COMMUNIQUÉ

14 janvier 2000

Pour diffusion immédiate

LES PERTES DE VIES DÉCOULANT DE L’INSUFFISANCE DU FINANCEMENT DE LA RECHERCHE SUR LE CANCER SONT DUES NI PLUS NI MOINS À DE LA NÉGLIGENCE CRIMINELLE

«En 1998-1999, les Libéraux ont consacré huit fois plus d’argent à leur programme d’enregistrement des armes à feu qu’à la recherche sur le cancer.»

Yorkton – Le député de Yorkton-Melville et critique de l’opposition officielle en matière d’armes à feu, M. Garry Breitkreuz, a mis en circulation un diagramme (ci-joint) avec les plus récentes statistiques produites par Statistique Canada concernant la mortalité. On y compare de façon particulière le nombre de décès survenus et la fréquence de certaines causes de mortalité en 1997. Par exemple, 59 775 Canadiens sont décédés du cancer cette année-là, soit une personne à toutes les neuf minutes (ou 163 par jour), comparativement à un total pour l’année de 192 décès par armes à feu (homicides), ou un décès aux deux jours. «Si l’on examine le diagramme, logiquement, le gouvernement devrait dépenser davantage là où il survient le plus de décès», de dire M. Breitkreuz, «mais malheureusement, tel n’est pas le cas. Ce diagramme (What is Killing Canadians) révèle que l’obsession du gouvernement en faveur de l’enregistrement des armes à feu est très malavisée».

M. Breitkreuz s’est servi d’un document de recherche (ci-joint) préparé pour lui par la Bibliothèque du Parlement pour faire la preuve de ce qu’il avançait. «Environ 60 000 personnes meurent chaque année du cancer. Pourtant, en 1998-1999, le gouvernement fédéral n’a investi qu’une maigre somme de 16 187 921 $ dans la recherche sur le cancer. Cette année-là, les homicides par armes à feu ont entraîné le décès de moins de 200 personnes, ce qui ne l’a pas empêché de gaspiller 130 807 025 $ dans son projet controversé d’enregistrement des armes à feu. Cela est-il sensé, à fortiori pour les personnes atteintes de cancer et leurs familles?» s’est demandé M. Breitkreuz.

«La situation ne fera qu’empirer jusqu’à ce que les libéraux finissent par comprendre que l’enregistrement des armes à feu n’aurait pu empêcher aucun des 151 meurtres commis en 1998. La recherche sur le cancer permet de sauver beaucoup de vies, l’enregistrement des armes, aucune. On peut qualifier de négligence grave le fait d’accorder la priorité à des caprices politiques plutôt qu’à des programmes de santé publics mis en place pour sauver des vies. Le gouvernement commet un crime en gaspillant des centaines de millions de dollars dans un programme inutile d’enregistrement des armes, alors qu’il pourrait consacrer ces sommes à la recherche sur le cancer et assurer la survie de centaines, voire de milliers de personnes.»

«Le premier ministre et son cabinet doivent prendre des décisions difficiles sur la répartition la plus efficace des vos impôts. Le libéraux tentent désespérément de convaincre les Canadiens qu’il sera possible d’épargner davantage de vies avec les 300 millions de dollars qui ont été dépensés jusqu’ici, ainsi qu’avec les 60 millions de dollars qui seront investis annuellement pendant au moins dix années encore, dans le cadre de leur programme d’enregistrement des armes à feu qui vise des objectifs purement politiques. Mais, ces nouveaux éléments d’information permettent aux Canadiens d’être mieux renseignés», devait conclure M. Breitkreuz.

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Nota : Le diagramme «What is killing Canadians» a été produit et distribué par le Canadian Institute for Legislative Action

Pour obtenir de plus amples renseignements :

Bureau de Yorkton : (306) 782-3309

Bureau d’Ottawa : (613) 992-4394

Courriel : breitg0@parl.gc.ca