
COMMUNIQUÉ
Le 1er décembre 1999
Diffusion immédiate
LA GRC UTILISE 391 GRATTE-PAPIER POUR METTRE EN OEUVRE UN REGISTRE DES ARMES À FEU INUTILE
« Oublions la promesse de la Ministre de ne pas retirer de policiers des rues. »
Ottawa - Aujourd'hui, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'armes à feu, a rendu publique la réponse de la GRC à une demande d'accès à l'information. Cette réponse prouve que le gouvernement a manqué à sa promesse de ne pas retirer d'agents de police des rues pour mettre en oeuvre son registre sur les armes à feu qui ne cesse d'ailleurs d'accumuler les problèmes. « Les documents démontrent qu'au 30 septembre 1999, la GRC disposait d'un « effectif total » de 391 années-personnes pour le projet d'enregistrement des armes à feu », de révéler M. Breitkreuz.
« Sachant cela, comment la ministre de la Justice peut-elle maintenir la déclaration qu'elle a faite devant l'Association canadienne des policiers, en août, selon laquelle « la mise en oeuvre et l'exploitation du système n'entraîneraient pas le retrait de policiers des rues »? « C'est en Colombie-Britannique que les preuves sont les plus évidentes puisque 24 agents de la GRC ont été prêtés au procureur général de la province pour mettre en oeuvre le registre sur les armes à feu du gouvernement fédéral. Nous nous retrouvons donc dans une partie de cache-cache politique », de déclarer le député Breitkreuz. « Le gouvernement fédéral paie la C.-B. pour mettre en oeuvre les lois sur les armes à feu et lui prête en plus 24 agents de la GRC pour l'aider. Ce sont là 24 agents très qualifiés qui doivent se transformer en gratte-papier plutôt que de patrouiller les rues et d'enquêter sur des crimes ».
Le 18 octobre 1999, le Vancouver Sun rapportait ce qui suit : « La GRC estime que sur 5 500 postes en C.-B., on compte actuellement 300 « vacances véritables » qui n'ont pas été comblées et 200 vacances temporaires attribuables à toutes sortes de congés accordés à des agents ». «Maintenant, nous savons où 24 de ces agents travaillent et ce n'est pas à combattre le crime », de signaler le député.
Le maire de Surrey, en C.-B., a récemment écrit au député réformiste Chuck Cadman afin de lui signaler le manque de personnel chronique du détachement de la GRC de Surrey et il s'est plaint que des agents ont dû faire de nombreuses heures supplémentaires parce que 40 postes étaient vacants. « Les 24 agents de la GRC travaillant pour la province au registre sur les armes à feu permettraient de combler une bonne partie des postes vacants à Surrey », de déclarer M. Breitkreuz.
Vendredi dernier, durant la période des questions à la Chambre des communes, le député réformiste Inky Mark a posé la question suivante au gouvernement : « Il y a aujourd'hui 39 postes à pourvoir à la GRC au Manitoba, qui sont payés par les contribuables du Manitoba. Les dernières estimations du gouvernement montrent que 35 millions de dollars sont consacrés au contrôle des armes à feu et seulement 13,8 millions de dollars à la GRC. Pourquoi le gouvernement donne-t-il la priorité à l'enregistrement des armes plutôt qu'au recrutement d'un plus grand nombre de policiers? ». « Comme d'habitude, les Libéraux ont esquivé la question parce qu'elle exposait leurs véritables priorités », d'ajouter M. Breitkreuz. « Le gouvernement peut encore tromper des gens avec de pareilles balivernes, mais quand près de 400 agents de la GRC travaillent à un registre sur les armes à feu voué à l'échec, les seules personnes que les Libéraux réussissent à berner sont celles qui le veulent bien », de conclure M. Breitkreuz.
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