COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
Le
6 février 2004
Pour diffusion immédiate
LES RÉFORMES
DE PAUL MARTIN NE METTRONT PAS
« Le ‘déficit
démocratique’ de Martin est en fait un trou noir en matière de démocratie ».
Ottawa
–
Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, leader adjoint de l’opposition officielle à
la Chambre, s’en est pris aux réformes démocratiques proposées par Paul
Martin. « Les propositions du premier ministre ne font à
peu près rien pour éliminer le trou noir en matière de démocratie créé par
le règne de terreur de dix ans du gouvernement des Libéraux. M. Martin, qui promet de remédier au sentiment d’aliénation
de l’Ouest, dit du même souffle que les députés libéraux ne pourront même
pas voter librement sur le registre des armes à feu, qui a englouti un milliard
de dollars. Mercredi soir, à la télévision
nationale, M. Martin a dit que le dernier examen du registre avait pour objectif
d’en éliminer les ‘irritants’. Permettez-moi
de vous citer une évidence – la Loi sur les armes à feu n’a
rien d’irritant pour les criminels.
S’il ne permet pas de vote libre sur un programme qui ne recueille
que 40 % d’appuis dans l’ensemble du Canada, pourquoi les Canadiens
devraient-ils croire le contenu de ce qu’il est convenu d’appeler son
« Plan d’action pour la réforme démocratique », a demandé
M. Breitkreuz.
Les
propositions de M. Martin vont beaucoup moins loin que les nombreuses réformes
proposées par l’opposition officielle au fil des ans. Son « Plan
d’action pour la réforme démocratique » ne prévoit pas
·
l’élection des sénateurs;
· des dates fixes pour les élections;
· des votes libres sur tous les projet de loi
d’initiative parlementaire;
· la possibilité de voter sur les motions de
crédits;
· la nomination d’un commissaire à l’éthique
pleinement indépendant qui relèverait directement du Parlement et qui aurait
le pouvoir d’enquêter sur le premier ministre et son Cabinet;
· l’approbation par un comité de toutes les
nominations par décret du gouvernement – y compris celle des juges à la Cour
suprême;
· le pouvoir du Président de la Chambre
d’empêcher un recours abusif à la « clôture » des débats;
· la possibilité pour le Parlement de rejeter
les « règlements » du gouvernement;
· la tenue d’une période de questions et réponses
à la fin des discours prononcés par les ministres à la Chambre;
· l’examen des pétitions des citoyens par un
comité;
· la tenue de référendums découlant de
l’initiative des citoyens;
« Lorsqu’il
était ministre des Finances, M. Martin a recouru à la clôture et à
l’attribution de temps 13 fois pour forcer le Parlement à adopter ses
projets de loi. Il s’est déjà engagé à faire adopter le projet de loi
sur les nouvelles limites des circonscriptions électorales de manière à
pouvoir déclencher des élections dès avril.
Il a déjà reporté l’étude de quatre dossiers très importants de
manière à pouvoir tenir des élections avant d’en discuter, à savoir : le
mariage homosexuel, l’affaire Maher Arar, les 161 millions de dollars versés
à sa société de transport et le fiasco d’un milliard de dollars du registre
des armes à feu. Son Plan
d’action vise surtout à le faire élire avant que les Canadiens ne réalisent
que sous la direction de Paul Martin, le gouvernement sera tout aussi
dictatorial et sujet à l’erreur et d’une éthique aussi douteuse que celui
de Jean Chrétien »,
a conclu M. Breitkreuz.
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