COMMUNIQUÉ

25 octobre 2002                                                                                                    Pour publication immédiate

LES GOUVERNEMENTS N’ONT AUCUNE PREUVE QUE LES AVORTEMENTS SONT «MÉDICALEMENT NÉCESSAIRES»

LA LETTRE DE SANTÉ CANADA CONTREDIT LA MINISTRE McLELLAN

 

Ottawa ─ Aujourd’hui à la Chambre des communes, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a mis la ministre de la Santé Anne McLellan au défi de justifier sa prétention que tous les avortements sont «médicalement nécessaires». Breitkreuz a rendu publique une lettre du ministère de la Santé qui contredit les déclarations publiques de la ministre.

Voici l’extrait du compte rendu des débats d’aujourd’hui :

M. Garry Breitkreuz (Yorkton─Melville, Alliance canadienne) : Le 3 octobre 2002, la ministre de la Santé aurait déclaré selon le Telegraph Journal de Saint John : « Comme l’avortement est selon nous un service médicalement nécessaire, il doit être assuré, qu’il soit pratiqué dans un hôpital ou dans une clinique privée. » Or j’ai en main une lettre de son ministère où celui-ci déclare qu’il n’a pas de documents ou de rapports prouvant que les avortements sont « médicalement nécessaires ». La ministre accepterait-elle de partager avec les membres de cette Chambre les éléments de preuve dont manifestement elle dispose? J’ai également des lettres du gouvernement fédéral et de dix ministres provinciaux et territoriaux de la Santé où ils affirment qu’ils N’ONT PAS procédé à une analyse des risques et des avantages concernant l’avortement. Comment la ministre peut-elle soutenir que TOUS les avortements sont « médicalement nécessaires » et comment peut-elle justifier que tous les avortements soient payés à même les deniers publics si les analyses n’ont pas été faites? Depuis de nombreuses années, nous demandons au gouvernement de nous fournir sa liste des services médicalement nécessaires. L’avortement est-il le seul service qui figure sur la liste du gouvernement?

Breitkreuz a également rendu public un document de trois pages qui résume les réponses qu’il a reçues de Santé Canada, de neuf provinces et d’un territoire au sujet des avortements «médicalement nécessaires» et des études des risques et des avantages. «Le gouvernement fédéral n’a pas la preuve que les avortements sont «médicalement nécessaires» pas plus que les provinces. Et aucun des gouvernements n’a procédé à des études pour déterminer ou confirmer, comme ils le prétendent, que les avantages d’un avortement l’emportent sur les risques», rapporte Breitkreuz.

«Pour qu’un acte médical soit financé publiquement aux termes de la Loi canadienne sur la santé, il doit être médicalement nécessaire et thérapeutique. Comment ces gouvernements peuvent-ils tous continuer à payer les avortements à même les fonds publics alors qu’ils ne savent pas si les avortements font plus de tort que de bien?» demande Breitkreuz. C’est pourquoi j’ai déposé la motion d’initiative parlementaire M-83 demandant au Comité permanent de la santé d’examiner de près les questions suivantes et d’en faire rapport au Parlement : a) la nécessité médicale de la pratique de l’avortement pour protéger la santé, éviter la maladie ou diagnostiquer ou traiter une blessure, une maladie ou une incapacité aux termes de la Loi canadienne sur la santé; b) les risques pour la santé auxquels s’exposent les femmes qui se font avorter par rapport à celles qui mènent leur grossesse à terme.

Un grand sondage Léger Marketing dont les résultats ont été rendus publics il y a seulement une semaine révèle que seulement 30 % des Canadiens sont satisfaits de la définition d’un être humain qu’on trouve actuellement dans le Code criminel, définition qui protège la vie humaine à partir de la naissance. Le sondage révèle également que seulement 23 % des Canadiens croient qu’un avortement doit «toujours» être payé par le régime public d’assurance-maladie. «Il y a maintenant plus de dix ans que le Parlement a voté sur cette question de vie ou de mort. Pendant cette période, plus d’un million de bébés ont été avortés tandis que le gouvernement abdiquait sa responsabilité et que la majorité des parlementaires fermaient les yeux. Le combat que je mène depuis huit ans pour protéger toute vie humaine ne cessera que lorsque la définition d’un être humain aura été modifiée», promet Breitkreuz.