COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 23 avril 2002                                                                                                                Diffusion immédiate 

TAUX D’ERREUR DE 132 % DANS LES DEMANDES D’ENREGISTREMENT DES ARMES À FEU, SELON LA GRC

Document du ministère de la Justice: « La délivrance de permis d’armes à feu atténue les risques à la sécurité public, non l’enregistrement »

 

Ottawa – Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole officiel de l’opposition en matière d’armes à feu et des droits de propriété intellectuelle, a rendu public un document accablant que le gouvernement tente de garder secret depuis neuf mois. « Nous avions en main d’autres documents indiquant que le registre des armes à feu connaissait un taux d’erreur de 90 p. 100, mais nous venons d’apprendre, preuve à l’appui, que la situation est pire que nous le croyions, a affirmé M. Breitkreuz. Non seulement les demandes d’enregistrement comportent un taux d’erreur de 90 p. 100, mais la GRC nous informe avoir relevé un taux d’erreur de 42 p. 100 dans les descriptions des armes à feu. Tous les policiers au pays devraient commencer à s’inquiéter, surtout que le ministre de la Justice, leurs chefs et leurs dirigeants syndicaux leur promettent depuis 1994 que l’information consignée dans le registre sera exacte, a précisé M. Breitkreuz. Aujourd’hui, le problème des erreurs est encore pire qu’il y a neuf mois parce que le ministre de la Justice a ordonné de cesser de vérifier les armes à feu dans une tentative de respecter la date butoir arbitraire de la fin d’année. »

 

« Le 18 juillet 2001, nous avons présenté une demande de renseignements aux termes de la Loi sur l’accès à l’information et ce n’est qu’après trois plaintes au Commissaire à l’information que les documents de la GRC ont finalement été livrés à mon bureau le 17 avril 2002. Le rapport explique la raison pour laquelle le gouvernement tente par tous les moyens d’éviter que le public, les médias et le Parlement mettent la main dessus. Étonnamment, le ministère de la Justice a prétendu n’avoir aucun document traitant de la question. Et quoi encore », a déclaré M. Breitkreuz.

 

Le rapport de la GRC, dossier: 01AIPRP-322180, relève six sortes d’erreurs dans les demandes d’enregistrement et fournit les renseignements suivants portant sur la période du 1er décembre 1998 au 18 juillet 2001 :

 

« C’est une perte de temps et d’argent parce que les données de Statistique Canada sur les homicides et les vols prouvent au-delà de tout doute que l’enregistrement d’une arme à feu n’a rien à voir avec la sécurité du public », a révélé M. Breitkreuz. À la page 13 d’un document du ministère de la Justice daté du 9 janvier 2001 (dossier AIPRP : A-2000-0156) sous une section intitulée « Évaluation des risques », nous pouvons lire: « La délivrance de permis d’armes à feu atténue les risques à la sécurité public, non l’enregistrement ».

 

« Un registre des armes à feu est inutile – encore plus s’il est plein d’erreurs. Les services de police connaissent déjà l’adresse de tous les titulaires d’un permis d’arme à feu au Canada. En quoi la sécurité de la police et du public est-elle améliorée en cherchant à savoir quel type d’arme un tel possède, s’interroge M. Breitkreuz. Les services de police doivent être scandalisés de voir le gaspillage de centaines de millions de dollars par année qu’entraîne ce registre d’armes à feu idiot des libéraux alors que cet argent pourrait servir à régler tant d’autres problèmes prioritaires. J’invite les services de police à se joindre à nous en vue de nous débarrasser de ce registre inutile. »

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