
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 3 février 2000
Pour diffusion immédiate
EDS CANADA GOBE 57 % DU COÛT ESTIMATIF INITIAL DE 85 MILLIONS DE DOLLARS DU
REGISTRE DES ARMES À FEU
" Cette société d'experts-conseils a excédé ses coûts estimatifs initiaux de
325 p. 100, mais les Libéraux continuent de payer! "
Yorkton - Aujourd'hui, Garry Breitkreuz, député de Yorkton - Melville et
porte-parole de l'opposition en matière d'armes à feu, a fait d'autres
révélations publiques au sujet des dépenses faramineuses que le gouvernement libéral affecte au programme fatalement défectueux de registre des armes à
feu. « Le 25 avril 1995, le ministre de la Justice de l'époque, Allan Rock, a dit à la Chambre des communes que l'établissement du Système canadien
d'enregistrement des armes à feu coûterait 85 millions de dollars sur cinq ans. Cette semaine, j'ai appris qu'une société
d'experts-conseils, EDS Canada, a déjà signé des contrats s'élevant à 48 986 469,70 $ », a révélé M.
Breitkreuz. « Cela représente 57,6 p. 100 des 85 millions que les Libéraux estimaient au début que coûterait l'ensemble du système d'enregistrement des
armes à feu. »
Le député a divulgué la réponse à sa demande d'accès à l'information (AAI)
qu'il vient de recevoir de Justice Canada au terme de quatre mois et demi d'attente après s'être plaint auprès du Commissaire à
l'information du temps que le ministère mettait à lui répondre. Les documents montrent qu'en
novembre 1997, EDS Canada a d'abord conclu deux contrats, un de 14 millions de dollars et un autre de 1 095 000 $. Cinq révisions plus tard, le contrat
de 14 millions de dollars a augmenté de 325 p. 100 pour atteindre les 45 487 000 $, et il n'arrivera à échéance que dans plus d'un an. Le second
contrat, révisé six fois, a augmenté de 319 p. 100 et s'établit maintenant à 3 499
469,76 $.
« Dans l'intervalle, la ministre de la Justice, Anne McLellan, cherche
désespérément à convaincre les contribuables canadiens que les coûts de lancement du registre des armes à feu des Libéraux ont été d'au plus 120
millions. Si c'est vrai, pourquoi invoque-t-elle le secret ministériel pour cacher les véritables coûts du registre? Comment peut-elle dire que le
registre est pleinement opérationnel alors que très peu d'armes (319 369, au 14 janvier 2000) ont été enregistrées et que très peu de propriétaires
d'armes (212 864, au 14 janvier 2000) ont demandé des permis? », demande M. Breitkreuz. « Si le registre est opérationnel, comme l'affirme la
ministre, pourquoi continuer d'approuver des frais de consultation de plus en plus
élevés auprès d'EDS Canada et prolonger le contrat de la firme jusqu'au 31 mars 2001? »
« Selon des documents du gouvernement qui m'ont été remis au cours de l'année écoulée, le registre fédéral des armes à feu et le registre distinct
du Québec pourraient employer ensemble jusqu'à 1 000 fonctionnaires (dont 391 membres de la GRC). Ces documents révèlent aussi que le coût total a
maintenant excédé 300 millions de dollars, somme dont les frais d'utilisation n'ont permis de recouvrer que 2 p. 100 », a dit M. Breitkreuz.
« Je tiens à rappeler à tous ce que le ministre de la Justice à dit, le 25 mai 1995, à savoir, en substance, que l'administration du système
d'enregistrement n'exigerait pas une main-d'oeuvre considérable et que le gouvernement ferait tout pour que le système demeure simple et
rentable. J'imagine que tout dépend de ce que les Libéraux entendent par 'pas de
main-d'oeuvre considérable' et 'simple et rentable', maintenant qu'ils essaient de forcer le Parlement à adopter un projet de loi bidon à la hâte.
Ils espèrent peut-être que tous auront oublié ce qu'ils ont dit il y a cinq ans », a conclu le député.
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Pour plus de renseignements, prière de communiquer avec le député par téléphone
au bureau de Yorkton : (306) 782-3309
au bureau d'Ottawa : (613) 992-4394
ou par courrier électronique à breitgO@parl.gc.ca