COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 28 janvier 2002                                                                                                            Pour diffusion immédiate

LES LIBÉRAUX ONT UNE « LOGIQUE FLOUE » ON ESTIME QUE L’ENREGISTREMENT DES ARMES À FEU PRENDRA 8,8 ANS

« Les policiers demandaient que le registre soit exact, mais les libéraux leur ont donné ce qu’on appelle la ‘logique floue’. »

 

Ottawa – Aujourd’hui, Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu, a divulgué des documents du ministère de la Justice selon lesquels le ministère estime qu’il faudra entre 6 et 8,8 ans pour enregistrer toutes les armes à feu au Canada. Malheureusement, le ministre de la Justice n’a donné aux fonctionnaires que jusqu’à la fin de l’année en cours pour respecter l’échéance arbitraire que les libéraux ont fixée par pu calcul politique. « Il fallait sacrifier quelque chose, et selon les documents, ce quelque chose est l’exactitude », a dit Breitkreuz. « En 1999, la ministre de la Justice s’est entendue avec l’Association canadienne des policiers (ACP), qui demandait qu’on vérifie l’exactitude des renseignements figurant dans le registre. Or, selon les documents, il serait « trop long et trop coûteux de vérifier les données relatives à chaque arme ». Je me demande ce que la direction de l’ACP pense des libéraux, maintenant qu’ils sont revenus sur une promesse de plus », a dit le député.

À la page 12 d’un document du ministère de la Justice daté du 9 janvier 2001, on peut lire qu’il faudrait 8,8 ans pour enregistrer toutes les armes à feu au Canada en utilisant la procédure actuelle de « l’appariement intégral », et environ 6 ans, en utilisant la méthode de « l’appariement partiel ». Selon les pages 15 et 16, le ministère adoptera la méthode de la « logique floue » pour le Système canadien d’enregistrement des armes à feu afin d’améliorer la classification des armes sans intervention humaine et il procédera par « filtrage » pour apparier les éléments d’armes à feu et le tableau de référence des armes à feu. D’après le document, cette façon de faire réduirait la quantité de détails servant à l’identification de leurs armes à feu que les propriétaires d’armes doivent donner.

Le document du ministère de la Justice révèle également ce qui suit :

Page 4 – Le Système d’enregistrement des armes à autorisation restreinte (EAAR) de la GRC « ne constitue pas un répertoire assez exact des armes à autorisation restreinte et des armes prohibées ». Vraiment? La GRC s’en sert pourtant depuis 67 ans.

Page 10 – « 0,6 million d’armes à feu devront être enregistrées de nouveau (dans le Système EAAR). Note : 0,9 million d’armes sont enregistrées dans le Système EAAR, puisqu’il y en a encore 0,3 million dont la propriété n’est toujours ‘pas revendiquée’ en 2002 ». Comment se fait-il que 300 000 armes à feu ne soient ‘pas revendiquées’?

Page 12 – « Il faudra produire 7,2 millions de certificats d’enregistrement d’ici au 21 décembre 2002 (soit 8 220 par jour en comptant à partir du 1er janvier 2001) – Si la demande ne se manifeste qu’en mars 2002, il faudra en produire près de 18 000 par jour.  

« Vous savez quoi? La demande ne s’est pas encore manifestée », a dit Breitkreuz. Selon d’autres documents obtenus de la GRC en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, le gouvernement est loin d’avoir produit autant de certificats d’enregistrement qu’il s’était fixé pour objectif de le faire de janvier à novembre 2001. La GRC a fait savoir qu’au 22 novembre 2001, 1 431 731 armes à feu seulement (sur un nombre qui varie entre 7 millions et 16,5 millions) avaient été enregistrées et qu’au 17 novembre 2001, 115 347 armes seulement (sur 900 000) inscrites dans l’ancien Système EAAR avaient été réenregistrées. 

Selon l’estimation des libéraux quant au nombre d’armes à feu présentes au Canada et les dossiers sur l’importation et l’exportation des armes, il y aurait, estime-t-on, environ 16,5 millions d’armes au Canada. Cela signifie que le ministère de la Justice devrait traiter plus de 44 000 certificats d’enregistrement par jour civil d’ici la fin de décembre, le dernier délai prévu. En 1994 (pour des raisons toujours inexpliquées), les libéraux ont ramené à 7 millions leur estimation de 16,5 millions d’armes à feu présentes au Canada. Le ministère a révisé cette estimation le 6 janvier 2001. Même en supposant qu’on ferme les yeux sur le caractère douteux de l’estimation de 7 millions d’armes, le fait est que le gouvernement devra produire plus de 16 000 certificats d’enregistrement par jour d’ici à la fin de l’année. Maintenant il nous reste simplement à découvrir combien de certificats le ministère produit chaque jour », a conclu Breitkreuz.

 

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