Communiqué
31
mars 2003
Pour publication immédiate
La
motion donnera lieuau premier vote pro-vie au PArlement en 12 ans
«Les
médecins jurent de «ne causer aucun tort». Le
gouvernement devrait en faire autant.”
Ottawa
– Neuf
années de travail acharné ont porté leurs fruits pour Garry Breitkreuz, député
de Yorkton-Melville, lorsque sa motion d’initiative parlementaire M-83 a été
sélectionnée la semaine dernière pour être débattue.
«Depuis
qu’ils m’ont envoyé à Ottawa en 1993, je travaille à deux dossiers
d’importance vitale pour la grande majorité de mes commettants – la réforme
démocratique et les droits des enfants à naître.
Les deux ont convergé cette semaine avec la sélection de ma motion
d’initiative parlementaire M-83», déclare Breitkreuz.
Bien
que Breitkreuz ait déposé plusieurs motions pro-vie au cours des neuf dernières
années et que certaines aient été débattues, les règles de la Chambre des
communes ont joué contre la mise aux voix de cette importante question.
Après des années de travail et avec le consentement unanime de tous les
partis, les règles ont été changées la semaine dernière de sorte que les
projets de loi et les motions émanant des députés qui sont débattus feront désormais
tous l’objet d’un vote. «Les
députés pourront enfin voter sur toutes sortes de questions importantes
─ pas seulement sur celles que les Libéraux considèrent comme telles.
Le triste fait que les enfants à naître n’ont pas de droits tant
qu’ils ne sont pas nés est un bel exemple de questions que les Libéraux
essaient d’éviter depuis neuf ans»,
déclare Breitkreuz. «Eh bien, ils
ne pourront plus se voiler la face.»
Voici
le texte de la motion M-83 de Breitkreuz :
Que le Comité permanent de la santé examine de près les questions suivantes
et en fasse rapport au Parlement : a) la nécessité médicale de la
pratique de l’avortement pour protéger la santé, éviter la maladie ou
diagnostiquer ou traiter une blessure, une maladie ou une incapacité; b)
les risques pour la santé auxquels s’exposent les femmes qui se font avorter
par rapport à celles qui mènent leur grossesse à terme.
En
octobre dernier, la ministre de la Santé Anne McLellan aurait selon plusieurs
quotidiens déclaré : «Selon nous, il est évident que l’avortement est
un service médicalement nécessaire.» Mais
Breitkreuz a rendu publique une lettre de son propre ministère qui contredit la
déclaration de la ministre.
Santé Canada admet dans la lettre qu’il n’a pas de preuves comme
quoi l’avortement est «médicalement nécessaire». Breitkreuz a produit des
copies de lettres de dix ministres provinciaux et territoriaux de la Santé déclarant
qu’ils n’ont pas mené
d’analyse des risques et des avantages de l’avortement.
La motion de Breitkreuz sera débattue pendant deux heures, mais elle ne
sera vraisemblablement pas mise aux voix avant l’automne.
«Si
elle est adoptée par la Chambre des communes, ma motion obligerait le Comité
permanent de la santé à examiner à fond la question de savoir si
l’avortement est un service «médicalement nécessaire» conformément à la
définition de la Loi canadienne sur la santé.
Si l’étude du Comité révèle que la
plupart des avortements ne sont pas «médicalement nécessaires», les
contribuables ne devraient pas en payer les frais», déclare Breitkreuz.
«Les médecins jurent de «ne
causer aucun tort». Le gouvernement devrait en faire autant. Nous savons
que l’avortement est mortel pour le bébé, mais tout le monde doit savoir les
risques qu’il pose pour la santé de la mère.
Toutes les femmes et leurs proches doivent savoir quel sont ces risques
avant de décider de subir un avortement. »
Selon
un grand sondage de Léger Marketing dont les résultats ont été rendus
l’automne dernier, seulement 30 % des Canadiens sont satisfaits de la définition
que donne le Code criminel d’un être humain, laquelle ne protège la
vie humaine qu’à partir du moment de la naissance.
«Le vote sur ma motion M-83 sera un premier pas en faveur d’une définition
plus réaliste et d’une meilleure protection des droits des enfants à naître»,
conclut Breitkreuz.