COMMUNIQUÉ

Le 10 octobre 2002                                                                                                         Pour diffusion immédiate

DES ARMES DE POING UTILISÉES DANS 64 % DES HOMICIDES COMMIS AVEC UNE ARME À FEU – DANS 74 % DES CAS, CES ARMES N’ÉTAIENT PAS ENREGISTRÉES COMMENT CELA SE PEUT-IL? LA GRC ENREGISTRE LES ARMES DE POING DEPUIS 1934

Ottawa – Les récentes statistiques sur les homicides (2001) publiées par Statistique Canada démontrent encore une fois la futilité totale de l’enregistrement des armes à feu comme moyen pour réduire le nombre de meurtres, en particulier les homicides par arme à feu. « Bon an mal an, les statistiques nous révèlent les mêmes résultats et les libéraux continuent à chaque année de s’enfouir la tête un peu plus profondément dans le sable », a déclaré Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle pour les armes à feu et les droits de propriété. « Les statistiques de cette année sont particulièrement éloquentes. Même qu’il doit être difficile pour le ministre de la Justice de les ignorer. »

Voici quelques-uns des faits les plus révélateurs découlant du rapport de Statistique Canada, Les homicides au Canada - 2001:

1.      Sur les 554 victimes d’homicides au pays en 2001, 31 % ont été poignardées, 31 % abattues et 22 % battues (voir le graphique à la page 9). M. Breitkreuz a déclaré ce qui suit : « La tentative d’enregistrer toutes les armes à feu au Canada est aussi insensée que de vouloir enregistrer tous les couteaux et bâtons de base-ball. »

2.      Sur les 171 homicides par arme à feu commis en 2001, 64 % l’ont été avec des armes de poing, armes que la GRC enregistre depuis 68 ans, 6 % avec des armes à feu totalement interdites et 27 % avec une carabine ou un fusil de chasse (page 9).

3.      Depuis 1991, on enregistre une augmentation continue du nombre d’armes de poing utilisées pour commettre un homicide (de 49,8 % à 64,3 % en 2001). Pendant la même période, la quantité de meurtres commis avec des carabines et des fusils de chasse n’a cessé de diminuer, passant de 38 % à 26,9 % (tableau 7, à la page 9). « L’enregistrement des armes de poing est obligatoire depuis 1934 en application du Code criminel, et celui des carabines et des fusils de chasse ne le sera que le 1er janvier 2003. Comment se fait‑il que la députation libérale ne puisse voir ce qui cloche?, s’est interrogé M. Breitkreuz.

4.      Entre 1997 et 2001, 74 % des armes de poing récupérées sur la scène de 143 homicides n’étaient pas enregistrées (page 10) – « Les députés libéraux devraient se poser deux questions : 1) Comment se fait‑il qu’un si grand nombre d’armes de poing n’aient pas été enregistrées, alors qu’on essaie de les enregistrer depuis 68 ans? 2) Pourquoi les certificats d’enregistrement accompagnant ces armes de poing n’ont‑ils pu empêcher 37 (26 %) de ces meurtres? À partir de cette seule statistique, on peut affirmer que les libéraux défient toute logique en continuant de dépenser des millions de dollars soutirés aux contribuables dans le but de faire enregistrer 16 millions de carabines et de fusils de chasse » d’ajouter M. Breitkreuz.

 

Le rapport sur les homicides de 2001 a mis en évidence d’autres faits intéressants :

M. Breitkreuz devait ainsi conclure: « Statistique Canada a fait la preuve encore une fois que les libéraux faisaient fausse route en obligeant de parfaits innocents à enregistrer leurs armes à feu. En vérité, il faudrait cibler les criminels avérés, les bandits et les personnes souffrant de troubles psychologiques, et non les agriculteurs, les chasseurs et les adeptes du tir à la cible.  »

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