COMMUNIQUÉ

Le 1er novembre 2002                                                                                                              Diffusion immédiate

PROMESSES BRISÉES – LE REGISTRE DES ARMES À FEU N’EST D’AUCUNE UTILITÉ POUR LES CORPS POLICIERS

« Le registre des armes à feu n’est d’aucune utilité aux policiers à cause des failles graves, d’un taux d’erreurs terrible et du bousillage bureaucratique. »

Yorkton – Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu et des droits de propriété, a éventé le secret de polichinelle du ministre de la Justice. Le bébé d’un million de dollars des libéraux ne permet pas aux policiers d’identifier les propriétaires des armes à feu!

Le 3 juin 1998, l’Association canadienne des policiers a écrit à la ministre de la Justice, Anne McLellan, en ces termes : « Il était particulièrement gratifiant de constater que le système permettra aux policiers-patrouilleurs de connaître l’identité et l’adresse des propriétaires d’armes à feu. » Selon M. Breitkreuz, « Le pire est que les patrouilleurs ont été bernés. Pis encore est le fait que les contribuables payent la facture et que cette facture est sur le point d’atteindre le milliard de dollars. »

Dans une lettre publiée par le Toronto Star le 25 juillet 1999, l’Association canadienne des chefs de police a affirmé : « Enfin, la combinaison des dispositions concernant la délivrance des permis et l’enregistrement des armes à feu contribuera à réduire le commerce illégal d’armes à feu en nous permettant de remonter la filière jusqu’aux premiers propriétaires et à appliquer le règlement aux termes duquel seuls les détenteurs d’un permis peuvent acheter des armes à feu. » «  Dans la foulée de l’épidémie de tirs criminels à Toronto cette année, je me demande si le chef Julian Fantino appuie toujours la déclaration de son association? »

La preuve recueillie est tellement accablante que le site Web du ministère de la Justice lui-même n’est plus à jour. Un document intitulé « L’enregistrement des armes à feu – un outil précieux pour les policiers » précise que : « En consultant le registre, le policier sait combien d’armes à feu il y a au domicile. » « C’est faux », a déclaré M. Breitkreuz.

Aujourd’hui, M. Breitkreuz a passé en revue des documents qu’il a obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information qui illustrent pourquoi les corps policiers ne peuvent pas se fier sur le registre des armes à feu mis en place au prix d’un milliard de dollars pour faire ce que les libéraux ont promis qu’ils pourraient faire :

 

  1. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que le gouvernement n’exige pas que les 131 000 personnes les plus dangereuses à qui il est déjà interdit de posséder une arme à feu de fournir leur changement d’adresse à la police.

  2. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que la loi n’oblige pas les propriétaires d’armes à feu à garder les armes à feu enregistrées à leur domicile ou à dire au gouvernement où ils les gardent.

  3. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que le gouvernement ne tient pas un registre distinct des armes à feu que les propriétaires se prêtent entre eux.

  4. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que entre un demi-million et 1,3 millions de propriétaires d’armes à feu n’ont pas demandé de permis ou ont refusé de le faire de telle sorte qu’ils ne peuvent enregistre leurs armes à feu.

  5. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que le gouvernement à perdu la trace d’au moins 300 000 armes à feu enregistrées dans l’ancien système d’enregistrement des armes de poing.

  6. Le policier ne sait pas combien d’armes à feu il y a parce que le gouvernement doit enregistrer entre 3,4 et 12 millions d’armes à feu d’ici la date limite fixée à la fin de l’année.

  7. Même si le policier trouve les armes à feu il est impossible de contrôler si elles sont enregistrées étant donné la description très floue des armes à feu sur les certificats. Par exemple, 4,5 millions de certificats ont été délivrés sans le nom du propriétaire. Les certificats déjà délivrés contiennent 3,2 millions d’espaces laissés en blanc ou illisibles et plus de trois-quarts de millions d’entre eux n’ont pas de numéro de série.

 

« Les policiers de première ligne au Canada savent que le registre des armes à feu n’est qu’un gaspillage d’un milliard de dollars. Il est grand temps que les dirigeants de l’ACP et les chefs de police représentent leurs membres et exhortent le gouvernement fédéral à mettre fin au registre, a affirmé M. Breitkreuz. Ce milliard de dollars pourrait permettre aux policiers de prendre diverses mesures pour contrôle l’utilisation criminelle des armes à feu, mais enregistrer des millions et des millions de fusils de chasse n’est pas l’une d’elles. »