COMMUNIQUÉ

Le 23 mars 2004                                                                          Pour diffusion immédiate

ENCORE DES CACHOTERIES SUR LE REGISTRE DE DEUX MILLIARDS

« L’absence de réponse d’Anne McLellan prouve qu’elle essaie de couvrir ses erreurs passées. »

Ottawa – Garry Breitkreuz, leader parlementaire adjoint et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice pour le contrôle des armes à feu, a attaqué l’habituel recours au camouflage par les libéraux pour répondre aux questions qu’il a posées hier à la Chambre des communes. « Depuis 10 ans, je pose des questions claires et, depuis 10 ans, les libéraux les esquivent, a déclaré M. Breitkreuz. Ils donnent des réponses mais ne répondent jamais vraiment aux questions. » M. Breitkreuz se plaignait des réponses fournies par la ministre de la Sécurité publique, Anne McLellan, à ses questions Q‑7, Q‑14, Q‑15 et Q‑16 du Feuilleton, déposées à la Chambre des communes.

« Le premier ministre Martin appuie le camouflage pratiqué par Jean Chrétien concernant l’analyse de rendement du registre des armes à feu en déclarant qu’il s’agit d’un secret ministériel. La vice-première ministre McLellan sait que, si elle donne de vraies réponses à mes questions, elle montrera sa complicité dans l’opération de camouflage, a expliqué M. Breitkreuz. Prenant modèle sur le ministre, les bureaucrates bétonnent, tergiversent ou refusent de fournir les documents réclamés à l’aide de plus de 450 demandes en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Pendant ce temps, les pauvres contribuables continuent de débourser des milliards pour cette pitoyable performance. »

« J’ai posé 18 questions précises et 16 demeurent sans réponses. Comment peuvent‑ils dépenser des milliards pour le programme des armes à feu et n’avoir aucune statistique prouvant qu’il fonctionne? Une succession de ministres de la Justice, dont Anne McLellan, ont fait au Parlement des déclarations très spécifiques sur le coût supposé du registre et sur les résultats qui devaient en découler. N’ont‑ils pas pensé qu’ils devraient un jour fournir des preuves que leur cafouillage fonctionnait? »

Mme McLellan fait de beaux discours malheureusement sans substance. Elle peut bien affirmer que le programme des armes à feu atteint « ses objectifs en matière de sécurité publique de façon la plus rentable qui soit » mais, si elle ne peut appuyer ses dires d’informations précises, pourquoi la croirions‑nous? Les réponses des libéraux à mes questions prouvent que toutes leurs promesses au sujet du programme sont vides de sens. Et elles prouvent aussi que nous ne pouvons ajouter foi à ce qu’ils diront à l’avenir. L’incompétence des libéraux dans le dossier des armes à feu montre aux Canadiens que ces gens ne sont pas aptes à gouverner », a conclu M. Breitkreuz.

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 CE QUE LES LIBÉRAUX REFUSENT DE NOUS DIRE SUR

LES COÛTS ET L’EFFICACITÉ DU REGISTRE!

Par Garry Breitkreuz, député – 23 mars 2004

Q‑7a) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien de temps il faudra et combien il en coûtera pour mettre en œuvre complètement le programme des armes à feu.

Q‑7b) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien il en coûtera pour faire fonctionner le programme chaque année, une fois qu’il aura été mis en place intégralement.

Q‑7c) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public à combien s’élèveront les coûts directs et indirects pour tous les ministères et organismes gouvernementaux.

Q‑7d) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien coûteront les transferts aux provinces et aux municipalités

Q‑7e) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien coûteront les contrats qui seront accordés à des entreprises privées.

Q‑7f) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien coûteront les subventions et les contributions.

Q‑7g) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public à combien s’élèvent jusqu’ici les « coûts additionnels importants » dont a parlé la vérificatrice générale, c’est‑à‑dire les coûts d’application des règlements et de leur observation, et à combien ils se chiffreront dans l’avenir.

Q‑7h) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public quels ont été jusqu’ici les coûts pour l’économie et ce qu’ils seront pour l’avenir.

Q‑14c) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien de crimes ont été résolus grâce à la découverte d’armes à feu.

Q‑14d) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public quel est le nombre total d’ordonnances de tribunaux mises en application grâce aux informations contenues dans le registre des armes à feu.

Q‑14e) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien d’armes enregistrées et non enregistrées ont été saisies à la suite de l’application de ces ordonnances de tribunaux.

Q‑15a) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public quel est le nombre total d’homicides familiaux.

Q‑15b) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public quel est le nombre total d’homicides familiaux commis à l’aide d’armes à feu, selon le type d’armes, et si ces armes étaient enregistrées ou non.

Q‑15c) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public combien de présumés meurtriers avaient un permis de possession d’armes à feu.

Q‑15d) Les libéraux n’ont pas dit au Parlement ni au public, dans chaque cas où l’homicide a été commis avec une arme à feu enregistrée, pourquoi le registre des armes à feu n’a pu prévenir ce meurtre.

Q‑16 Les libéraux n’ont pas pu justifier devant le Parlement ni le public les dépenses passées, actuelles et projetées concernant le registre des armes d’épaule, compte tenu que les rapports annuels sur les homicides, publié par Statistique Canada pour 2000 (tableau 6, page 9) et 2002 (tableau 8, page 16), indiquent que le nombre d’homicides commis au moyen d’armes de poing a connu une hausse constante, passant de 26,9 % en 1974 à 63,6 % en 2002, alors que, à l’inverse, le nombre d’homicides commis avec des carabines ou des fusils de chasse, qui ne fait l’objet de statistiques que depuis le 1er décembre 1998, a constamment diminué, passant de 65,8 % à 24,8 % au cours de la même période de 28 ans.

Questions de M. Breitkreuz et réponses de Mme McLellan : hansard, page 15191520

http://www.garrybreitkreuz.com/questions/mar-22-2004-writtenfr.htm