
COMMUNIQUÉ
Le 15 mars 2000
Pour publication immédiate
UN JUGE DE LA C.-B. CONDAMNE LES TACTIQUES D’ÉTAT POLICIER DE LA GRC
D’après lui, le mandat de perquisition était « inexact, incomplet et trompeur » et les actions de la police étaient « au mieux maladroites et au pis malhonnêtes ».
Ottawa -
Garry Breitkreuz, porte-parole de l’opposition officielle sur les armes à feu, a rendu public aujourd’hui le texte de la décision rendue le 23 février par l’honorable juge Carlgren dans l’affaire Regina v. James Edmond Buck à Cranbrook en C.-B. « Si je rends cette affaire publique, c’est qu’il s’agit d’un exemple frappant d’officiers de la GRC qui, avec l’aide et la complicité de politiciens paranoïaques, se sont servis du Code criminel pour harceler des propriétaires d'armes à feu responsables et respectueux des lois », explique le député. « Le jugement qui vient d’être rendu devrait servir d’avertissement à la population qu’une dangereuse mentalité d’État policier est venue corrompre le jugement d’officiers de la GRC, dont la devise est censée être Maintiens le droit. »Voici de quoi il s’agit. M. Buck plaide coupable à des accusations suite à conflit familial en octobre 1996. À l’époque, le tribunal juge que M. Buck n’est pas un danger pour la sécurité publique et qu'il n’est pas nécessaire de lui interdire de posséder des armes à feu. En mai 1999, la GRC se présente chez M. Buck avec un mandat de perquisition et saisit toutes ses armes. Manifestement, la police avait décidé que le juge avait fait une erreur en ne rendant pas une ordonnance d’interdiction d’armes à feu.
Le juge Carlgren a rejeté toutes les accusations contre M. Buck et blâmé le comportement de la GRC et des procureurs de la Couronne dans cette affaire :
« Les officiers de la GRC dans cette affaire devraient faire l’objet d’une enquête pour mépris flagrant de la décision du tribunal, violation du droit fondamental de M. Buck à la propriété et violation de l’article 8 de la Charte, qui lui garantit la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives », d’ajouter M. Breitkreuz. « Je me demande quelles mesures disciplinaires l’ancien procureur général Ujjal Dosanjh et le commissaire de la GRC ont prises contre ces officiers délinquants. »
Jim Abbott, porte-parole réformiste sur ces questions, se dit préoccupé par cette affaire depuis le jour où la police s’est présentée chez M. Buck, qui demeure dans sa circonscription. « Les Canadiens demandent que la justice dans son ensemble et la police en particulier soient tenues comptables de leurs actions. Nous demandons simplement à notre système de justice de s’intéresser aux vrais criminels, et non pas aux citoyens responsables », de conclure M. Abbott.
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breitg0@parl.gc.ca