Communiqué

Le 12 mars 2004                                                                        Diffusion immédiate

Nouvelle infraction criminelle proposée pour le meurtre d’un enfant à naître

« Les statistique sur la violence conjugale contre les femmes enceintes montrent qu’il faut agir. »

Yorkton – Garry Breitkreuz, député de Yorkton—Melville, a fait un autre pas dans la lutte qu’il livre depuis 10 ans pour protéger les droits des foetus. Hier, il a déposé la motion M‑560 demandant au gouvernement de créer une nouvelle infraction criminelle pour le meurtre d’un enfant à naître. « Le Parlement doit envoyer un message clair à quiconque songe à utiliser une force mortelle contre une femme enceinte », a expliqué M. Breitkreuz.

Motion M-560 : Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait ajouter une nouvelle infraction au Code criminel de manière que toute personne qui assassine une femme en sachant qu’elle est enceinte soit aussi inculpée du meurtre de l’enfant à naître.

« J’ai commencé à m’intéresser à cette question après avoir lu un article de Mike McIntyre intitulé Homicide doesn’t apply to the unborn dans le journal Winnipeg Free Press », a déclaré M. Breitkreuz. L’article, publié le 1er mars 2004, disait que : « En vérité, la "fin" violente d’une grossesse n’est même pas une statistique sur la criminalité. C’est la loi au Canada, où un foetus – même à terme – n’a aucun statut juridique. "C’est tout simplement une tragédie. Ces bébés devaient naître vivants," a déclaré le Dr Charlie Ferguson, chef du centre de protection de l’enfant à l’Hôpital pour enfants. Le Dr Ferguson a dit que le débat sur l’avortement ne doit pas être confondu avec ce problème, car la mère avait, selon toutes les probabilités, l’intention de donner naissance avant d’être assassinée. "Le meurtre d’une femme enceinte est le crime le plus odieux que je puisse imaginer. Deux personnes sont assassinées, mais une seule est reconnue par la loi", a-t-il conclu. » [traduction]

Cliquez ici pour obtenir le texte complet de l’article (en anglais) : http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article309.htm

« Les reportages des médias et ce que j’ai découvert après seulement quelques jours de recherche m’ont convaincu de faire quelque chose, a expliqué M. Breitkreuz. Les chercheurs de la Bibliothèque du Parlement ont confirmé ce que le journaliste du Winnipeg Free Press a découvert, soit que Statistique Canada ne conserve pas de statistiques sur le nombre de femmes enceintes assassinées. Cependant, ils ont trouvé deux rapports, l’un du ministère de la Santé du Maryland qui a déterminé que la principale cause de décès chez les femmes enceintes ou récemment enceintes était l’homicide, et le second du Conseil régional de Peel (Ontario) qui signale que 21 p. 100 % des femmes agressées l’ont été pendant leur grossesse (Statistique Canada, 1994) », a fait remarquer M. Breitkreuz.

« Je ne sais pas pourquoi Statistique Canada ne collecte pas ces renseignements importants sur la vie et la mort. Cela dit, selon les données disponibles, il semble que les femmes enceintes courent davantage le risque d’être agressées et assassinées. Cela signifie que leur enfant à naître est aussi en danger. Je n’attendrai pas des années que le gouvernement libéral fasse preuve de courage. Les meurtriers devraient être condamnés à deux sentences d’emprisonnement à vie pour le meurtre d’une femme enceinte et de son enfant », a terminé M. Breitkreuz.

-30-