COMMUNIQUÉ

Le 2 décembre 2003                                                                         Publication immédiate

SELON DES DOCUMENTS DE LA GRC, LES LABORATOIRES JURIDIQUES ONT SUBI DES COMPRESSIONS BUDGÉTAIRES

« Pourquoi la GRC aiderait-elle les Libéraux à masquer la véritable raison de la diminution de service de ses laboratoires?, demande Garry Breitkreuz. »

 

Ottawa – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition en matière d’armes à feu et de droits de propriété, a fait la lumière aujourd’hui sur une autre mystification des Libéraux, commise cette fois-ci avec la complicité de la GRC. De nouveaux documents révèlent en effet que des compressions budgétaires étaient la véritable cause de la diminution de service des laboratoires judiciaires de la GRC – et non pas une surcharge de travail, comme la GRC l’avait affirmé dans une lettre adressée aux provinces.

 

Le 28 août 2003, le commissaire adjoint Joe Buckle, responsable des six laboratoires judiciaires de la GRC au Canada, a écrit : « Malheureusement, en raison des lourdes pressions que subissent nos services d’armes à feu, les laboratoires judiciaires pourront dorénavant analyser uniquement les pièces à conviction liées aux activités criminelles. Par exemple, nous ne pourrons plus accepter d’analyser les armes à feu liées à des infractions à la Loi sur les espèces sauvages et à ses règlements ». La lettre du commissaire adjoint ne mentionne absolument rien sur les compressions budgétaires.

 

Or, une note d’information de la GRC, datée du 18 septembre et sur laquelle M. Breitkreuz a mis la main grâce à une demande en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, contredit l’excuse donnée par le commissaire adjoint à peine 20 jours plus tôt : « Au début du présent exercice financier, le gouvernement a annoncé des compressions budgétaires de l’ordre d’un milliard de dollars, ce qui ampute de 15 millions de dollars le budget de la GRC. La contribution des laboratoires judiciaires à cette compression équivaut à 446 000 dollars. De plus, les laboratoires n’ont pas réussi à obtenir une augmentation de leurs services votés depuis deux ans ».

 

« Pour économiser 446 000 dollars (0,3 % du budget de 128 millions du registre des armes à feu pour cette année), les Libéraux ont décidé de laisser des centaines de contrevenants à la Loi sur les espèces sauvages s’en tirer à bon compte, a protesté M. Breitkreuz. » D’autres documents fournis par la GRC révèlent que depuis 2001, les services de balistique ont traité pas moins de 222 cas d’infraction liés aux espèces sauvages. « Ces compressions budgétaires ne touchent pas seulement les provinces, a ajouté le député Breitkreuz. La GRC a admis qu’elles nuisaient aussi aux poursuites engagées par Pêches et Océans et Parcs Canada ainsi qu’à l’application de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. Toutefois, la GRC a omis de présenter des statistiques pouvant justifier ses allégations selon lesquelles les laboratoires judiciaires de la GRC avaient subi de « lourdes pressions ». Et maintenant, ses propres compressions budgétaires compromettent l’engagement des Libéraux à protéger la faune et l’environnement, a déclaré M. Breitkreuz. »

 

« Le 23 octobre dernier, j’ai donné au Comité de la justice l’occasion de rediriger un « nouveau crédit » de 10 millions de dollars devant aller au registre des armes à feu aux laboratoires judiciaires de la GRC, mais les Libéraux siégeant au Comité ont tous voté contre ma motion. Je me demande comment ils peuvent, en toute bonne conscience, négliger un instrument de lutte contre le crime aussi efficace que les laboratoires judiciaires et leur préférer un instrument totalement inutile comme le registre des armes à feu, a conclu le député. »