COMMUNIQUÉ
Le
26 novembre 2003
Publication immédiate
DES DOCUMENTS DU
GOUVERNEMENT LE PROUVENT : LA PRIVATISATION DU REGISTRE DES ARMES À FEU COÛTERA
300 MILLIONS $
« Notamment
parce qu’ils ont payé deux fois pour le système informatique du registre! »
Ottawa
– Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière
d’armes à feu et de droits de propriété, a asséné aujourd’hui un autre
coup au controversé registre des armes à feu. Le député de la Saskatchewan a
en effet publié des documents émanant du gouvernement portant le sceau
« secret » et confirmant ce qu’il avait divulgué en janvier
dernier, à savoir que la privatisation du registre coûterait 300 millions
$. « C’est tout à fait honteux, compte tenu que la nouvelle
entreprise est payée pour assurer des services informatiques et fournir des
programmes pour lesquels le ministère de la Justice avait déjà versé 227 millions $
à EDS Canada. Quel colossal et inutile gaspillage d’argent, a lancé le député
Breitkreuz. »
Selon
un document « secret » daté du 9 janvier 2003 et obtenu grâce à
l’une des 400 demandes déposées par M. Breitkreuz en vertu de la Loi sur
l’accès à l’information, « un contrat de 300 millions $
a été accordé à Team Centra (un partenariat entre deux entreprises, CGI
Group et BDP Business Data Services) pour concevoir un nouveau système de délivrance
de permis et d’enregistrement (34 millions $) et le mettre en œuvre sur les
15 prochaines années (266 millions $) ». (p. 54)
Un
autre document « secret » datant du 5 mars 2003 atteste que le plan
de privatisation du registre, ou diversification des modes de prestation (DMP),
bat de l’aile : « La DMP a ses mérites; toutefois, nous avons
pour l’instant quelques réserves au sujet du contrat ». (p. 127)
La
page 161, qui traite du plan de privatisation du registre des armes à feu, a été
complètement couverte de liquide correcteur.
« Pourquoi
n’a-t-on pas communiqué ces renseignements au Parlement?, a demandé le député
Breitkreuz. Le gouvernement a promis d’être plus ouvert et plus transparent
mais a manqué à sa parole à plus d’une occasion. Wayne Easter, procureur général, a comparu devant
le Comité de la justice au printemps pour défendre le Budget principal et à
nouveau cet automne pour défendre le Budget supplémentaire. Puis, le 31 octobre,
le gouvernement a remis son Rapport sur le rendement au Parlement. Jamais
il n’a été question de cette dépense supplémentaire de 300 millions $
et jamais le gouvernement n’a expliqué pourquoi il avait gaspillé 227 millions $
pour le contrat conclu avec EDS Canada. M. Martin aura bien des comptes à
rendre une fois qu’il sera enfin au pouvoir, le 12 décembre. Après
tout, c’est lui qui a signé la plupart des chèques pour le bricolage
bureaucratique que constitue le registre des armes à feu, a conclu M. Breitkreuz. »
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