COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
25
septembre 2002
Pour diffusion immédiate
STATISTIQUE
CANADA NOUS DIT CE QUI TUE LES CANADIENS
«En
1999, moins de un demi de un pour cent de tous les décès au Canada mettait en
cause des armes à feu et, malheureusement, le registre des armes à feu imposé
par les Libéraux au coût de plusieurs milliards de dollars n’améliorera pas
la situation.»
Yorkton
– Aujourd’hui, M. Garry Breitkreuz, porteparole
de l’Opposition officielle en matière d’armes à feu et de droits de la
propriété, a rendu publique l’analyse du plus récent rapport de Statistique
Canada sur les causes de décès au pays effectuée par
la Bibliothèque du Parlement. Statistique Canada a publié en juin 2002
Les causes de décès, 1999, numéro de catalogue CS84208/1999.
Le document connexe de la Bibliothèque du Parlement s’intitule Statistique
choisie sur la mortalité canadienne 1999 –causes de décès, nombre de décès,
pourcentage total de décès, fréquence d’occurrence. «Voyons ce qui tue
vraiment les Canadiens et laissons les contribuables décider quelle est la
meilleure façon de dépenser leur argent durement gagné,» a dit M.
Breitkreuz. «Si le gouvernement libéral se souciait vraiment de sauver le plus
grand nombre de vies possible, il établirait ses priorités de dépenses en se
servant de ce genre d’analyse fondée sur le bon sens.»
D’après
les propres estimations du gouvernement, les sommes consacrées â ce registre
d’armes à feu totalement inutile s’approche maintenant du milliard de
dollars, et pourtant, les données de Statistique Canada démontrent que moins
de un demi de un pour cent de tous les décès au Canada en 1999 mettait en
cause des armes à feu (soit 0,07 p. 100 des homicides, 002 p. 100 des accidents
mortels et 0,37 p. 100 des suicides). « Le plus navrant, c’est que le fait
d’enregistrer plus de 16 millions d’armes à feu légales au Canada ne
contribuera aucunement à améliorer cette statistique; en fait, cela pourrait même
empirer les choses », d’après M. Breitkreuz. « Cet argent devrait financer
des mesures dont l’utilité pour sauver des vies a été démontrée notamment,
renforcer la présence policière dans nos rues et sur nos autoroutes, acheter
un plus grand nombre de IRM, multiplier les programmes de traitement des
maladies du cœur, financer la recherche sur le cancer et réduire le temps
d’attente pour les chirurgies. »
Le
tableau de la Bibliothèque du Parlement montre qu’en 1999, les principales
causes de décès des Canadiens ont été les suivantes :
-toutes
les 7 minutes, un Canadien meurt de maladies du cœur ou du système
circulatoire (78 942 décès – 35,96 p. 100 de la totalité des décès);
-toutes
les 9 minutes, un Canadien meurt du cancer (61 650 décès – 28,08 p. 100 de
la totalité des décès);
-toutes
les 24 minutes, un Canadien meurt de maladies du système respiratoire (22 026 décès
– 10,03 p. 10 de la totalité des décès);
-toutes
les 60 minutes, un Canadien meurt de maladies du système digestif (7 896 décès
– 3,60 p. 100 de la totalité des décès);
-toutes
les 60 minutes, un Canadien meurt à la suite de troubles mentaux (6 672 décès
– 3,04 p. 100 de la totalité des décès);
-toutes
les 2 heures, un Canadien se suicide (4 074 décès – 802 ou un cinquième des
suicides sont commis à l’aide d’armes à feu);
-toutes
les 3 heures, un Canadien meurt dans un accident de la circulation (3 055 décès
– 1,39 p. 100 de la totalité des décès) ;
-toutes
les 3 heures, un Canadien meurt d’une chute accidentelle (2 866 décès –
1,31 p. 100 de la totalité des décès); et
-toutes
les 19 heures, un Canadien est assassiné (462 décès – 151, ou un tiers,
l’ont été à l’aide d’armes à feu).
Le
tableau de la Bibliothèque du Parlement a été ventilé pour comparer les
causes de décès chez les hommes et chez les femmes :
-Un
homme meurt du VIH/sida chaque jour. Une femme meurt du VIH/sida tous les 6
jours.
-Un
homme est assassiné tous les jours. Une femme est assassinée tous les 3 jours.
Un
homme est assassiné à l’aide d’une arme à feu tous les 3 jours. Une femme
est assassinée à l’aide d’une arme à feu tous les 9 jours.
-Un
homme est assassiné à l’aide d’un couteau tous les 5 jours. Une femme est
assassinée à l’aide d’un couteau tous les 10 jours.
«
Pensezvous
que ces hommes et ces femmes se sont préoccupés du genre d’armes que leur
meurtrier a utilisé pour les tuer? » a demandé M. Breitkreuz. « De toute évidence,
le problème n’est pas une pénurie d’armes pour les meurtriers ou le fait
que les armes en question aient été enregistrées auprès du gouvernement ou
non. Que dira-t-on dans dix ans quand on réalisera que le gouvernement a dépensé
2 milliards de dollars pour l’enregistrement d’armes légales et que des
hommes et des femmes continuent d’être assassinés chaque année? En 1999, la
Bibliothèque du Parlement a établi que les corps policiers avaient signalé un
peu plus de 291 000 incidents de crimes violents, mais qu’on avait eu recours
à une arme à feu que 1,4 p. 100 des cas. Les Canadiens devraient demander au
gouvernement ce qu’il fait pour lutter contre le crime violent, et non combien
d’armes légales il a fait enregistrer », de conclure M. Breitkreuz.