soumettre; et le secteur privé n’avait pas la capacité technologique nécessaire. Les auteurs ont même mis en doute la capacité du ministère de la Justice de gérer un projet de cette envergure », a ajouté M. Breitkreuz.

« Comme c’est la norme pour les réponses du gouvernement à mes demandes sur le registre des armes à feu présentées en vertu de la LAI, la plupart des pages étaient couvertes de liquide correcteur.  Par exemple, 158 pages des pages exclues concernaient les risques liés au système informatique inefficace d’EDS Canada, qui a coûté 227 millions de dollars.  Même le type de risque avait été occulté.  Estce là le gouvernement ouvert et transparent promis par Paul Martin?, a demandé M. Breitkreuz.  Il y a lieu de s’interroger sur l’éventuel scandale qui se cache làdessous. »

« Tous les malheurs annoncés en 1996 se sont produits. Tous les plans mis en œuvre en vue d’atténuer les risques ont échoué. Les libéraux ont ignoré les risques à chaque fois, et les contribuables ont fini par devoir payer la facture de plus de un milliard de dollars sans pour autant se sentir plus en sécurité, a déclaré M. Breitkreuz. Voici où le bât blesse. Pendant toutes ces années, le ministre des Finances, Paul Martin, signait des chèques pour payer le fiasco du registre des armes à feu. Combien de fois avons-nous mis les libéraux en garde à la Chambre des communes, mais cela ne les a pas empêchés de continuer leur gaspillage. Y a-t-il une meilleure façon de définir l’irresponsabilité financière? »

PRINCIPAUX RISQUES RELEVÉS DANS LE RAPPORT DE 1996

http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article321fr.htm

 

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