COMMUNIQUÉ

Le 29 janvier 2003                                                                                          Pour diffusion immédiate

 

LE MINISTRE DE LA JUSTICE MAINTIENT LE PARLEMENT DANS L’IGNORANCE

« Les réponses du gouvernement ne prouvent guère que l’enregistrement universel des armes vaut des milliards. »

 

Ottawa – Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle concernant les armes à feu et les droits de propriété, a réfuté les réponses du gouvernement au quatre questions écrites dont la Chambre a été saisie lundi.  « Les questions que j’ai posées étaient très simples, a commenté M. Breitkreuz.  Malheureusement, les réponses du ministre de la Justice n’ont pas éclairé le Parlement.  Les questions avaient trait aux promesses des ministres de la Justice, aux affirmations du responsable des relations publiques du ministre et aux mesures de réussite énoncées dans les documents budgétaires du Ministère. »

 

« En 1995, le ministre de la Justice Allan Rock a fait des promesses précises concernant les avantages d’un enregistrement universel des armes à feu, afin d’obtenir l’aval du Parlement et du public à l’égard de la législation.  Les réponses du ministre à la question Q‑49 inscrite au feuilleton montrent clairement qu’aucun de ces avantages ne s’est matérialisé, a expliqué M. Breitkreuz.  Nous savions déjà en 1995 qu’il s’agissait de promesses en l’air; maintenant, la majorité des Canadiens le savent aussi, et c’est pourquoi 53 % d’entre eux veulent que le registre soit aboli. »

 

Dans sa question Q‑50, M. Breitkreuz demandait au gouvernement de décrire les mesures de réussite mentionnées à la partie III du Budget des dépenses 2002‑2003 du ministère de la Justice, à la rubrique Avantages à long terme du Programme de contrôle des armes à feu.  « Les réponses du ministre de la Justice sont loin de tout dévoiler, a fait valoir M. Breitkreuz.  Elles étaient incomplètes et même, dans bien des cas, inexistantes.  Il lui faudra en fournir de meilleures lorsqu’il sera appelé devant le Comité des comptes publics et le Comité permanent de la Justice. »

 

La réponse A‑88 du ministre de la Justice soutient mal les affirmations de David Austin, porte-parole du Programme canadien de contrôle des armes à feu, publiées dans le Calgary Sun du 17 novembre 2002.  « Le ministre offre beaucoup de mots mais peu de chiffres pour appuyer ses dires que le registre a permis de réduire la criminalité, de sauver des vies et de suivre les mouvements d’armes illicites. »

 

Enfin, la réponse du solliciteur général Wayne Easter à la question Q‑89 n’a pu expliquer pourquoi le Rapport annuel sur le crime organisé au Canada en 2002 néglige de préciser le nombre d’armes à feu illégales dérobées aux autorités policières ou militaires.  « La GRC a consigné dans ses dossiers des centaines d’armes dérobées à la police et à l’armé mais, pour une raison inconnue, le Service de renseignements criminels reste silencieux sur cette source d’approvisionnement en armes pour le crime organisé et les gangs de rue. »

 

« Les parlementaires ont besoin de réponses précises et non de phrases ronflantes, souligne M. Breitkreuz.  Le gouvernement cache au Parlement et à la population le coût réel du registre et il nous sert depuis huit ans la même rengaine sur les avantage de l’enregistrement universel.  Ce camouflage libéral doit cesser.  Je suis d’accord avec la vérificatrice générale : ce n’est pas un problème de contrôle d’armes mais une perte de contrôle du gouvernement. »

 

NOTA :  Pour voir en entier la réfutation de M. Breitkreuz, prière de cliquer ici :

http://www.garrybreitkreuz.com/publications/rebuttaltothegovernment.htm