La motion de M. Breitkreuz
exigerait que les délinquants sexuels et les personnes visées
Ottawa - Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a joint
sa voix à celle des députés qui critiquent le gouvernement fédéral parce
que ce dernier n’a pas respecté sa promesse d’établir un registre national
des délinquants d’ici le 30 janvier 2002. Le député agit également à
titre de porte-parole de l’Opposition officielle en matière de contrôle des
armes à feu. Il a fustigé le gouvernement, le blâmant d’obliger les propriétaires
d’arme à feu respectueux des lois à signaler leur changement d’adresse à
la police sous peine d’un emprisonnement maximal de deux ans, sans astreindre
les délinquants sexuels à la même obligation. Les libéraux ont complètement
dénaturé le système juridique. Au lieu de s’attaquer aux criminels qui
menacent réellement la société, ils consacrent des centaines de millions de
dollars pour s’en prendre aux citoyens respectueux des lois qui doivent se
procurer un permis de port d’arme même si, aux yeux du gouvernement, ils ne
constituent pas une menace pour la sécurité publique.
Breitkreuz a donné un
exemple effarant d’ingérence bureaucratique dans la vie privée des citoyens
respectueux des lois. « En novembre, un homme qui venait de quitter le Manitoba
pour s’établir dans une petite ville en Alberta nous a raconté que, peu de
temps après, un représentant du ministère fédéral de la Justice lui a téléphoné
pour lui indiquer qu’il avait déménagé et lui demander s’il possédait
une arme à feu. L’homme s’est établi par la suite à Calgary, et le même
scénario s’est reproduit », a signalé M. Breitkreuz. « Ce n’était pas
un délinquant sexuel que le gouvernement surveillait! Et qui plus est, il n’était
pas visé par une interdiction de posséder une arme à feu. En fait, il détenait
un permis valide de possession et d’acquisition d’une arme à feu. Que peut
bien avoir en tête le ministère de la Justice? »
Voici
quel est le nœud du problème : le gouvernement surveillait un citoyen dans ses
déplacements du Manitoba vers une petite ville de l’Alberta, puis vers
Calgary, alors que ce citoyen ne possédait même pas une arme à feu. Il ne détenait
qu’un permis d’acquisition d’arme. M. Breitkreuz pose la question suivante
: « Après avoir consacré 700 000 millions de dollars à la création d’un
registre des armes à feu, le gouvernement n’aurait-il pas pu simplement tirer
les choses au clair en consultant les renseignements sur ce citoyen dans le
registre? »
« Il n’y a que le
gouvernement fédéral pour établir de telles priorités incongrues. Ce n’est
pas aux citoyens respectueux des lois mais plutôt aux délinquants sexuels et
aux personnes visées par une interdiction de posséder une arme à feu qu’il
devrait incomber de signaler un changement d’adresse à la police », a fait
valoir M. Breitkreuz. Il a ajouté ce qui suit : « Selon les recherches
effectuées par le gouvernement, 50 % des agresseurs d’enfants récidivent de
10 à 30 ans après avoir purgé leur peine! Pourquoi le gouvernement répugne-t-il
à surveiller les allées et venues de ces personnes? En fait, il faudrait que
ces dernières signalent leur changement d’adresse rapidement. Parmi les
victimes qui ont été enlevées et assassinées par des agresseurs d’enfants,
44 % ont été tuées dans l’heure suivant leur enlèvement, 74 % dans les
trois heures et 91 % dans les 24 heures.
M. Breitkreuz conclut
ainsi : « C’est pourquoi j’ai présenté aujourd’hui la motion
d’initiative parlementaire M-457qui est ainsi libellée : Que, de
l’avis de la Chambre des communes, le gouvernement devrait adopter une loi
exigeant que les délinquants sexuels et les personnes visées par une
interdiction de posséder une arme à feu signalent tout changement d’adresse
à la police. Si le gouvernement continue à faire preuve de
procrastination dans ce dossier important, nous pourrons, souhaitons-le,
l’obliger à revenir à la Chambre pour débattre ma motion. »
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