communiqué

 

le 5 octobre 2000

Pour publication immédiate

 

le programme d’aide aux demandeurs de permis d’armes à feu a été un échec complet

« Ils comptaient traiter 1,4 million de demandes cet été. En fait, ils en ont reçu moins de 300 000 et n’en ont traité que 102 870. »

 

Ottawa – Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a aujourd’hui dégonflé un autre des mythes d’Anne McLellan. Pas plus tard que la semaine dernière, la ministre de la Justice a esquivé à la Chambre des communes une des questions de Breitkreuz en déclarant : « Les Canadiens participent à notre nouveau programme de permis et d'enregistrement d'arme à feu par dizaines de milliers. » Ce qu’elle a négligé de dire et ce que la réponse du ministère de la Justice à une demande d’accès à l’information révèle, c’est que ses bureaucrates prévoyaient qu’il y en aurait des centaines de milliers – afin que soit respecté le délai arbitrairement fixé par le ministère à la fin de l’année.

 

En avril dernier, le ministère de la Justice a lancé le Programme d’aide aux demandeurs de permis. Des documents révélaient que seulement 25 % des propriétaires d’armes à feu avaient demandé leur permis dans le cadre du nouveau système d’enregistrement des armes à feu et que 50 % des demandes reçues contenaient des erreurs. L’objectif déclaré du programme était « de rejoindre, d’informer et d’intégrer au système 1,7 million de propriétaires d’armes à feu » avant le 31 décembre 2000. Voici comment cet objectif devait être atteint :

 

Le ministère de la Justice comptait donc dans le cadre de son Programme d’aide aux demandeurs de permis traiter en tout 1 439 900 demandes de permis avant la fin d’août 2000. Dans quelle mesure y sont-ils parvenus? Eh bien, le site web du Centre canadien des armes à feu révèle la vérité même si la ministre n’arrive pas à la trouver dans ses cahiers d’information. Le 4 juin 2000, le ministère de la Justice se vantait que son registre comptait 588 409 « noms accessibles à la police ». Le 2 septembre 2000, ce chiffre était passé à 872 396 seulement. « Le nombre des demandes de permis d’armes à feu n’avait donc augmenté que de 283 987 en trois mois alors qu’il devait augmenter de 1,4 million grâce au Programme d’aide aux demandeurs de permis et à la campagne publicitaire qui ont coûté des millions de dollars », fait observer Breitkreuz. « Une fois de plus, le ministère de la Justice refuse de nous dire combien ce dernier fiasco du système d’enregistrement des armes à feu a coûté aux contribuables ».

 

Et Breitkreuz d’ajouter : « Le site web du ministère de la Justice révèle que, au 2 septembre 2000, on avait délivré seulement 286 233 armes à feu au cours des 21 derniers mois (une moyenne de 13 630 par mois) et que 339 663 demandes de permis étaient en cours de traitement ou en arriéré. À ce rythme, il faudra plus de deux ans pour liquider l’arriéré et 12 autres années pour traiter les demandes de permis des 2 millions de propriétaires d’armes à feu (selon l’estimation très faible du gouvernement) qui ne se sont pas encore manifestés. Or, leur délai impossible expire dans moins de trois mois! »

 

« Les libéraux ne peuvent plus s’en tirer avec des pirouettes », conclut Breitkreuz. « Ils trompent le Parlement et le public depuis 1985 dans ce dossier. Il est temps pour eux de dire aux Canadiens la vérité au sujet de leur dernière extravagance bureaucratique d’un milliard de dollars, d’abroger la Loi sur les armes à feu et de recommencer à neuf en collaborant avec les provinces et les propriétaires d’armes à feu responsables et en répondant aux besoins réels des policiers sur le terrain. »

 

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Pour de plus amples renseignements :

Yorkton : (306) 782-3309

Ottawa : (613) 992-4394

Courriel : breitg0@parl.gc.ca

Site web : www.garry-breitkreuz.com