COMMUNIQUÉ
Le
17 février 2004
Pour diffusion immédiate
LA
PRIVATISATION DU REGISTRE DES ARMES PASSE DE 290 À 371 MILLIONS
« Jamais
en neuf ans de surveillance n’ai‑je vu de révision à la baisse. »
Ottawa
–
Le leader parlementaire adjoint et porte‑parle de l’opposition
officielle en matière de justice pour la question du contrôle des armes à feu,
Garry Breitkreuz, a communiqué aujourd’hui un autre document sur
l’enregistrement des armes marqué “SECRET” par le gouvernement.
Le rapport secret montre que le coût de la privatisation du registre a
gonflé de 290 millions de dollars à 371 millions en un an à peine.
« Le plus choquant, c’est que ces coûts n’ont jamais été
signalés au Parlement, explique M. Breitkreuz.
Deuxième révélation scandaleuse : EDS Canada figure encore sur la
liste de paie. C’est à cette
même entreprise que les libéraux ont remis 227 millions pour le premier
système informatique du registre, lequel a dû être complètement remplacé. »
En
novembre, M. Breitkreuz a diffusé un autre document “SECRET” daté du
9 janvier 2003, dans lequel on pouvait lire :
« Un contrat de 300 millions a été accordé à Team
Centra (un partenariat entre deux entreprises, CGI Group et BDP Business Data
Services) pour concevoir un nouveau système de délivrance de permis et
d'enregistrement (34 millions) et le mettre en oeuvre sur les 15 prochaines
années (266 millions) ».
Le
plus récent document secret de deux pages, daté du 10 juillet 2003,
contient à l’annexe B d’une présentation au Conseil du Trésor le
passage suivant : Depuis
les estimations initiales, le CAFC, collaborant avec Team Centra, a acquis une
expérience additionnelle concernant les exigences liées aux solutions opérationnelles
détaillées, les futures données numériques du programme et d’autres
aspects des activités. Cette expérience
accrue a mené à une révision à la hausse des coûts estimatifs initiaux du
travail d’ASD. L’actuel devis
estimatif de 15 ans, sans indexation des prix, s’établit à
371,56 millions de dollars par suite de négociations réalisées en
juillet 2003.
(C’est moi qui souligne.) Un
autre document daté du 25 juin 2003 mentionne l’approbation d’une présentation
au Conseil du Trésor en faveur d’EDS.
« Pourquoi
ces examens de contrats aboutissent‑ils toujours à une ‘révision à la
hausse’? Jamais en neuf ans
de surveillance n’ai‑je vu de ‘révision à la baisse’, fait valoir
M. Breitkreuz. Le premier
ministre a passé toute la fin de semaine à réclamer la confiance des
Canadiens. Mais comment pouvons‑nous
croire qu’il révélera les coûts réels du registre alors que, comme
ministre des Finances, c’est lui qui a signé la plupart des chèques pour
cette honte libérale qui s’élèvera bientôt à deux milliards de dollars? »
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