Document
du ministère de la Justice: « La délivrance de permis d’armes à feu atténue
les risques à la sécurité public, non l’enregistrement »
Ottawa
– Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole officiel de l’opposition en
matière d’armes à feu et des droits de propriété intellectuelle, a rendu
public un document accablant que le gouvernement tente de garder secret depuis
neuf mois. « Nous avions en main d’autres documents indiquant que le registre
des armes à feu connaissait un taux d’erreur de 90 p. 100, mais nous venons
d’apprendre, preuve à l’appui, que la situation est pire que nous le
croyions, a affirmé M. Breitkreuz. Non seulement les demandes
d’enregistrement comportent un taux d’erreur de 90 p. 100, mais la GRC nous
informe avoir relevé un taux d’erreur de 42 p. 100 dans les descriptions des
armes à feu. Tous les policiers au pays devraient commencer à s’inquiéter,
surtout que le ministre de la Justice, leurs chefs et leurs dirigeants syndicaux
leur promettent depuis 1994 que l’information consignée dans le registre sera
exacte, a précisé M. Breitkreuz. Aujourd’hui, le problème des erreurs
est encore pire qu’il y a neuf mois parce que le ministre de la Justice a
ordonné de cesser de vérifier les armes à feu dans une tentative de respecter
la date butoir arbitraire de la fin d’année. »
«
Le 18 juillet 2001, nous avons présenté une demande de renseignements aux
termes de la Loi sur l’accès à l’information et ce n’est qu’après
trois plaintes au Commissaire à l’information que les documents de la GRC ont
finalement été livrés à mon bureau le 17 avril 2002. Le rapport explique la
raison pour laquelle le gouvernement tente par tous les moyens d’éviter que
le public, les médias et le Parlement mettent la main dessus. Étonnamment, le
ministère de la Justice a prétendu n’avoir aucun document traitant de la
question. Et quoi encore », a déclaré M. Breitkreuz.
Le
rapport de la GRC, dossier: 01AIPRP-322180, relève six sortes d’erreurs dans
les demandes d’enregistrement et fournit les renseignements suivants portant
sur la période du 1er décembre 1998 au 18 juillet 2001 :
«
C’est une perte de temps et d’argent parce que les données de Statistique
Canada sur les homicides et les vols prouvent au-delà de tout doute que
l’enregistrement d’une arme à feu n’a rien à voir avec la sécurité du
public », a révélé M. Breitkreuz. À la page 13 d’un document du ministère
de la Justice daté du 9 janvier 2001 (dossier AIPRP : A-2000-0156) sous une
section intitulée « Évaluation des risques », nous pouvons lire:
« La délivrance de permis d’armes à feu atténue les risques à la sécurité
public, non l’enregistrement ».
«
Un registre des armes à feu est inutile – encore plus s’il est plein
d’erreurs. Les services de police connaissent déjà l’adresse de tous les
titulaires d’un permis d’arme à feu au Canada. En quoi la sécurité de la
police et du public est-elle améliorée en cherchant à savoir quel type
d’arme un tel possède, s’interroge M. Breitkreuz. Les services de police
doivent être scandalisés de voir le gaspillage de centaines de millions de
dollars par année qu’entraîne ce registre d’armes à feu idiot des libéraux
alors que cet argent pourrait servir à régler tant d’autres problèmes
prioritaires. J’invite les services de police à se joindre à nous en vue de
nous débarrasser de ce registre inutile. »
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