DES
ARMES DE POING UTILISÉES DANS 64 % DES HOMICIDES COMMIS AVEC UNE ARME À
FEU – DANS 74 % DES CAS, CES ARMES N’ÉTAIENT PAS ENREGISTRÉES
Ottawa
– Les
récentes statistiques sur les homicides (2001) publiées par Statistique Canada
démontrent encore une fois la futilité totale de l’enregistrement des armes
à feu comme moyen pour réduire le nombre de meurtres, en particulier les
homicides par arme à feu. « Bon an mal an, les statistiques nous révèlent
les mêmes résultats et les libéraux continuent à chaque année de
s’enfouir la tête un peu plus profondément dans le sable », a déclaré
Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle pour les armes à
feu et les droits de propriété. « Les statistiques de cette année sont
particulièrement éloquentes. Même qu’il doit être difficile pour le
ministre de la Justice de les ignorer. »
Voici
quelques-uns des faits les plus révélateurs découlant du rapport de
Statistique Canada, Les homicides au Canada - 2001:
1.
Sur
les 554 victimes d’homicides au pays en 2001, 31 % ont été poignardées,
31 % abattues et 22 % battues (voir le graphique à la page 9).
M. Breitkreuz a déclaré ce qui suit : « La tentative
d’enregistrer toutes les armes à feu au Canada est aussi insensée que de
vouloir enregistrer tous les couteaux et bâtons de base-ball. »
2.
Sur
les 171 homicides par arme à feu commis en 2001, 64 % l’ont été
avec des armes de poing, armes que la GRC enregistre depuis 68 ans, 6 %
avec des armes à feu totalement interdites et 27 % avec une carabine ou un
fusil de chasse (page 9).
3.
Depuis 1991, on enregistre une augmentation continue du nombre d’armes
de poing utilisées pour commettre un homicide (de 49,8 % à 64,3 % en
2001). Pendant la même période, la quantité de meurtres commis avec des
carabines et des fusils de chasse n’a cessé de diminuer, passant de 38 %
à 26,9 % (tableau 7, à la page 9). « L’enregistrement
des armes de poing est obligatoire depuis 1934 en application du Code criminel,
et celui des carabines et des fusils de chasse ne le sera que le 1er janvier 2003.
Comment se fait‑il que la députation libérale ne puisse voir ce qui
cloche?, s’est interrogé M. Breitkreuz.
4.
Entre 1997 et 2001, 74 % des armes de poing récupérées sur la scène
de 143 homicides n’étaient pas enregistrées (page 10) –
« Les députés libéraux devraient se poser deux questions : 1) Comment
se fait‑il qu’un si grand nombre d’armes de poing n’aient pas été
enregistrées, alors qu’on essaie de les enregistrer depuis 68 ans? 2) Pourquoi
les certificats d’enregistrement accompagnant ces armes de poing n’ont‑ils
pu empêcher 37 (26 %) de ces meurtres? À partir de cette seule
statistique, on peut affirmer que les libéraux défient toute logique en
continuant de dépenser des millions de dollars soutirés aux contribuables dans
le but de faire enregistrer 16 millions de carabines et de fusils de chasse »
d’ajouter M. Breitkreuz.
Le
rapport sur les homicides de 2001 a mis en évidence d’autres faits intéressants :
65 %
des personnes accusées d’homicide avaient un casier judiciaire au Canada,
et 58 % d’entre elles avaient déjà été condamnées pour
des crimes violents (page 15).
51 %
des victimes d’homicide possédaient aussi un casier judiciaire – et 54 %
d’entre elles avaient été condamnées antérieurement pour un crime
violent (page 15).
75 % des
personnes accusées et 56 % de toutes les victimes d’homicide
avaient consommé de l’alcool et/ou des drogues au moment du meurtre (page 15).
Entre 1998 et
2001, la moyenne des homicides liés à des groupes criminalisés a augmenté,
passant à 10,5 % de l’ensemble des homicides (page 7).
Alors que les
Autochtones ne représentent qu’environ 3 % de la population,
ils ont constitué 25 % de toutes les personnes accusées
d’homicide et 15 % de toutes les victimes d’homicide.
14 %
des personnes accusées de meurtre présentaient des troubles psychologiques.
M.
Breitkreuz devait ainsi conclure: « Statistique Canada a fait la preuve
encore une fois que les libéraux faisaient fausse route en obligeant de
parfaits innocents à enregistrer leurs armes à feu. En vérité, il faudrait
cibler les criminels avérés, les bandits et les personnes souffrant de
troubles psychologiques, et non les agriculteurs, les chasseurs et les adeptes
du tir à la cible. »
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