COMMUNIQUÉ

le 7 octobre 1999 Pour publication immédiate

LE REGISTRE DES ARMES À FEU : LES CHOSES NE S’AMÉLIORENT PAS

« La ministre a perdu le contrôle du dossier des armes à feu. »

Yorkton – En réponse aux affirmations faites par la ministre de la Justice aux médias à l’effet que le système d’enregistrement des armes à feu « s’améliore sans cesse », le porte-parole de l’opposition officielle en la matière, Garry Breitkreuz, a fourni d’autres preuves du contraire. « Les demandes d’accès à l’information venant des propres services de la ministre infirment ses dires. Ses déclarations erronées ne résistent plus à un examen sérieux », a dit M. Breitkreuz. Les faits parlent d’eux-mêmes :

  1. Dans une recommandation du 1er juin 1999, le Groupe d’utilisateurs d’armes à feu soigneusement constitué par la ministre révèle que le système du Centre canadien des armes à feu (CCAF) produisait seulement « de 1 000 à 1 500 inscriptions par jour » mais devait quotidiennement délivrer 4 750 permis et faire 7 000 enregistrements pour que soit respecté le délai du 1er janvier 2001.
  2. Dans un rapport au CCAF daté du 30 novembre 1998, PricewaterhouseCoopers estimait que le Bureau central de traitement recevrait au moins 504 238 demandes d’enregistrement au cours des six premiers mois. Or, au 15 septembre 1999, seulement 160 773 demandes avaient été reçues.
  3. Une réponse à une demande d’accès à l’information, datée du 29 septembre 1999 (sur les statistiques concernant le volume de travail et la mesure du rendement au Bureau central de traitement à Miramichi, N.-B.), a révélé que le taux d’erreur dans les formulaires d’enregistrement et les demandes de permis s’élève à « environ 80 % », alors qu’un rapport produit par PricewaterhouseCoopers pour le ministère de la Justice l’avait estimé à 20 %.
  4. Deux rapports distincts établis par le ministère de la Justice établissent que, du 31 mai au 15 septembre1999, l’arriéré des demandes de permis à traiter a presque triplé. Le 31 mai, il totalisait 20 512 demandes, alors qu’il était passé à 79 291 demandes le 15 septembre.
  5. Un « exercice de communication » mené par le CCAF le 14 janvier 1998 a montré que, dans le système d’enregistrement, les « faiblesses » dépassaient les « points forts » par 27 contre 15 et les « menaces » dépassaient les « opportunités » par 24 contre 18.

« Madame la ministre, sachez lire les signes, a conclu M. Breitkreuz. La situation se détériore. Seuls des bureaucrates qui essaient de sauver leur emploi ou des politiciens qui s’accrochent à leur siège peuvent encore nier les preuves croissantes que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

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Pour obtenir des exemplaires des demandes d’accès à l’information :

Bureau de Yorkton :

Bureau d’Ottawa :

Courriel : breitg0@parl.gc.ca