communiqué
le 14 octobre 1999 Pour publication immédiate
Les statistiques sur les homicides montrent qu’il ne sert à rien d’engouffrer des millions dans le registre des armes à feu
« Le poignard, les coups et l’étranglement ont compté pour deux tiers des meurtres en 1998 »
Ottawa – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition officielle pour les armes à feu, a fait aujourd’hui une autre brèche dans l’argumentation que les Libéraux invoquent depuis cinq ans pour mener en bateau les contribuables canadiens. « Le registre des armes à feu du govuernement dépasse son budget de plus de 300 p. 100 et les statistiques sur les homicides publiées par Statistique Canada cette semaine montrent pourquoi il ne réussira pas à réduire le nombre des meurtres au Canada», déclare Breitkreuz. « Nous avons dit aux Libéraux en 1995 que leur logique ne tenait pas debout, mais ils ne voulaient rien entendre. Aujourd’hui les contribuables canadiens en paient le prix qui est énorme. Des centaines de millions qui auraient pu servir à prendre des mesures éprouvées de lutte contre la criminalité ont été gaspillés par les Libéraux dans la fumisterie du contrôle des armes à feu. »
La semaine dernière, Statistique Canada a publié un rapport intitulé L’homicide au Canada – 1998 [No de catalogue 85-002-XPE, vol. 19, no 10]. À la page 7, un graphique indique que, à l’égard des homicides commis en 1998, les modes de perpétration les plus courants ont été le « poignard » (33,2 p. 100), « les coups et l’étranglement » (35,2 p. 100) et l’« arme à feu » (27,2 p. 100). À la page 6, on apprend que dans 151 des cas d’homicides perpétrés par arme à feu, 46 p. 100 des meutriers se sont servis d’une arme de poing, 9 p. 100 d’un fusil ou d’une carabine à canon tronqué et 8 p. 100 d’une arme à feu entièrement automatique. « Et ce, alors que la loi sur le contrôle des armes à feu exige depuis 1934 l’enregistrement des armes de poing et que les fusils et les carabines à canon tronqué et les armes à feu entièrement automatiques sont interdits depuis des années », explique Breitkreuz.
« Si l’enregistrement des armes à feu est censé sauver des vies comme le prétendent les Libéraux, pourquoi n’a-t-il pas fonctionné dans le cas des armes de poing? Si l’interdiction des armes à feu est censé être encore plus efficace que l’enregistrement, pourquoi 26 personnes ont-elles été tués l’an passé avec une arme à feu interdite?» demande Breitkreuz.
Vendredi dernier, l’Association canadienne des policiers a publié un communiqué où l’on peut lire ce qui suit : «L'effroyable réalité, c'est que le crime organisé atteint un essor épidémique et que la police se sent frustrée par le manque d'outils et de ressources pour le contrer.» Dans le même communiqué, Mike Niebudek, vice-président de l’ACP qui œuvre depuis 18 ans au sein de la GRC, déclare : «On coupe nos budgets; on réduit les fonds consacrés à l'application des lois; nos effectifs de première ligne sont extrêmement démoralisés. »
« Bien que le gouvernement ait déjà englouti environ 275 millions de dollars dans le registre des armes à feu, il n’est pas trop tard pour réaffecter les 50 millions de dollars qu’il gaspille tous les ans à la lutte contre le crime organisé », fait remarquer Breitkreuz. « La politique est une affaire de priorités et ces statistiques gouvernrementales montrent que les Libéraux ont leurs priorités de travers. »
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