Le
14 février 2002
Pour diffusion immédiate
TENTATIVE
DE CAMOUFLAGE DÉVOILÉE DANS UN RAPPORT « VERBAL » DE 58 PAGES
DE PRICEWATERHOUSECOOPERS
Un
document datant de deux ans révèle la supercherie du ministère de la Justice.
« Qu’est‑ce qu’ils essaient de cacher? »
Yorkton
— Garry
Breitkreuz, critique de l’opposition officielle en matière de contrôle des
armes à feu, a diffusé aujourd’hui un autre document accablant pour les Libéraux
dans le dossier bâclé du registre des armes à feu. Il a fallu près d’une
année, deux demandes d’accès à l’information et deux plaintes auprès du
Commissaire à l’information pour obtenir le rapport de 58 pages, produit
au coût de 75 000 $ par PricewaterhouseCoopers, daté de mai 2000 et
intitulé : Canadian Firearms Program — Update to an Efficiency
Review Conducted in April 1999.
M. Breitkreuz
a déclaré que « le 23 mai 2001, les fonctionnaires du ministère de
la Justice ont indiqué à mon bureau que le rapport de PricewaterhouseCoopers
n’était pas terminé, alors qu’il remonte à mai 2000 ». Le 3 décembre
2001, le ministère de la Justice a fait savoir qu’il n’avait aucune copie
de ce rapport, car il avait été « livré verbalement à la gestion ».
Finalement, le 31 janvier 2002, après que les enquêteurs du Bureau du
Commissaire à l’information eurent exercé des pressions, le ministère de la
Justice m’a transmis une copie du rapport en question ».
Breitkreuz
a publié un communiqué le 29 novembre 1999 pour souligner les principales
lacunes relevées dans la rapport d’avril 1999 de PricewaterhouseCoopers (PWC).
Il est possible de consulter ce communiqué à l’adresse suivante : http:www.garrybreitkreuz.com/breitkreuzgpress/fire54.htm.
M. Breitkreuz devait ajouter : « À l’époque, le ministère
de la Justice a indiqué que tous les problèmes avaient été réglés. Le
rapport le plus récent de PWC révèle clairement que les fonctionnaires du
Ministère n’avaient pas été tellement honnêtes en faisant cette déclaration.
Je soulève cette question, car il n’y a aucun doute que ces mêmes
fonctionnaires iront des mêmes affirmations au sujet de ce rapport ».
Voici
quelques-unes des constatations faites dans ce rapport plus récent de
PricewaterhouseCoopers :
On
n’a reçu que 9 % du nombre de demandes attendu; de ce nombre,
seulement 60 % avaient été traitées et avaient mené à l’émission
d’une carte;
Au
moment de notre étude, il y avait un arriéré de 70 000 demandes
d’enregistrement qui n’avaient pas été ouvertes;
Il
y a des arriérés pour la plupart des opérations;
Le
délai prescrit est échu;
La
structure organisationnelle du programme… en est encore au stade du
« projet » et la gestion se fait par comité;
Il
n’existe pas encore de normes et d’incitatifs pour le rendement global
du programme;
Il
n’existe pas de capacité opérationnelle pour répondre à la demande
anticipée;
La
gestion des documents et la paperasserie administrative freinent la
productivité;
Le
modèle opérationnel « final » n’est pas encore clair;
On
ne s’est pas entendu sur les normes de rendement ni sur les niveaux de
service;
Le
contenu et le moment de sortie de la quatrième version constituent un
risque majeur.
De
plus, il est troublant de constater qu’on indique dans ce rapport qu’en mai
2000, la PDG du Centre canadien des armes à feu, Maryantonett Flumian avait déjà
déterminé que le Ministère dépasserait de six mois le délai fixé au 31 décembre
2000 pour les permis. M Breitkreuz a affirmé : « Cela était
tout à l’opposé de ce que la ministre et ses fonctionnaires racontaient à
la presse à ce moment-là ». Le 15 avril 2000, on a signalé ce qui
suit dans le Edmonton Journal : Mais Flumian a affirmé qu’elle ne
demanderait pas de prolongation du délai. Elle a confiance que
l’observation sera complète d’ici la fin de l’année. Le 31 janvier
2002, on publiait ce qui suit dans le New Brunswick Telegraph Journal :
Un porte-parole du Centre canadien des armes à feu a révélé mercredi que
l’objectif du 1er janvier fixé pour l’enregistrement de la
plus grosse partie des armes à feu au Canada serait respecté. M. Breitkreuz
s’est posé ces questions : « Ce document montre qu’ils ont menti à
ce moment-là, alors pourquoi faudrait-il les croire maintenant? Tous doivent se
demander qu’est-ce qu’ils cherchent à cacher en fait? »
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