Le
28 février 2002
Pour diffusion immédiate
«
Le ministère de la Justice a perdu la trace de 300 000 armes à feu enregistrées
et
38
000 détenteurs de permis. »
Ottawa
– Le porte-parole officiel de l’opposition en matière de contrôle des
armes à feu, Garry Breitkreuz, a rendu public aujourd’hui un recueil des
dernières étourderies de la bureaucratie concernant le registre des armes à
feu de 700 millions de dollars du gouvernement : DES ERREURS, D’AUTRES ERREURS
ET ENCORE DES ERREURS. Le 7 février 2001, l’Edmonton Sun rapportait ce
qui suit : [Traduction] Le président de l’Association canadienne de
police, le constable Grant Obst, a déclaré hier qu’un grand nombre de
policiers canadiens qui croient pourtant au principe d’un registre des armes
à feu doutent sérieusement que celui du Centre canadien des armes à feu leur
fournira un jour l’information dont ils ont besoin pour lutter contre la
criminalité. « Ils ne sont pas contents de l’information recueillie, a-t-il
dit. Ils se demandent si les renseignements sont exacts. » Le
document de M. Breitkreuz répond à la question du constable Obst : « Si
l’information contenue dans le registre n’est pas exacte, en quoi le
registre peutil
être utile à la police? »
«
Qu’il s’agisse des quelque 300 000 armes à feu non réclamées dans
l’ancien registre, des 38 629 détenteurs de permis dont on a perdu la trace
l’an dernier, des 832 permis d’armes à feu délivrés en double, des
dizaines de permis avec la mauvaise photo, des 57 certificats d’enregistrement
établis pour 16 armes à feu appartenant à une seule personne, les
bureaucrates du ministère de la Justice se sont révélés incapables de mettre
à exécution le projet de loi C-68 et ne peuvent pas espérer tenir les
promesses faites par le ministre, a commenté M. Breitkreuz. « Le registre
des armes à feu est le plus formidable système de collecte d’ordures au
Canada. Il n’est pas étonnant que les libéraux veuillent privatiser ce
fouillis. »
Un
article paru en première page du Moncton Times and Transcript de lundi
illustre à quel point l’exactitude des données contenues dans le registre
des armes à feu est importante pour la police. [Traduction] La base de données
est censée permettre aux policiers qui répondent à un appel de vérifier
s’il existe des armes à feu dans la maison. L’agent saura ainsi s’il
existe un danger grave à cet endroit. Mais certains patrouilleurs font valoir
qu’il serait idiot de se fier à un registre que personne ne peut dire s’il
est complet, et que les policiers qui ne sont pas conscients que tous les appels
doivent être traités avec la plus haute prudence jouent avec leur vie. « À
première vue, c’était un argument de vente excellent, a déclaré le
policier de Sackville Ted Doncaster. Il s’est passé beaucoup de choses
depuis, a-t-il ajouté en se moquant de ce dispositif de sécurité auquel les
policiers peuvent se fier seulement à leurs risques. En somme, on s’est fait
avoir. »
«
En dépit de toutes les preuves attestant du contraire, certains maintiendront
que cette dépense d’un milliard de dollars pour le registre des armes à feu
contribuera à améliorer la sécurité du public. Or, c’est malheureux, mais
la sécurité du public est encore plus compromise par le registre des armes à
feu, prévient M. Breitkreuz. Comme nous l’avons dit, les policiers peuvent être
bercés par un faux sentiment de sécurité si l’ordinateur du registre
indique qu’il n’y a pas de fusils dans la maison. À l’inverse, si
l’ordinateur révèle la présence d’armes à feu alors qu’il n’y en a
pas, les occupants sont en danger parce que les policiers sortent leurs armes
avant d’entrer. Les erreurs présentes dans le système annulent le
principe de base du registre. »
«
En 1995, le député de Leeds-Grenville, Joe Jordan, a déclaré à la télévision
nationale que le registre des armes à feu n’était pas plus compliqué que le
système d’impôt sur le revenu. J’imagine que c’est une coïncidence si
le premier ministre a nommé un nouveau ministre de la Justice qui possède une
certaine expérience de l’Agence des douanes et du revenu du Canada, a fait
observer M. Breitkreuz. Lundi, le nouveau ministre de la Justice a affirmé
fièrement au Parlement : « Nous sommes contents de ce que nous avons réalisé.
Le registre des armes à feu fonctionne très bien. » (Hansard page 9201)
« Regardez de nouveau, monsieur le ministre, les documents de votre propre
ministère prouvent le contraire. »
Le
rapport de M. Breitkreuz DES ERREURS, D’AUTRES ERREURS ET ENCORE DES ERREURS
est disponible à son site Web Cliquez ici: http://www.garrybreitkreuz.com/publications/erreurs-erreurs.htm
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