communiqué

le 19 septembre 2000

Pour publication immédiate

les libéraux gaspillent plus de 500 millions $ à enregistrer les armes à feu au lieu de les consacrer à la lutte contre les bandes de motards

Ottawa – Pendant le débat d’urgence sur le crime organisé qui s’est tenu hier soir à la Chambre des communes, le député de Yorkton-Melville Garry Breitkreuz a reproché aux libéraux l’incohérence de leurs priorités en matière de justice criminelle. « Le gouvernement engloutit des millions de dollars dans un système d’enregistrement des armes à feu qui ne contribue en rien à la lutte contre le crime organisé dans notre pays. Ne devrions-nous pas étudier nos lois pour voir si elles sont efficaces? » a demandé Breitkreuz. « Si elles ne le sont pas, ne devrions-nous pas investir les ressources qu’on y consacre là où elles donneraient vraiment des résultats? » Au lieu de traiter du manque de ressources des services de police, les libéraux ont fait de la petite politique partisane et refusé de répondre aux questions sérieuses du député de la Saskatchewan.

Dans un communiqué qu’elle a publié hier, l’Association canadienne des policiers (ACP) demande au gouvernement « les outils, les ressources et les moyens technologiques voulus pour faire concurrence aux criminels d’aujourd’hui munis de moyens sophistiqués. » Selon Breitkreuz, l’ACP fait preuve d’hypocrisie lorsqu’elle demande au gouvernement des ressources supplémentaires tout en l’approuvant de gaspiller des centaines de millions de dollars à enregistrer les armes à feu et ce, alors que la grande majorité des policiers de terrain sont d’un avis contraire. L’ACP devrait trouver le courage de dire aux libéraux ce qu’elle aurait dû leur dire en 1995. »

Pendant le débat d’urgence, Breitkreuz a rappelé aux libéraux les propos que le solliciteur général de l’Ontario Bob Runciman a tenus devant le Comité sénatorial dans le cadre de l’examen auquel il a soumis le projet de la Loi sur les armes à feu en 1995 :

« La triste réalité, c’est que le système d’enregistrement des armes à feu va coûter 500 millions $ de plus que les 85 millions $ prévus par les libéraux », a déclaré Breitkreuz. « Selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, il a coûté aux contribuables 325 millions $ pendant les cinq premières années. Les libéraux se font évasifs quand on les interroge sur ce que coûtera le système cette année, mais des sources internes nous disent que le ministère de la Justice a déjà gaspillé 260 millions $ cette année et que ce montant grimpera à 300 millions $ d’ici à la fin de l’exercice. »

Le 19 juillet 1999, le Toronto Star a publié une lettre de la ministre de la Justice Anne McLellan dans laquelle elle déclare que « les frais d’utilisation vont couvrir la totalité du coût du programme [d’enregistrement des armes à feu] ». Hier soir au Parlement, Breitkreuz a dénoncé dans cette déclaration un autre cas de désinformation insensée de la part de la ministre. Selon un autre document obtenu hier du ministère d’Anne McLellan en vertu de la Loi sur l’accès à l’information : « Du 1er décembre 1998 au 11 août 2000, le Receveur général du Canada a reçu au titre des frais exigés par la Loi sur les armes à feu la somme totale de 17 139 993 $. Le montant estimatif des remboursements applicables aux frais de 45 $ payés par les clients du 1er décembre 1999 au 14 juin 2000 s’élève à environ 1 234 520 $. » Et Breitkreuz de conclure : « Il manque environ 570 millions $, Madame la ministre. »

 

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Site web : www.garry-breitkreuz.com