COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

le 9 février 2001

Pour publication immédiate

LES « COMITÉS DE SURVEILLANCE DES ARMES À FEU

DU CONSEIL DU TRÉSOR » COURT-CIRCUITENT LE PARLEMENT

« Le registre des armes à feu coûte un demi-milliard de dollars de plus que prévu. Pas étonnant que le gouvernement veuille cacher la vérité! »

Ottawa – Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a révélé aujourd’hui aux Communes que le gouvernement libéral se servait de deux comités de surveillance des armes à feu du Conseil du Trésor pour éviter de soumettre à l’approbation du Parlement les dépassements de coûts de ce fiasco qu’est devenu le registre des armes à feu. « Plus nous creusons, plus nous trouvons de mensonges et de supercheries. Nous continuerons de creuser jusqu’à ce que tout le monde connaisse la vérité », a promis Breitkreuz.

M. Garry Breitkreuz (Yorkton—Melville, Alliance canadienne) : Monsieur le Président, en avril 1995, la ministre de la Justice a promis au Parlement que le système d’enregistrement des armes à feu enregistrerait un déficit de 2,2 millions de dollars seulement sur cinq ans. Or, le déficit s’élève à 300 millions de dollars, soit 150 fois plus. On nous avait promis que les frais d’utilisateur financeraient entièrement le programme. La ministre de la Justice esquive les questions des enquêteurs du bureau du commissaire à l’information depuis août dernier. Des centaines de pages de documents ont été déclarés secrets ministériels. Qu’est-ce le gouvernement cache? Combien au juste le registre des armes à feu a-t-il coûté jusqu’à présent?

M. John Maloney (secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et procureure générale, Lib.) : Monsieur le Président, les Canadiens appuient en masse le système canadien d’enregistrement des armes à feu. Il faut envisager la question sous l’angle des coûts et des avantages. Au cours des cinq dernières années, ce système a coûté aux Canadiens environ 2 $ par habitant. Ce n’est pas cher du tout lorsqu’on songe à la sécurité du public. Il y a aussi les avantages. En administrant le programme, nous économisons à la police environ 30 millions de dollars qu’elle peut mieux employer. C’est là un bon projet de loi. Pourquoi l’honorable député et son parti essaient-ils de le torpiller?

 

M. Garry Breitkreuz (Yorkton—Melville, Alliance canadienne) : Monsieur le Président, j’adresse ma question à la présidente du Conseil du Trésor. Des sources intérieures au ministère de la Justice nous ont dit en août dernier que le budget du registre des armes à feu s’élevait à 260 millions pour le seul exercice en cours. C’est dire que le registre a coûté jusqu’ici plus de 585 millions, soit 500 millions de plus que prévu. La présidente du Conseil du Trésor peut-elle expliquer pourquoi il n’y a que deux comités de surveillance dans l’ensemble du Conseil du Trésor et pourquoi tous les deux traitent des armes à feu? Pourquoi ces dépenses ne sont-elles pas soumises à l’approbation du Conseil du Trésor?

 

M. John Maloney (secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et procureure générale, Lib.) : Monsieur le Président, le coût total au cours des cinq dernières années s’élève à environ 227 millions de dollars, y compris les frais de lancement de 85 millions. Lorsque le système sera complètement opérationnel, il devrait coûter environ 60 millions de dollars par an à administrer et les droits perçus couvriront cette somme.

« Le gouvernement a très peur que ces choses se sachent parce qu’il sait que, pour que les gens qui ne possèdent pas d’armes à feu continuent d’appuyer le registre, il faut maintenir les coûts au plus bas. » Breitkreuz explique : « Deux professeurs, le Dr Gary Mauser et le Dr H. Taylor Buckner, ont mené une large enquête pour déterminer la différence entre une réponse non éclairée et une réponse éclairée au sujet de l’enregistrement des armes à feu. » Le Mackenzie Institute a publié leurs constatations dans un rapport de 1997 intitulé Canadian Attitudes Toward Gun Control: The Real Story. Lorsqu’on leur a demandé « Êtes-vous d’accord ou non pour que toutes les armes à feu soient enregistrées? », 75 % des répondants se sont déclarés entièrement d’accord. Lorsqu’on leur a ensuite posé la question suivante : « S’il devait en coûter 500 millions de dollars sur cinq ans pour établir et entretenir un registre des armes à feu, seriez-vous toujours d’accord? », 32,4 % seulement se sont déclarés entièrement d’accord.

« Le coût du registre des armes à feu dépassera bientôt le milliard de dollars. Si le gouvernement avait voulu réduire la criminalité, il aurait pu engager 5 900 policiers. S’il avait voulu sauver des vies, il aurait pu acheter, installer et faire fonctionner 140 appareils IRM. Il a préféré mettre en œuvre un registre des armes à feu totalement inutile. Quel gaspillage! », déclare en terminant Breitkreuz.

 

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