LES
LIBÉRAUX PERDENT LA TRACE
«
À combien de promesses les Libéraux vont-ils manquer concernant leur régime
Yorkton
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M. Garry Breitkreuz, le porte-parole de l’opposition officielle en matière
de contrôle des armes à feu, a révélé que les Libéraux avaient manqué à
une autre promesse qu’ils avaient faite relativement à leur régime
d’enregistrement des armes à feu. Des demandes présentées à la GRC et à
Douanes Canada conformément à la Loi sur l’accès à l’information ont en
effet permis de constater que, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2001, plus
de 65 000
résidents
étrangers ont déclaré 89 820 armes à feu à leur arrivée au Canada. Or,
contrairement aux promesses faites au Parlement en 1995, la GRC n’a pas
enregistré ces armes et le gouvernement n’a aucune idée du nombre de ces
armes qui sont toujours au Canada aujourd’hui.
«
Les procédures dont le gouvernement s’est lui-même doté exposent au grand
jour l’hypocrisie des Libéraux et mettent à mal la justification même du régime
d’enregistrement des armes à feu. Quelle est l’utilité de forcer des
milliers de résidents étrangers à remplir un formulaire de déclaration pour
chaque arme à feu qu’ils introduisent au Canada si l’on ne fait rien pour
suivre les armes en question pendant qu’elles sont ici et lorsqu’elles
quittent le pays? » a demandé M. Breitkreuz.
« Cela montre bien que le gouvernement ne pense pas vraiment que ces
dizaines de milliers d’armes à feu non enregistrées constituent une menace
pour la sécurité publique lorsqu’elles sont entre les mains de visiteurs étrangers
respectueux des lois. »
Le
30 novembre 1994, le ministre de la Justice Allan Rock avait déposé au
Parlement le Plan d’action du gouvernement sur le contrôle des armes à feu.
Le Ministre avait promis dans ce document que, pour chaque arme à feu qui entre
au Canada ou en sort, la personne responsable devrait produire un permis
d’exportation ou d’importation à des fins commerciales ou une déclaration
douanière à des fins personnelles, de telle manière que l’on puisse suivre
tous les mouvements des armes à feu qui traversent la frontière. Promesse
faite – promesse rompue : les armes à feu sont déclarées, mais elles ne
sont pas enregistrées et l’on n’en fait aucun suivi!
Le
16 février 1995, le Ministre a dit à la Chambre des communes : «
L'enregistrement nous permettra d'enregistrer les arrivages d'armes et d'en
suivre la trace jusqu'au point de vente et entre les mains d'un légitime propriétaire.
Il nous permettra de mettre fin au genre de pertes qui se produisent
actuellement et de réduire le nombre de cas de gens qui vendent illégalement
des armes importées légalement » [hansard – page 9708]. Promesse faite
– promesse rompue. Les armes à feu sont déclarées à la frontière, mais le
gouvernement en perd immédiatement la trace, ce qui va à l’encontre de
l’objectif déclaré du registre.
«
Les documents des Douanes révèlent que plus d’un millier d’armes à feu déclarées
par des visiteurs de l’étranger dans les dix derniers mois étaient soit des
armes à feu à autorisation restreinte (693), soit des armes à feu prohibées
(357) aux termes du Code criminel, ce qui témoigne éloquemment des lacunes du
registre des armes à feu », a dit le député de la Saskatchewan. « Les
Libéraux ont gaspillé plus de 685 millions de dollars pour essayer de mettre
sur pied un registre parfaitement futile. Plus de la moitié des provinces et
des territoires n’aident même plus le gouvernement fédéral à ce chapitre.
Il est temps de mettre un terme à ce gaspillage éhonté de ressources et de
consacrer cet argent aux vraies priorités de l’exécution de la loi »,
recommande-t-il.
«
En 1995, on a dit et redit aux Libéraux que leurs projets et leurs promesses
relativement au registre des armes à feu étaient irréalistes, mais ils ont
fait la sourde oreille. En fait, le 7 décembre 1994, Allan Rock a répondu «
nous ne gouvernons pas en fonction du nombre de personnes qui nous appuient,
mais bien en fonction des mesures qui doivent être prises » quand on lui a
reproché de faire fi de l’avis des provinces. Nous n’avons plus d’autre
ressource que de signaler toutes les fois où ils se trompent et d’espérer
que les priorités en matière de sécurité publique l’emporteront un jour
sur les priorités politiques » a conclu M. Breitkreuz.
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