COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 5 février 2002                                                                       Pour diffusion immédiate

LES LIBÉRAUX SURVEILLENT LES CITOYENS RESPECTUEUX DES LOIS SANS SE PRÉOCCUPER DES DÉLINQUANTS SEXUELS

La motion de M. Breitkreuz exigerait que les délinquants sexuels et les personnes visées par une interdiction de posséder une arme à feu signalent à la police leur changement d’adresse.

 

Ottawa - Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a joint sa voix à celle des députés qui critiquent le gouvernement fédéral parce que ce dernier n’a pas respecté sa promesse d’établir un registre national des délinquants d’ici le 30 janvier 2002. Le député agit également à titre de porte-parole de l’Opposition officielle en matière de contrôle des armes à feu. Il a fustigé le gouvernement, le blâmant d’obliger les propriétaires d’arme à feu respectueux des lois à signaler leur changement d’adresse à la police sous peine d’un emprisonnement maximal de deux ans, sans astreindre les délinquants sexuels à la même obligation. Les libéraux ont complètement dénaturé le système juridique. Au lieu de s’attaquer aux criminels qui menacent réellement la société, ils consacrent des centaines de millions de dollars pour s’en prendre aux citoyens respectueux des lois qui doivent se procurer un permis de port d’arme même si, aux yeux du gouvernement, ils ne constituent pas une menace pour la sécurité publique.

 

Breitkreuz a donné un exemple effarant d’ingérence bureaucratique dans la vie privée des citoyens respectueux des lois. « En novembre, un homme qui venait de quitter le Manitoba pour s’établir dans une petite ville en Alberta nous a raconté que, peu de temps après, un représentant du ministère fédéral de la Justice lui a téléphoné pour lui indiquer qu’il avait déménagé et lui demander s’il possédait une arme à feu. L’homme s’est établi par la suite à Calgary, et le même scénario s’est reproduit », a signalé M. Breitkreuz. « Ce n’était pas un délinquant sexuel que le gouvernement surveillait! Et qui plus est, il n’était pas visé par une interdiction de posséder une arme à feu. En fait, il détenait un permis valide de possession et d’acquisition d’une arme à feu. Que peut bien avoir en tête le ministère de la Justice? »

 

Voici quel est le nœud du problème : le gouvernement surveillait un citoyen dans ses déplacements du Manitoba vers une petite ville de l’Alberta, puis vers Calgary, alors que ce citoyen ne possédait même pas une arme à feu. Il ne détenait qu’un permis d’acquisition d’arme. M. Breitkreuz pose la question suivante : « Après avoir consacré 700 000 millions de dollars à la création d’un registre des armes à feu, le gouvernement n’aurait-il pas pu simplement tirer les choses au clair en consultant les renseignements sur ce citoyen dans le registre? »

 

« Il n’y a que le gouvernement fédéral pour établir de telles priorités incongrues. Ce n’est pas aux citoyens respectueux des lois mais plutôt aux délinquants sexuels et aux personnes visées par une interdiction de posséder une arme à feu qu’il devrait incomber de signaler un changement d’adresse à la police », a fait valoir M. Breitkreuz. Il a ajouté ce qui suit : « Selon les recherches effectuées par le gouvernement, 50 % des agresseurs d’enfants récidivent de 10 à 30 ans après avoir purgé leur peine! Pourquoi le gouvernement répugne-t-il à surveiller les allées et venues de ces personnes? En fait, il faudrait que ces dernières signalent leur changement d’adresse rapidement. Parmi les victimes qui ont été enlevées et assassinées par des agresseurs d’enfants, 44 % ont été tuées dans l’heure suivant leur enlèvement, 74 % dans les trois heures et 91 % dans les 24 heures.

 

M. Breitkreuz conclut ainsi : « C’est pourquoi j’ai présenté aujourd’hui la motion d’initiative parlementaire M-457qui est ainsi libellée : Que, de l’avis de la Chambre des communes, le gouvernement devrait adopter une loi exigeant que les délinquants sexuels et les personnes visées par une interdiction de posséder une arme à feu signalent tout changement d’adresse à la police. Si le gouvernement continue à faire preuve de procrastination dans ce dossier important, nous pourrons, souhaitons-le, l’obliger à revenir à la Chambre pour débattre ma motion. »

 

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