Le
19 novembre 2001
Pour diffusion immédiate
POURQUOI
LES FONCTIONNAIRES DE LA GRC ET DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE
PRÉTENDENT-ILS
QU’IL N’Y A PAS EU DE CHANGEMENT À LA POLITIQUE?
«
Certains documents prouvent que la GRC a bel et bien modifié la politique
d’enregistrement des fusils à air comprimé le 6 mars 2000! »
Ottawa
– Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière de
contrôle des armes à feu, a rendu public aujourd’hui des documents qui révèlent
que des fonctionnaires de la GRC et du ministère de la Justice ont trompé les
médias et la population pendant et après la campagne électorale de l’année
dernière. « Il ne s’agit pas de mettre en doute les intentions de ces
personnes, mais il est clair que leurs déclarations publiques contredisent les
documents en question et que leurs commentaires ont sans l’ombre d’un doute
permis aux libéraux de remporter quelques sièges clés, particulièrement en
Ontario », a déclaré le député de la Saskatchewan.
Le
17 novembre 2000, après avoir reçu des plaintes de marchands d’armes à feu
et de l’information d’employés du Centre canadien des armes à feu de la
GRC, M. Breitkreuz a dénoncé le fait qu’un certain nombre de fusils et de
carabines à air comprimé avaient été reclassés dans la catégorie des armes
à feu et que certaines de ces armes avaient même été enregistrées en vertu
de la loi. M. Breitkreuz soutenait que les libéraux avaient tenté de tenir
cette information secrète jusqu’au lendemain de l’élection afin de ne pas
indisposer les quelque deux millions de Canadiens propriétaires de fusils à
air comprimé.
Lorsque
M. Breitkreuz a levé le voile sur cette affaire, des représentants de la GRC
et du ministère de la Justice ont déclaré ce qui suit dans les journaux :
(1)
« Mais le directeur du Registre canadien des armes à feu, Mike Buisson, a
rejeté les allégations et a soutenu que la politique n’avait pas été
modifiée. » - Sun d’Edmonton – le 18 novembre 2000, page 6
(2)
« Il n’y a eu aucun changement à la politique », a-t-il [David Austin,
porte-parole du Centre canadien des armes à feu] déclaré. – Times and
Transcript de Moncton – Le 23 novembre 2000, page A1
(3)
« Pourtant, une porte-parole du Registre [de la GRC], Joan Olivier, a affirmé
qu’elle ne croyait pas qu’une décision avait été prise au sujet de la
classification des armes à air comprimé en tant qu’armes à feu. » - Times
and Transcript de Moncton – Le 23 novembre 2000, page A1¸
(4)
« Aucune décision n’a encore été prise au sujet des armes à air comprimé
», a déclaré M. Austin. « La liste n’a subi aucun changement qui en ferait
des armes à feu. » - Telegraph Journal du Nouveau-Brunswick, le 11 novembre
2000, page C1
Ces
déclarations sont contredites par des documents de la GRC obtenus par M.
Breitkreuz à la suite d’une enquête d’un an et demi menée par le
Commissariat à l’information (dossier de la GRC : 00ATIP-16792).
DOCUMENT
no 1:
Daté du 6 mars 2000, ce document démontre que la politique concernant les
armes à feu a été modifiée – comité des normes sur les armes à feu de la
GRC, comptes rendus des décisions, signature d’approbation de J.A.J. Buisson,
surintendant et responsable du Registre canadien des armes à feu, le 6 mars
2000, POLITIQUE ADMINISTRATIVE No14.
DOCUMENT
no 2:
Daté du 13 avril 2000, ce document montre la façon dont les fonctionnaires du
Registre des armes à feu de la GRC allaient appliquer la POLITIQUE
ADMINISTRATIVE No14 – Note de service du cap. L. Cyr, s.-off. resp. du Groupe
de la correspondance, destinée au s. é.-m. A. Drouin, s.-off. resp. du Groupe
des actes législatifs.
DOCUMENT
no 3:
Daté du 8 mai 2000, ce document révèle que du personnel de la GRC a conseillé
des fonctionnaires du ministère de la Justice au sujet de la POLITIQUE
ADMINISTRATIVE No14 – Lettre du surintendant J.A.J. (Mike) Buisson,
responsable du Centre canadien des armes à feu, adressée à William Bartlett,
conseiller juridique au Centre canadien des armes à feu, et copie conforme
envoyée à Maryantonett Flumian, présidente-directrice générale du Centre
canadien des armes à feu au ministère de la Justice, et autres.
CITATION
: « Autrement dit, les armes à air comprimé feront l’objet de tests pour établir
s’il s’agit effectivement d’armes à feu. Si c’est le cas, les exigences
relatives à la délivrance de permis et à l’enregistrement énoncées dans
la Loi sur les armes à feu s’appliqueront. Comme vous pouvez facilement
l’imaginer, une telle constatation augmentera considérablement le nombre
d’armes à feu qui devront être enregistrées. Certains fusils à air comprimé
à canon court seront donc dorénavant considérés comme des armes à feu
prohibées. (traduction)
DOCUMENT
no 4 :
Ce document montre des centaines de fusils à air comprimé qui figurent au
nombre des armes à feu dans le Tableau de référence des armes à feu (GRC),
en date du 17 novembre 2000 – Armes à autorisation non restreinte : 377;
armes à autorisation restreinte : 50; armes prohibées : 5
«
Une seule question reste sans réponse : pourquoi les fonctionnaires de la GRC
et du ministère de la Justice ont-ils trompé les médias et le public? », a
conclu M. Breitkreuz.