REGISTRE
DES ARMES À FEU : LE MINISTRE CAUCHON
« Plus
d’un million de propriétaires d’armes à feu n’ont pas de permis et des
millions d’armes
Ottawa
– « Malgré
l’échec retentissant du registre des armes à feu, établi au coût d’un
milliard de dollars par les Libéraux, le ministre de la Justice, Martin Cauchon,
s’obstine à refuser l’amnistie générale qui permettrait à plus d’un
million de propriétaires d’armes à feu de s’y conformer sans craindre d’être
poursuivis, a déclaré Garry
Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition en matière d’armes à feu et de
droits de propriété. » Le député de la Saskatchewan a publié
aujourd’hui une trousse de documents contenant notamment la copie d’une
lettre qu’il a reçue du ministre de la Justice, dans laquelle il confirme que
le gouvernement n’a pas l’intention d’accorder une amnistie générale.
Depuis
février, M. Breitkreuz insiste pour que le ministre de la Justice accorde
une amnistie générale, comme l’ont fait les Libéraux en 1978 et les
Conservateurs en 1992, au moment où le Parlement a adopté une loi cruciale sur
le contrôle des armes à feu. « Mon parti est toujours résolu à se débarrasser
de ce registre des armes à feu, à notre avis entièrement inutile; toutefois,
je m’inquiète du fait que le ministre de la Justice semble déterminé à
criminaliser un aussi grand nombre de citoyens seulement parce qu’ils n’ont
pas la paperasse que le gouvernement exige, a ajouté le député Breitkreuz.
Pas étonnant que huit provinces et territoires aient décidé de se désister
du programme. »
Le
22 avril 1999, le National Post a rapporté les propos du premier
ministre Jean Chrétien, selon lesquels le programme de contrôle des armes à
feu avait pour but de rendre ces armes moins disponibles. M. Breitkreuz allègue
que le refus du ministre Cauchon d’accorder l’amnistie ne fait
qu’encourager le trafic illégal des armes, ce qui les rend d’autant plus
accessibles aux véritables criminels. L’un des documents qu’il rend
aujourd’hui publics démontre d’ailleurs que le Groupe d’utilisateurs
d’armes à feu, trié sur le volet par le ministre de la Justice lui-même,
partage l’avis du député. Selon une recommandation du Groupe, il n’existe
en effet aucun moyen juridique d’enregistrer ces armes à feu auprès de
propriétaires qualifiés. Leur enregistrement est pourtant essentiel, puisque
nombre de ces armes échappent depuis longtemps au système ou sont transférées
à des personnes non qualifiées à l’extérieur de la communauté des propriétaires.
Le
21 novembre 2001, le site web du ministère de la Justice nous apprenait que le
Canada comptait environ 3,3 millions de propriétaires d’armes à feu.
Or, en date du 5 octobre 2002, ce même site révèle que le Ministère
n’a accordé de permis qu’à 1,9 million de personnes, ce qui veut
dire que 1,4 million de propriétaires n’ont pas de permis.
D’ajouter le député : « D’autres documents du gouvernement
indiquent que plus de 300 000 propriétaires d’armes à feu enregistrées,
à autorisation restreinte et prohibées n’ont pas réussi à obtenir les
permis les autorisant à posséder ces armes déjà enregistrées. »
Depuis 1995, le gouvernement s’entête à refuser de concilier la divergence
de résultats entre l’enquête exhaustive menée par Statistique Canada en
1974 et ses propres registres d’importation et d’exportation, qui dénombrent
plus de 16 millions d’armes au Canada – et non 7,9 millions comme
le prétend le ministère de la Justice. En date du 5 octobre 2002, le
site web du ministère de la Justice indique que seulement 4,5 millions
d’armes ont été enregistrées. Des documents du gouvernement montrent que le
coût de ce registre s’élèvera bientôt à un milliard de dollars.
« On
aurait pu sauver tellement de vies avec cet argent, a déclaré M. Breitkreuz.
Ça saute aux yeux. Trois ministres de la Justice ont manqué à leur parole
envers le Parlement au sujet du registre des armes à feu. La seule chose
qu’ils semblent respecter, c’est leur échéance entièrement arbitraire,
une priorité purement politique qui n’a absolument rien à voir avec la sécurité
publique. S’ils jouissaient d’une amnistie générale, bien des propriétaires
seraient prêts à faire preuve de bonne volonté. Pourquoi des millions de
bons citoyens canadiens devraient-ils vivre dans la crainte d’être poursuivis,
alors que l’objectif principal des Libéraux semble être d’éviter un autre
inconvénient politique, a conclu M. Breitkreuz. »
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