D’AUTRES
DONNÉES FABRIQUÉES SUR LE REGISTRE DES ARMES À FEU
«
Les données de Statistique Canada prouvent que l’enregistrement ne fonctionne
pas
Ottawa
– Hier à la Chambre des communes, Garry Breitkreuz, porte-parole de
l’opposition officielle sur les armes à feu et les droits de propriété, a
exposé une autre invention du ministère de la Justice à propos des armes à
feu. « Statistique Canada, explique M. Breitkreuz, a pour tâche de communiquer
les faits sur l’utilisation criminelle des armes à feu au pays.
Malheureusement, ces réalités statistiques montrent que l’enregistrement des
armes ne fonctionne pas. C’est pourquoi le ministère de la Justice tente en
vain de manipuler les chiffres pour justifier le maintien de ce mauvais
programme, dont la facture approche du milliard de dollars. »
Voici
la déclaration que M. Breitkreuz a faite au Parlement pour exposer cette dernière
ruse libérale :
M.
Garry Breitkreuz (Yorkton–Melville, Alliance canadienne) :
Monsieur le Président, je dévoile aujourd'hui une autre énorme tromperie
du gouvernement. Plus tôt au cours du mois, le secrétaire parlementaire du
ministre de la Justice a déclaré à la Chambre qu'en 1998, 63 % des femmes
victimes d'homicide familial ont été tuées par une carabine ou un fusil de
chasse. Hier, la Bibliothèque du Parlement m'a fourni des données de
Statistique Canada qui révèlent que le pourcentage véritable de ces homicides
est de 18,6 %, soit moins d'un tiers de ce que prétend le ministre. La Bibliothèque
m'a affirmé ne pouvoir citer aucune publication à l'appui de la déclaration
du ministère de la Justice. Voilà une autre statistique fabriquée de toutes
pièces par le ministère de la Justice. Le ministre de la Justice présentera-t-il
ses excuses à la Chambre et aux Canadiens pour cette tromperie? Mieux encore,
le ministre expliquera-t-il à la Chambre, ce que ses deux prédécesseurs n'ont
pas fait au cours des huit dernières années, soit comment l'enregistrement des
armes à feu peut prévenir le meurtre? C'est un affront à la démocratie parce
que la Chambre a besoin d'information exacte pour prendre des décisions.
Le
député de la Saskatchewan faisait référence à une allocution du député
libéral Paul Macklin, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et
procureur général du Canada, durant le débat sur le projet de loi C15B
: « En 1998, 63 % des femmes victimes d'homicide au sein de la famille ont
été la cible d'une carabine ou d'un fusil de chasse ordinaires. Par ailleurs,
21 % des victimes ont été atteintes par des fusils et des carabines à canon
scié. Ainsi, l'utilisation à la maison du fusil de chasse de l'oncle George
peut entraîner des conséquences tragiques » [Hansard, p. 10250].
Le
28 avril 2002, la Bibliothèque du Parlement a remis son analyse d’un tableau
produit par le Centre canadien de la statistique juridique : [traduction] « Ce
tableau décrit les homicides de conjointes par des membres de la famille, de
1995 à 2000, ventilés selon trois catégories : carabine/fusil de chasse;
autres armes à feu; autres armes/inconnu. Comme vous le verrez, les données
montent que 18,6 % (c.àd.
13 sur 70) de tous les homicides de conjointes commis par des membres de la
famille en 1998 étaient attribuables à des carabines ou des fusils de chasse,
alors que 7,1 % (c.àd.
5 sur 70) découlaient de l’utilisation d’autres armes à feu. Pour ce qui
est des statistiques sur les femmes victimes d'homicide au sein de la famille,
mentionnées dans le débat du 10 avril 2002 à la Chambre des communes, nous
n’avons pu trouver de publication (Statistique Canada ou autre) citant ces
chiffres ».
Cliquer
pour voir le tableau du Centre canadien de la statistique juridique :
http://www.garrybreitkreuz.com/publications/FemaleSpouseHomicides-2002-04-26.pdf
Cliquer
pour voir les débats du 10 avril 2002 à la Chambre des communes :
http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/chambus/house/debates/165_2002-04-10/HAN165-F.htm
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