COMMUNIQUÉ

 17 décembre 2002                                                                                                 Pour publication immédiate

 ENREGISTREMENT DES DÉLINQUANTS SEXUELS – LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL A PERDU LE SENS MORAL

«Des milliers de délinquants sexuels ont droit à la vie privée, mais pas les millions de propriétaires de fusils parfaitement innocents.»

 Yorkton – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition officielle pour les armes à feu et les droits de propriété, a dénoncé aujourd’hui l’idée que se fait le gouvernement fédéral de la sécurité publique. «Aux termes du projet de loi libéral instituant l’enregistrement des délinquants sexuels, des milliers de délinquants seront dispensés de s’enregistrer et ne seront donc pas obligés de déclarer leurs changements d’adresse à la police. En revanche, la Loi sur les armes à feu force des millions de propriétaires d’armes à feu respectueux des lois à déclarer leurs changements d’adresse au gouvernement dans les 30 jours, faute de quoi ils sont passibles d’une peine maximale de deux ans de prison», lance Breitkreuz. «Où est la justice là-dedans?»

«De toute évidence, les Libéraux pensent que les honnêtes propriétaires d’armes à feu sont plus dangereux que les délinquants sexuels. Les statistiques prouvent exactement le contraire», déclare Breitkreuz. «Mais, comme l’ont appris les Canadiens dans le cas de l’enregistrement des armes à feu, les faits et l’honnêteté n’ont pas grand-chose à voir avec la formulation des lois libérales.»

Jeudi dernier, le solliciteur général du Canada Wayne Easter a déclaré à la Chambre des communes que le gouvernement ne pouvait pas rendre l’inscription des délinquants sexuels rétroactive parce qu’«une telle disposition pourrait contrevenir à la Charte des droits et libertés». Breitkreuz s’étonne de la logique du gouvernement : «Le gouvernement s’est-il soucié de la vie privée des millions de parfaitement honnêtes propriétaires de fusils en 1995 lorsqu’il a fait adopter le projet de loi C-68 qui les assujettit au désastreux système d’enregistrement des armes à feu?»

En plus, les peines prévues par le projet de loi sur l’enregistrement des délinquants sexuels ne tiennent absolument pas debout. Le député allianciste de Crow Foot Kevin Sorenson a fait ressortir le côté ridicule du projet de loi à la Chambre des communes le jeudi 12 décembre :

«Le fait de ne pas enregistrer une arme à feu peut entraîner une peine d'emprisonnement de 10 ans. Un délinquant sexuel reconnu qui ne s'inscrit pas au registre n'est passible que d'une peine d'emprisonnement de six mois. Les propriétaires d'armes à feu qui fournissent des renseignements erronés sont passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans. Les délinquants sexuels reconnus qui fournissent des renseignements erronés sont passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de six mois. Le gouvernement croit-il vraiment que les propriétaires d'armes à feu qui respectent la loi représentent une plus grande menace à la sécurité publique que les délinquants sexuels reconnus coupables?»

«Les Canadiens sont parfaitement fondés à contester le jugement de leur gouvernement en matière de sécurité publique. Je ne comprends pas comment il peut se tromper à ce point. C’est comme s’il avait perdu complètement le sens moral», a conclu Breitkreuz.

 

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