COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 8  janvier 2002                                                                                       Diffusion immédiate

 

LES LIBÉRAUX PERDENT LA TRACE DE DIZAINES DE MILLIERS D’ARMES À FEU INTRODUITES AU CANADA

« À combien de promesses les Libéraux vont-ils manquer concernant leur régime d’enregistrement des armes à feu?

 

Yorkton -  M. Garry Breitkreuz, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de contrôle des armes à feu, a révélé que les Libéraux avaient manqué à une autre promesse qu’ils avaient faite relativement à leur régime d’enregistrement des armes à feu. Des demandes présentées à la GRC et à Douanes Canada conformément à la Loi sur l’accès à l’information ont en effet permis de constater que, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2001, plus de 65 000 résidents étrangers ont déclaré 89 820 armes à feu à leur arrivée au Canada. Or, contrairement aux promesses faites au Parlement en 1995, la GRC n’a pas enregistré ces armes et le gouvernement n’a aucune idée du nombre de ces armes qui sont toujours au Canada aujourd’hui.

« Les procédures dont le gouvernement s’est lui-même doté exposent au grand jour l’hypocrisie des Libéraux et mettent à mal la justification même du régime d’enregistrement des armes à feu. Quelle est l’utilité de forcer des milliers de résidents étrangers à remplir un formulaire de déclaration pour chaque arme à feu qu’ils introduisent au Canada si l’on ne fait rien pour suivre les armes en question pendant qu’elles sont ici et lorsqu’elles quittent le pays? » a demandé M. Breitkreuz.  « Cela montre bien que le gouvernement ne pense pas vraiment que ces dizaines de milliers d’armes à feu non enregistrées constituent une menace pour la sécurité publique lorsqu’elles sont entre les mains de visiteurs étrangers respectueux des lois. »

Le 30 novembre 1994, le ministre de la Justice Allan Rock avait déposé au Parlement le Plan d’action du gouvernement sur le contrôle des armes à feu. Le Ministre avait promis dans ce document que, pour chaque arme à feu qui entre au Canada ou en sort, la personne responsable devrait produire un permis d’exportation ou d’importation à des fins commerciales ou une déclaration douanière à des fins personnelles, de telle manière que l’on puisse suivre tous les mouvements des armes à feu qui traversent la frontière. Promesse faite – promesse rompue : les armes à feu sont déclarées, mais elles ne sont pas enregistrées et l’on n’en fait aucun suivi!

Le 16 février 1995, le Ministre a dit à la Chambre des communes : « L'enregistrement nous permettra d'enregistrer les arrivages d'armes et d'en suivre la trace jusqu'au point de vente et entre les mains d'un légitime propriétaire. Il nous permettra de mettre fin au genre de pertes qui se produisent actuellement et de réduire le nombre de cas de gens qui vendent illégalement des armes importées légalement » [hansard – page 9708]. Promesse faite – promesse rompue. Les armes à feu sont déclarées à la frontière, mais le gouvernement en perd immédiatement la trace, ce qui va à l’encontre de l’objectif déclaré du registre.

« Les documents des Douanes révèlent que plus d’un millier d’armes à feu déclarées par des visiteurs de l’étranger dans les dix derniers mois étaient soit des armes à feu à autorisation restreinte (693), soit des armes à feu prohibées (357) aux termes du Code criminel, ce qui témoigne éloquemment des lacunes du registre des armes à feu », a dit le député de la Saskatchewan. « Les Libéraux ont gaspillé plus de 685 millions de dollars pour essayer de mettre sur pied un registre parfaitement futile. Plus de la moitié des provinces et des territoires n’aident même plus le gouvernement fédéral à ce chapitre. Il est temps de mettre un terme à ce gaspillage éhonté de ressources et de consacrer cet argent aux vraies priorités de l’exécution de la loi », recommande-t-il.

« En 1995, on a dit et redit aux Libéraux que leurs projets et leurs promesses relativement au registre des armes à feu étaient irréalistes, mais ils ont fait la sourde oreille. En fait, le 7 décembre 1994, Allan Rock a répondu « nous ne gouvernons pas en fonction du nombre de personnes qui nous appuient, mais bien en fonction des mesures qui doivent être prises » quand on lui a reproché de faire fi de l’avis des provinces. Nous n’avons plus d’autre ressource que de signaler toutes les fois où ils se trompent et d’espérer que les priorités en matière de sécurité publique l’emporteront un jour sur les priorités politiques » a conclu M. Breitkreuz.

 

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