LES ERREURS S’ACCUMULENT DANS LE
REGISTRE DES ARMES À FEU
Par
Garry Breitkreuz, député – Mise à jour : 9 avril 2002
« L’ancien
registre des armes à feu était truffé d’erreurs; il en est de même du
nouveau. »
REMARQUE
1 : Signalez
toute erreur dans un permis ou un certificat d’enregistrement d’armes à feu
au ministre de la Justice et à la vérificatrice générale du Canada. Signalez
également toute erreur qui brime ou risque de brimer vos droits en matière de
protection de la vie privée au commissaire à la protection de la vie privée
du Canada. Consultez les personnes ressources dont le nom figure à la fin du présent
document.
REMARQUE
2 : La
première liste d’erreurs a été publiée le 28 février 2002 :
http://www.garrybreitkreuz.com/breitkreuzgpress/GunControl57.htm
1.
LA
GRC ADMET QU’IL Y EN C.‑B. 49 000 PROPRIÉTAIRES NON AUTORISÉS
D’ARMES ENREGISTRÉES :
Des sources à l’intérieur de la GRC ont fait savoir que, lors de cours sur
la violence dans les relations intimes récemment dispensés en C.‑B.,
l’instructeur de la Gendarmerie a déclaré aux policiers que le Système
d’enregistrement des armes à autorisation restreinte (EAAR) contient les noms
de 49 000 Britanno-Colombiens non titulaires d’une autorisation
d’acquisition d’armes à feu (AAAF), qui n’ont pas non plus demandé de
permis de possession et d’acquisition (PPA) comme l’exige le Code criminel
du Canada. Même si ces individus possèdent illégalement des armes à feu
prohibés ou à autorisation restreinte, chaque agent aurait à décider de
porter ou non des accusations. S’ils rencontrent l’un de ces 49 000 propriétaires
d’armes enregistrées, prohibées ou à autorisation restreinte, les policiers
doivent procéder de préférence de la façon suivante : saisir l’arme,
puis conseiller à la personne d’obtenir un PPA afin de pouvoir la récupérer.
2.
DES
DOCUMENTS DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE RÉVÈLENT DES TAUX D’ERREUR ALLANT DE
71 À 91 % DANS LE REGISTRE : Le
19 mars 2002, le ministère de la Justice a envoyé au député Garry
Breitkreuz, en réponse à une demande formulée en vertu de la Loi sur
l’accès à l’information (dossier du MJ : A‑2000‑0209,
documentation en vue d’aider le Comité consultatif sur le Programme canadien
de contrôle des armes à feu à guider la ministre McLellan pour des présentations
au Conseil du Trésor ou au Comité sur l’union sociale, 28 avril 2000
(p. 3), STATISTIQUES – PERMIS : TAUX D’ERREUR DE 71 %
– ENREGISTREMENTS : TAUX D’ERREUR DE 91 %.
Cliquez
ici pour voir une copie du document :
http://www.garrybreitkreuz.com/publications/ErrorRatesLicencingRegistration.pdf
3.
LA
GRC ADMET QU’ELLE EST RESPONSABLE DE L’ENREGISTREMENT MAIS NE S’OCCUPE PAS
DU TRAITEMENT :
Le 15 mars 2002, en réponse à une demande formulée en vertu de la Loi
sur l’accès à l’information, la GRC a fait savoir qu’elle n’avait
pas d’information concernant les taux d’erreur relatifs au registre sur les
armes à feu et elle a donné cette explication : « Si
l’approbation finale d’une demande incombe au Registre canadien des armes à
feu (RCAF), une bonne partie du travail lié à la clarification de
l’information se fait avant l’entrée des données, tâche qui échappe à
la compétence de la GRC et relève du Centre canadien des armes à feu. »
C’est là une réalité surprenante étant donné que la GRC compte 68 ans
d’expérience dans la tenue du registre des armes à feu. Comment la GRC
peut-elle délivrer des certificats d’enregistrement qu’elle n’a pas traités?
Cliquez
ici pour voir une copie de la lettre de la GRC :
http://www.garrybreitkreuz.com/publications/RCMPATIResponse2002-03-15.pdf
4.
SELON
LE PERMIS D’ARMES À FEU D’UN DÉPUTÉ ALBERTAIN, IL SERAIT UN « MORON »
D’OKATOKS (ONT.) :
Le 4 avril 2002, le chroniqueur Tom Brodbeck du Winnipeg Sun écrivait
ce qui suit : Le député allianciste Grant Hill est un moron…s’il
faut en croire les bureaucrates du Bureau d’enregistrement des armes à feu.
M. Hill, député d’Alberta et propriétaire d’armes à feu, a eu récemment
la surprise de sa vie lorsque les préposés à l’enregistrement lui ont remis
son permis. Son nom au complet est Norman Grant Hill mais le nouveau permis
affiche « Moron Grant Hill ».
Et
ce n’est pas tout. Non seulement les responsables le considèrent comme un
moron mais, à sa grande stupéfaction, il ne réside plus en Alberta : il
a déménagé en Ontario et il ne le savait pas. M. Hill vit à Okotoks
(Alberta) mais les clowns à Ottawa lui ont délivré un permis portant une
adresse à Okotoks (Ont.). Donc, la prochaine fois qu’un débile, en faisant
un vol de banque, laissera accidentellement tomber son arme, les autorités
pourront le rechercher à Okotoks (Ont.).
5.
MALGRÉ
TROIS ESSAIS, LE CENTRE DES ARMES À FEU ÉCHOUE TOUJOURS LE TEST D’ÉPELLATION :
D’après un article du Winnipeg Sun (p. 5) paru le 4 avril 2002 :
Le nouveau centre d’enregistrement des armes à feu du Canada ne l’a tout
simplement pas. Wolfram Fuhr, électricien à la retraite âgé de 59 ans
et résidant à Birds Hill, possède une carabine de calibre .22 qu’il a
essayé par trois fois d’enregistrer correctement, chaque fois sans succès.
« J’ai tout fait pour corriger le problème, a dit M. Fuhr, mais on
ne semble pas intéressé. » Il y a une faute d’orthographe dans le nom
inscrit sur le permis. « Le système d’enregistrement, a affirmé M. Fuhr,
a été bricolé pour des doubleurs de maternelle. Les préposés ne savent-ils
donc pas lire? » Il dit avoir écrit correctement son nom sur le
formulaire d’enregistrement, lequel a été comparé à son permis de conduire,
mais il a reçu un permis d’arme à feu au nom de « Fuhtr ».
Informé de la situation, le porte-parole du Centre canadien des armes à feu,
David Austin, a dit qu’il confierait personnellement le dossier à un représentant
du service à la clientèle. « Le nom devrait être bien écrit sur son
permis ainsi que dans notre ordinateur, a précisé M. Austin. Nous avons
des gens au service à la clientèle qui peuvent régler ce cas comme ils
l’ont fait pour l’autre personne. » L’autre personne, c’est Paul
Krawchuk. La semaine dernière, le Sun signalait que M. Krawchuk
n’arrivait pas à faire radier des inscriptions à son nom d’armes ne lui
appartenant pas. Comme M. Fuhr, M. Krawchuk a appelé le Centre
canadien des armes à feu deux fois avant de communiquer avec le Sun. Les deux
problèmes ont été examinés lorsque M. Austin en a été avisé. Hier,
quelques minutes après que le Sun a eu informé M. Austin des difficultés
de M. Fuhr, ce dernier a reçu un appel du centre lui offrant d’apporter
la correction sans délai. « Je n’ai jamais vu personne, a affirmé M. Fuhr,
se mettre en quatre aussi vite. C’est incroyable. Je me suis battu pendant un
an et demi avec eux. »
6.
LA
GRC ENREGISTRE CINQ ARMES À FEU AU NOM D’UN HOMME QUI N’EN EST PAS LE
PROPRIÉTAIRE :
Le 30 mars 2002, le Winnipeg Sun (p. 5) écrivait : Les
responsables de l’enregistrement des armes à feu sont encore ce mois‑ci
sous attaque, cette fois, pour avoir enregistré des armes qui n’existent pas.
« Quelle sorte d’imbéciles s’occupent de l’enregistrement des armes
à feu, a demandé le résident de Garden Grove, Paul Krawchuk. Tout d’abord,
ils enregistrent un pistolet à air chaud, puis des armes que je ne possède même
pas. » M. Krawchuk a reçu cette semaine du gouvernement fédéral
une lettre confirmant l’enregistrement de quatre carabines et d’un arme de
poing de calibre .22. L’employé municipal de 34 ans, préposé au
recyclage, possède quatre fusils de chasse à poudre noire, mais aucun n’est
enregistré et ce ne sont pas les mêmes que ceux qu’Ottawa a inscrits à son
nom. « Comment arrivent‑ils à se tromper ainsi, s’interroge M. Krawchuk.
Combien d’autres personnes éprouvent ce genre de difficultés? La semaine
dernière, Bill Buckley, un résident d’Oak Lake, a enregistré son fer à
souder comme arme à feu pour illustrer les lacunes du système.
7.
LA
GRC ENREGISTRE UN PISTOLET À SOUDER BLACK & DECKER :
Le 1er mars 2002, Brian Buckely du Manitoba a obtenu un
certificat d’enregistrement pour son pistolet à souder de 110 volts CA
Black & Decker/Weller. Les gourous de l’enregistrement ont désigné
l’outil comme étant une arme à feu « sans restrictions » et lui
ont attribué un numéro d’identification d’armes à feu (NIAF). Ce fait
prouve sans l’ombre d’un doute que le gouvernement a complètement abandonné
tout espoir de remplir la promesse du ministre de la Justice à l’Association
canadienne des policiers, soit que l’exactitude de l’information contenue
dans le système d’enregistrement des armes à feu serait « vérifiée ».
Cliquez
ici pour voir une copie du certificat d’enregistrement : http://www.garrybreitkreuz.com/publications/SolderingGunRegistrationCertificate.pdf
8.
UN
BRITANNO-COLOMBIEN DÉCOUVRE QUE LA GRC A ENREGISTRÉ À SON NOM LES ARMES À
FEU D’UN AUTRE :
Le 29 février 2002, l’homme a écrit aux gourous de
l’enregistrement des armes à feu : « Veuillez prendre note que les
armes inscrites sur les documents ci‑joints ne sont pas les miennes,
que je ne les ai jamais eues en ma possession et que ce ne sont certainement pas
celles que j’ai tenté de faire enregistrer il y a quelque temps. Ma demande
initiale mentionnait les deux carabines suivantes : 1. Lee-Enfield de
calibre .303, no de série Dxxxxxx; 2. Cooey modèle 39 à
un coup, calibre .22, no de série inconnu. Auriez-vous
l’obligeance de corriger vos inscriptions et de m’envoyer les certificats
appropriés. »
9.
LE
SYSTÈME D’ENREGISTREMENT NE PEUT IDENTIFIER LES ARMES À FEU :
Le 8 mars 2002, dans une lettre à la rédaction de l’Alliston
Herald, Peter E. Sticklee de Thornton (Ont.) a relaté son appel
adressé au Centre canadien des armes à feu pour savoir s’il devait
enregistrer l’une de ses armes : « Au premier appel, j’ai
patienté 20 minutes et je me suis découragé. Plus tard dans la matinée,
j’ai rappelé. Une autre attente de 20 minutes après quoi j’ai
raccroché. À mon troisième appel de la journée et après 25 minutes
d’attente, j’ai eu au bout du fil une personne qui s’est dite préposée
aux armes à feu. Lorsque j’ai décrit mon arme comme étant un fusil de
chasse de calibre .380, activé au CO2, elle était complètement perdue.
Je lui ai expliqué qu’il s’agissait d’un modèle 1100, confectionné
par Crosman (le fameux fabricant de fusils à plomb), mais elle a soutenu que je
voulais parler d’un fusil de chasse Wingmaster de calibre .12, modèle
Remington 11000. Alors que les grandes villes canadiennes doivent combattre
l’utilisation des armes à feu à des fins criminelles, les propriétaires
d’armes respectueux des lois ont de la difficulté à communiquer avec Ottawa
et à trouver quelqu’un qui s’y connaît quand il est question d’une
simple carabine. »
10.
LA
GRC ENREGISTRE UN AK47 PROHIBÉ COMME ARME À FEU À AUTORISATION RESTREINTE :
Le 15 mars 2002, un propriétaire d’armes ontarien écrivait ce qui
suit : Il m’est arrivé exactement la même chose qu’à M. Charles
Schafer, c’est-à-dire que j’ai reçu un enregistrement pour mon AK47 prohibé,
incorrectement (selon le CCAF) classé comme étant à autorisation restreinte.
Je suis convaincu que c’est aussi le cas de centaines de propriétaires d’AK
au Canada.
11.
LE
CENTRE DES ARMES À FEU N’A AUCUNE INSCRIPTION SUR PLUS DE LA MOITIÉ DES
ARMES DE POING EN LA POSSESSION D’UN NÉO-BRUNSWICKOIS :
Le 20 mars 2002,
le chroniqueur Everett Mosher du Moncton Times and Transcript a écrit :
« La Loi fédérale exige que tous les propriétaires d’armes de
poing réenregistrent leurs armes d’ici le 31 décembre de cette année,
sans quoi ils seront considérés comme des criminels passibles d’un maximum
de cinq ans d’emprisonnement, et ce, en dépit du fait qu’ils ont enregistré
leurs armes au moment de l’achat et qu’ils ont le certificat pour le prouver.
Pourquoi le gouvernement fédéral exige‑t‑il que toutes les armes
de poing soient réenregistrées? C’est que le système fédéral
d’enregistrement des armes de poing, en place depuis 1934, est un véritable
fouillis, à un point tel que le gouvernement a décidé de recommencer à zéro.
C’est pourquoi les actuels propriétaires d’armes de poing doivent procéder
à un réenregistrement. Un
propriétaire de plus de 20 armes de poing, toutes légalement enregistrées
au moment de l’achat, a découvert que le Centre canadien des armes à feu
n’avait aucune inscription pour plus de la moitié des armes en sa possession.
De celles qui étaient consignées et inscrites à son nom, plusieurs
n’avaient jamais été en sa possession alors que d’autres figurant sur la
liste avaient été vendues il y a quelques années. Et ce n’est pas là un
cas isolé.
12.
UN
PROPRIÉTAIRE D’ARMES DE POING DE LA C.‑B. A REÇU DES CERTIFICATS
D’ENREGISTREMENT SANS MÊME AVOIR PRÉSENTÉ DE DEMANDE :
Le 20 mars 2002,
un Britanno-Colombien respecté, propriétaire d’armes, écrivait ce qui suit :
Un membre de notre club local a reçu de nouveaux enregistrements pour ses
pistolets, sans même l’avoir demandé. Si le but du réenregistrement est de
faire le ménage des anciens dossiers, on ne fera que perpétuer le problème en
envoyant de nouveaux certificats à partir des anciennes inscriptions.
13.
UN
PROPRIÉTAIRE D’ARMES D’OTTAWA DÉVOILE LES ERREURS FAITES PAR LE CCAF SUR
CHACUN DE SES SEPT CERTIFICATS D’ENREGISTREMENT : Voici
ce qu’écrivait le 18 mars 2002 un propriétaire d’armes à feu
d’Ottawa : Pour ma femme et moi, le registre des armes à feu possède
des données sur sept armes, dont une datant de 1978. Chacun des certificats
compte au moins une erreur majeure : erreur de type, de modèle, de
fabricant, étranges désignations pour les cartouches, dimensions variables,
fautes d’orthographe et ainsi de suite. Comment le canon d’une arme peut
s’être allongé d’un certificat à l’autre? Tous les certificats
contiennent des détails qu’on ne peut retrouver sur l’arme elle-même.
Quelle utilité auront ces inscriptions fausses ou fictives?
14.
LE
REGISTRE DES 700 MILLIONS DE DOLLARS NE PEUT IDENTIFIER UNE ARME SANS NUMÉRO
DE SÉRIE :
Un propriétaire d’armes de Calgary a écrit ce qui suit le 8 avril 2002 :
« Il vous intéressera peut-être de savoir que j’ai récemment
enregistré une carabine Hiawatha de calibre .22 à percussion annulaire,
sans numéro de série, léguée par mon grand-père. L’arme avait été achetée
dans les années 50 ou 60 et servait à contrôler les ravageurs agricoles.
Le CCAF a délivré un certificat où était inscrit « inconnu »
pour le numéro de série, mais il n’a apposé aucun NIAF ni donné une
quelconque désignation identificatrice. Outre sa valeur sentimentale, l’arme
est un objet plutôt ordinaire, et je crois comprendre que plusieurs milliers
ont été produits au cours des années, avec de nombreuses variantes. Mon
certificat d’enregistrement pourrait s’appliquer à n’importe laquelle de
ces armes. Je suis d’accord avec vous : quel gâchis! »
PERSONNES
RESSOURCES
L’honorable
Martin Cauchon, c.p., député
Ministère
de la Justice
Édifice
de l’Ouest, pièce 312
Chambre
des communes
Ottawa
(Ontario)
K1A
0A6
Téléphone
: (613) 995-7691
Fax
: (613) 995-0114
Courriel :
Cauchon.M@parl.gc.ca
Madame
Sheila Fraser
240,
rue Sparks
Ottawa
(Ontario)
K1A
0G6
Téléphone
: (613) 995-3708
Fax
: (613) 957-0474
Courriel :
communications@oag-bvg.gc.ca
Monsieur
George Radwanski
Commissaire
à la protection de la vie privée du Canada
112,
rue Kent
Ottawa
(Ontario)
K1A
1H3
Téléphone :
(613) 995-8210
Sans
frais : 1-800-282-1376
Fax :
(613) 947-6850
Courriel
: info@privcom.gc.ca