COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 8 novembre 2001                                                                                    Pour diffusion immédiate

CHAQUE ANNÉE, STATISTIQUE CANADA PROUVE QU’IL EST INUTILE D’ENREGISTRER LES ARMES À FEU

" Alors pourquoi les libéraux ne tiennent-ils pas compte des constatations de Statistique Canada et ne mettent-ils pas un terme à cette mauvaise blague? "

Ottawa — Statistique Canada publie un rapport annuel sur les homicides commis au Canada au cours de l’année, et ces statistiques démontrent toujours ce que les libéraux refusent d’admettre, à savoir qu’il est inutile d’enregistrer les armes à feu. « Pourquoi ne mettent-ils pas un terme à cette mauvaise blague, qui aura bientôt coûté aux contribuables canadiens un milliard de dollars? », a demandé Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’armes à feu. « La vérité est-elle si difficile à admettre, ou les libéraux sont-ils simplement incapables de reconnaître avoir fait cette énorme gaffe? » « En 1994 et 1995, ces statistiques étaient tout aussi éloquentes qu’aujourd’hui, sauf qu’elles montrent maintenant que la situation empire. Au lieu de se fonder sur ces statistiques indépendantes, les libéraux ont décidé de fabriquer les leurs de manière à étayer et justifier leurs convictions erronées et de continuer ce fiasco », a poursuivi le député de la Saskatchewan.

Voici quelques faits révélateurs qui ressortent du rapport L’homicide au Canada de Statistique Canada pour l’an 2000:

1. Des 542 victimes d’homicide recensées au Canada en 2000, 58 % ont été poignardées, battues ou étranglées et 34 % ont été tuées par balle (p. 7). De toute évidence, les individus violents sont le véritable problème, et enregistrer les armes à feu d’une personne ne l’empêchera pas de tuer quelqu’un.

2. Des 183 homicides commis au moyen d’armes à feu en 2000, 58 % l’ont été au moyen d’armes de poing (dont la loi exige l’enregistrement depuis 1934), 8 % l’ont été au moyen d’armes à feu strictement interdites (carabines ou fusils de chasse à canon tronçonné et armes à feu complètement automatiques) et 31 % l’ont été au moyen de carabines ou de fusils de chasse (page 8). Manifestement, l’obligation d’enregistrer les armes à feu, qui est vieille de 67 ans, est un échec retentissant comme moyen d’en empêcher l’utilisation criminelle. Les statistiques démontrent aussi que l’interdiction pure et simple des armes à feu ne sera pas plus efficace.

3. De 1990 à 2000, la fréquence de l’utilisation des armes de poing est passée de 3 à 6 homicides sur 10 (page 8). À la fin de mars 2001, plus de 1 800 personnes travaillaient au registre des armes à feu du gouvernement. La semaine dernière, la note totale excédait les 680 millions de dollars. De toute évidence, le nouveau programme d’enregistrement des armes à feu des libéraux ne donne pas de meilleurs résultats que l’ancien.

4. Soixante-neuf pour cent des armes de poing qui ont servi aux homicides commis au moyen de ce type d’arme à feu entre 1997 et 2000 n’étaient pas enregistrés (page 9). Pourtant, la loi exige depuis 1934 que les armes à feu soient enregistrées. L’échec de l’enregistrement des armes à feu, en tant que politique gouvernementale, pourrait-il être plus flagrant? Continuez de lire!

5. En 2000, 67 % des personnes accusées d’homicide avaient un casier judiciaire au Canada et 69 % d’entre elles avaient déjà été condamnées pour crime violent. Par ailleurs, 52 % des victimes d’homicide avaient aussi un casier judiciaire (page 15). De toute évidence, les libéraux se sont lamentablement trompés de suspects en obligeant des agriculteurs, des chasseurs et des tireurs sportifs parfaitement innocents à faire enregistrer leurs armes. Il va sans dire que ce sont les criminels qu’il faut cibler, et non les amateurs de chasse au canard!

Le gouvernement a eu le choix il y a six ans, et il a fait le mauvais. Le 21 septembre 1995, témoignant devant un comité sénatorial permanent, le solliciteur général de l’Ontario, Bob Runciman, a en substance déclaré ce qui suit : « À l’échelle nationale, ajouter 1 000 nouveaux agents des douanes à la frontière canadienne coûterait 85 millions de dollars, et embaucher 5 900 agents de police de plus pour patrouiller nos rues coûterait 500 millions de dollars. Le gouvernement fédéral a plutôt choisi d’utiliser cet argent pour faire enregistrer chaque fusil de chasse et fusil à verrou de calibre .22 au Canada. Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour savoir lequel de ces deux investissements aura le plus d’impact sur la criminalité au Canada » [traduction libre]. M. Breitkreuz a ajouté en terminant : « Les attentats terroristes du 11 septembre nous ont montré ce qu’est une vraie menace à la sécurité. À quelques exceptions près, tout le monde au Canada sait maintenant que cette menace ne vient pas de nos quelque 3 millions de propriétaires d’armes ‘parfaitement innocents’ ».

 

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