
27 septembre 2001
Pour publication immédiate
LES LIBÉRAUX
CONTINUENT DE FAIRE LA GUERRE AUX CHASSEURS
PLUTÔT
QU’AU TERRORISME
«Les mesures
d’incitation à l’enregistrement n’ont rien donné et il en va en être de
même
pour l’enregistrement
soi-disant "gratuit".»
Ottawa – Garry Breitkreuz, député de
Yorkton-Melville, a lancé aujourd’hui une nouvelle attaque contre le
calamiteux programme libéral d’enregistrement des armes à feu. «Les mesures
d’incitation à l’enregistrement ont échoué et il va en être de même
pour cette mesure. Plus d’un million de propriétaires d’armes à feu ont négligé
d’acheter leur permis (300 000 selon les estimations du ministère de la
Justice),» a déclaré Breitkreuz. «Des centaines de milliers de propriétaires
enfreignent déjà la loi et risquent jusqu’à dix ans de prison s’ils sont
pris. Par quelles mesures d’"incitation" Anne McLellan entend-elle
pousser ces centaines de milliers de propriétaires civilement désobéissants
à enregistrer leurs millions d’armes à feu? Les policiers de terrain savent
qu’un registre où manquent des centaines de milliers de propriétaires
d’armes à feu et des millions d’armes à feu est inutile.»
«Ces mesures d’incitation n’auront d’effet que
sur les deux millions de propriétaires d’armes à feu qui ont déjà leur
permis. Au lieu de répéter les erreurs du passé, la ministre de la Justice
devrait faire face à la réalité, abroger la loi C-68 et adopter à sa place
une loi qui obtienne le plein appui des propriétaires d’armes à feu
responsables et la coopération de l’ensemble des provinces et des territoires.
Sinon, elle devrait accorder une amnistie et repousser le délai d’obtention
du permis pour qu’il coïncide avec le délai d’enregistrement du 1er
janvier 2003 comme le lui a proposé son groupe d’utilisateurs en 1999,» a
recommandé Breitkreuz.
«Un très grand nombre de propriétaires m’ont dit
qu’ils n’avaient pas l’intention d’enregistrer toutes leurs armes dans
l’espoir que le gouvernement finisse par entendre raison. Les propriétaires
responsables savent que la plupart des armes que le gouvernement confisque, sans
dédommagement soit dit en passant, sont des armes enregistrées par d’honnêtes
propriétaires (vous n’avez qu’à demander aux propriétaires des 553 000
armes de poing que les Libéraux ont interdits sans raison valable par la loi
C-68). Beaucoup d’entre eux ne sont tout simplement pas disposés à faire
courir à leurs armes d’épaule le même risque,» estime Breitkreuz.
«Les Libéraux affirment que l’enregistrement des
armes à feu est "gratuit", mais le gouvernement fait-il jamais
quelque chose de vraiment gratuit et peut-on se fier à lui?» demande
Breitkreuz. «Rappelons qu’il y a deux ans à peine, la ministre de la Justice
promettait que "les frais d’utilisation suffiraient à financer entièrement
le programme". Elle ne peut pas tenir les deux promesses. Ce qui est
gratuit aujourd’hui risque de nous coûter beaucoup plus cher plus tard.»
«Avoir à verser des frais d’enregistrement de 18 $
dans un an, ce n’est pas cher payer pour faire entendre haut et fort aux Libéraux
que nous abominons leur inutile programme d’enregistrement des armes à feu.
Il ne suffit pas d’accrocher un bout de papier à une arme à feu pour empêcher
que quelqu’un s’en serve illégalement ou qu’elle ne tombe entre les mains
de criminels violents. Alors à quoi bon?», demande Breitkreuz. «La police
sait où habitent tous les titulaires de permis d’armes à feu.
L’enregistrement a tout simplement pour effet de harceler d’honnêtes
citoyens.»
«En avril, le gouvernement employait 1 800 personnes
à l’enregistrement des armes à feu et avait englouti plus d’un milliard de
dollars dans un registre dont la mise en œuvre ne devait coûter que 85
millions de dollars,» a déclaré Breitkreuz. Hier, le gouvernement a publié
le décret du conseil mettant en œuvre son programme d’enregistrement "gratuit"
des armes à feu. Suivant la Gazette du Canada, la ministre de la Justice aurait
évité de saisir le Parlement de la question parce qu’il était "si
urgent" de réduire les droits. « La seule raison pour laquelle c’était
"si urgent", c’est que la ministre tient à respecter un délai
arbitrairement fixé. Le 1er janvier 2003 est un délai politique sans rapport
avec la sécurité publique. Presque tout le monde au Canada sait que
l’enregistrement des armes à feu n’a rien à voir avec la sécurité
publique. »
–
30 –