
communiqué
le 9 mars 2000
Pour publication immédiate
les libéraux ont profité du battage entourant le budget pour glisser 46 millions de plus dans le système d’enregistrement des armes à feu
« Combien de millions devront-ils être dépensés avant que tout le monde s’aperçoive que le registre des armes à feu est un énorme gaspillage? »
Yorkton –
Garry Breitkreuz, porte-parole de l’Opposition officielle pour les armes à feu, attire l’attention sur les nouvelles dépenses annoncées dans le troisième Budget supplémentaire des dépenses déposé à la Chambre des communes le 2 mars, deux jours après le discours du budget. « À la faveur du battage entourant le budget, le gouvernement espérait probablement que personne ne s’apercevrait qu’il versait 46,2 millions de dollars de plus dans le puits sans fond préféré des libéraux – le registre des armes à feu », déclare Breitkreuz. Le député de la Saskatchewan a fait remarquer que, selon les documents budgétaires, les libéraux avaient affecté 81,2 millions de dollars au registre des armes à feu depuis le 4 novembre 1999. « Et dire qu’en 1995 le ministre de la Justice avait promis qu’il coûterait seulement 85 millions sur cinq ans », lance Breitkreuz. « La ministre actuelle a flambé cette somme en quatre mois seulement!»« Cette "nouvelle affectation de fonds" s’ajoute à la somme estimative d’au moins 60 millions de dollars prévue dans le budget 1999-2000. Je dis "estimative" parce que la ministre de la Justice continue d’invoquer le secret ministériel pour cacher les vrais coûts aux contribuables », déclare Breitkreuz.
Voici ce que j’ai pu découvrir jusqu’à maintenant grâce principalement à la Loi sur l’accès à l’information.
« Pas étonnant qu’Anne McLellan se donne tant de mal pour cacher la vérité au peuple canadien », déclare Breitkreuz. « La ministre sait que l’appui du public au registre des armes à feu baisse à moins de 40 % quand les coûts dépassent 500 millions de dollars. Eh bien, le registre a coûté jusqu’ici plus de 350 millions, soit 4 fois plus que la prévision de 85 millions. Dans le secteur privé, le gestionnaire qui commettrait une erreur aussi monumentale dans ses prévisions budgétaires ou sa gestion de projet serait mis à la porte!», s’exclame Breitkreuz. « Dans le secteur public, la ministre responsable reçoit encore plus d’argent, le vôtre, à gaspiller. »
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