COMMUNIQUÉ

Le 2 octobre 2003                                                                     À diffuser immédiatement

DES DÉPUTÉS REJETTENT UNE MOTION D’IMPORTANCE CAPITALE POUR LA SANTÉ DES FEMMES QUI ENVISAGENT UN AVORTEMENT

« Le gouvernement ne sait pas si les avortements sont médicalement nécessaires, et le Parlement dit maintenant que cette question ne le préoccupe pas.

Ottawa – Le député de Yorkton-Melville, Garry Breitkreuz, a été très déçu hier soir lorsque sa motion d’initiative parlementaire (M‑83)  a été rejetée par 139 voix contre 166 à la Chambre des communes. Mardi dernier, M. Breitkreuz a présenté des pétitions signées par plus de 10 000 Canadiens mais ces très nombreux appuis à son excellente motion n’ont pas convaincu la majorité des députés. « Je tiens à remercier tous les Canadiens et les Canadiennes qui ont signé les pétitions et les députés qui ont parlé et voté en faveur de la motion », a indiqué M. Breitkreuz. « Je ne comprends pas que des députés votent contre la santé des femmes. »

Voici la motion présentée par M. Breitkreuz : Que le Comité permanent de la santé examine de près les questions suivantes et en fasse rapport au Parlement : a) la nécessité médicale de la pratique de l'avortement pour protéger la santé, éviter la maladie ou diagnostiquer ou traiter une blessure, une maladie ou une incapacité; b) les risques pour la santé auxquels s'exposent les femmes qui se font avorter par rapport à celles qui mènent leur grossesse à terme.

« Je n’avais pas encore, durant mes 10 années à Ottawa, présenté un projet de loi d’initiative parlementaire ou une motion. J’étais persuadé que les députés appuieraient la motion s’ils la lisaient et écoutaient les opinions exprimées dans les deux camps. Je me suis trompé et ce matin, je suis très découragé. Les députés qui se sont élevés contre la motion ont fait valoir que de demander au Comité de la santé d’étudier les risques liés à l’avortement aboutirait à la recriminalisation de cet acte. Je suis surpris qu’un si grand nombre de députés ait cru à une telle déformation de la réalité et qu’ils aient à ce point peur de la vérité. »

« La ministre de la Santé affirme que les avortements sont « médicalement nécessaires » mais ni elle ni son ministère ne sont en mesure de présenter la moindre preuve. Le gouvernement fédéral et dix gouvernements provinciaux et territoriaux reconnaissent d’ailleurs n’avoir jamais effectué d’étude des risques et des avantages de l’avortement. La majorité des études cliniques montrent qu’il existe un risque, mais hier soir le Parlement a voté comme s’il ne s’en souciait nullement. »

« Il sera intéressant d’entendre les 139 députés qui ont voté contre la motion et ceux qui se sont abstenus expliquer les résultats qu’ils obtiendront à la prochaine élection », a laissé entendre M. Breitkreuz. « Les arguments faisant appel au bon sens ont été mis de côté au profit d’un discours irrationnel à la Chambre des communes hier soir. Toute femme et son conjoint doivent connaître quels risques pour la santé comporte un avortement avant de prendre une décision. Hier soir, 139 députés ont fait l’autruche dans le vain espoir que cette question ne sera pas ramenée à l’ordre du jour. Mais ils verront qu’ils se sont trompés! », a promis M. Breitkreuz. « Le gouvernement cache la vérité sur l’ensemble des effets de plus de 100 000 avortements par année. Un de ces jours, les parlementaires regretteront de ne pas s’être informés à fond sur cette tragédie annuelle. »

 

Résultats du vote sur la motion 83 pris le 1er octobre 2003

http://www.garrybreitkreuz.com/publications/Article179.htm

M-83 - Première heure de débat – 12 mai 2003

http://www.garrybreitkreuz.com/speeches/may-12-2003.htm

M-83 – Deuxième heure de débat – 30 septembre 2003

http://www.garrybreitkreuz.com/speeches/sept-30-2003.htm

 

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