COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 3 octobre 2001                                                                                                             Pour diffusion immédiate

  LE RAPPORT DU C OMMISSAIRE À LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE SUR LE REGISTRE DES ARMES À FEU RÉVÈLE BEAUCOUP PLUS

« J’ai trouvé 24 révélations plutôt surprenantes sur la mauvaise gestion du dossier par la ministre de la Justice. »

Ottawa — Le 29 août 2001, M. George Radwanski, Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, a publié son rapport intitulé Examen des pratiques relatives au traitement des renseignements personnels du Programme canadien des armes à feu. On peut le consulter sur le site Web du Commissaire à la protection de la vie privée à http://www.privcom.gc.ca/information/02_05_f.asp. Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, député de Yorkton—Melville, a publié sa propre analyse du rapport du Commissaire. « Le rapport, qui compte 81 pages, vaut la peine qu’on le lise en entier », a déclaré le député, « surtout les 34 recommandations qui figurent à l’Annexe A – Résumé des recommandations des parties I et II (page 49). En le lisant, j’y ai découvert vingt-quatre révélations plutôt surprenantes que fait le Commissaire sur la mauvaise gestion du dossier des armes à feu par la ministre de la Justice ».

(1)  La ministre de la Justice ne tient pas compte des suggestions du Commissaire depuis des années. (pages 4 & 7)

(2)  Le Commissaire qualifie le registre des armes à feu de « forte intrusion dans la vie privée » et de « très intrusif ». (pages 4 & 5)

(3)  La ministre de la Justice n’a pas encore tenu une promesse faite au Parlement en 1997. (pages 5 & 21)

(4)  La ministre de la Justice n’a pas donné suite à deux recommandations d’un comité parlementaire. (page 7)

(5)  La ministre de la Justice ne peut désigner de « premier responsable », comme elle l’avait promis. (page 10)

(6)  Les provinces et territoires qui se sont dissociés (sept) de l’administration du Programme sont plus nombreux que ceux qui ont accepté de s’en charger (six). (page 11)

(7)  Selon le Commissaire, les renseignements privés et personnels ne sont pas tous protégés, contrairement à ce que prétend la ministre. (page 19)

(8)  Les citoyens doivent parfois présenter jusqu’à cinq demandes pour avoir accès aux renseignements qui les concernent. (pages 20 & 22)

(9)  Les fonctionnaires provinciaux peuvent consulter les dossiers fédéraux en matière d’armes à feu, mais ceux du ministère fédéral de la Justice ne peuvent consulter les dossiers des provinces. (page 22)

(10) La description de « document du Programme des armes à feu » est incomplète et prête à confusion. (page 23)

(11) La GRC garde le secret sur une banque de données des personnes d'intérêt relatif aux armes à feu portant sur 3,5 millions de Canadiens. (page 23)

(12) En usant du Système intégré de récupération de renseignements judiciaires, la GRC enfreint la Loi sur la protection des renseignements personnels. (page 25)

(13) La banque de données des personnes d'intérêt relatif aux armes à feu que la GRC conserve sur 3,5 millions de Canadiens est truffée d’erreurs. (page 28)

(14) La banque de données des personnes d'intérêt relatif aux armes à feu de la GRC excède le pouvoir conféré à l’article 5 de la Loi sur les armes à feu. (page 29)

(15) Le ministère de la Justice enregistre des appels téléphoniques à l’insu des correspondants et sans leur consentement. (page 30)

(16) La ligne d’information des conjoints pourrait recueillir des informations inexactes et même totalement fausses. (page 30)

(17) Le ministère de la Justice, la GRC et le ministère du Développement des ressources humaines enfreignent les lignes directrices du Conseil du Trésor sur le « partage des renseignements ». (page 34)

(18) Les études du ministère de la Justice sur les armes à feu sont avant tout des recherches tendancieuses. (pages 39 & 40)

(19) Les études du ministère de la Justice ne précisent pas quels facteurs de risque permettent de prévoir le mésusage d’armes à feu. (page 44)

(20) Certaines études du ministère de la Justice arrivent à la conclusion contraire. (page 44)

(21) Le ministère de la Justice pose trop de questions que ses recherches ne justifient pas. (page 45)

(22) Le casier judiciaire et les antécédents de violence sont les meilleurs indices de la violence familiale. (pages 45 & 47)

(23) Le ministère de la Justice ne sait même pas à quoi servent les questions « très intrusives ». (page 46)

(24) Le ministère de la Justice n’a pas « prouvé » que les questions « très intrusives » sont « nécessaires », contrairement  à ce qu’exigent les lignes directrices du Conseil du Trésor. (page 46)

 

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