
COMMUNIQUÉ
25 février 2000
Pour publication immédiate
M. AXWORTHY A DEMANDÉ AUX ÉTATS-UNIS DE STOPPER LES VENTES LÉGALES D’ARMES À FEU AU CANADA
« Les trafiquants d’armes ne font pas de demande au gouvernement pour détenir ou importer des armes à feu et ils ne les enregistrent pas. »
Ottawa —
Aujourd’hui, le député de Yorkton-Melville et porte-parole officiel de l’opposition en matière d’armes à feu, M. Garry Breitkreuz, a vivement reproché au ministre des Affaires étrangères, M. Lloyd Axworthy, d’avoir réagi exagérément aux préoccupations du gouvernement Clinton-Gore au sujet des ventes légales d’armes à feu à des vendeurs autorisés par la GRC au Canada. « Il ne s’agit pas d’un trafic d’armes, a déclaré M. Breitkreuz. Ce n’est pas une activité illégale. L’importation et l’exportation légales d’armes à feu est l’industrie la plus réglementée qui soit. Cette mesure est soit un autre geste détourné d’un ministre libéral paranoïaque pour sonner le glas des milliers d’entreprises canadiennes légitimes et de leurs dizaines de milliers d’emplois, soit une tentative pour camoufler un autre cafouillage bureaucratique au Centre canadien des armes à feu ou au Registre canadien des armes à feu. »« Des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont indiqué que la demande visant à imposer la suspension américaine des ventes légales d’armes à feu au Canada est venue directement du cabinet du ministre Axworthy. Dès les prochains jours, cette mesure d’interdiction fera perdre de nombreuses ventes et entraînera des mises à pied dans les milliers d’entreprises autorisées par la GRC à vendre des armes à feu au Canada. M. Axworthy doit dénouer cette situation ridicule et retirer sa demande de suspension immédiatement », s’est exclamé M. Breitkreuz.
« Les trafiquants d’armes ne sont pas stupides. Ils ne présentent pas de demande de permis d’exportation au département américain du Commerce. Ils ne font pas non plus de demande de permis d’importation au ministère canadien des Affaires étrangères. Ils ne s’arrêtent pas aux Douanes canadiennes pour payer la TPS et les droits de douane lorsqu’ils traversent la frontière avec des armes à feu. Ces mêmes trafiquants n’enregistrent pas chaque arme à feu auprès de la GRC comme la loi l’exige. Y a-t-il quelqu’un qui pense que les gangs criminels et les Hells Angels font une demande au gouvernement pour obtenir une licence leur permettant de détenir ou d’importer des armes à feu? », a demandé M. Breitkreuz.
« La question qu’il faut se poser est la suivante : Avec tous ces contrôles, pourquoi le gouvernement fédéral ne sait-il pas exactement où se trouvent toutes les armes à feu? » Les Canadiens peuvent à juste titre trouver la situation alarmante, mais c’est l’incompétence du gouvernement libéral, incapable de retracer les 140 000 armes à feu du tout nouveau registre, qui est alarmante. »
« Toutes les armes à feu importées légalement des États-Unis sont entre les mains de vendeurs ou de particuliers détenant un permis. Il y a lieu d’être préoccupés par les criminels possédant des armes, mais non par les entreprises et les citoyens légitimes qui doivent se plier à des formalités fastidieuses pour obtenir un permis de détention ou d’importation d’armes et enregistrer celles-ci, a déclaré M. Breitkreuz. Le système d’importation et d’exportation légales d’armes à feu fonctionne exactement comme les deux gouvernements le voulaient. Où est le problème? Seules les ventes légales d’armes entre les États-Unis et le Canada ont été suspendues. Le marché noir et la contrebande ne seront en rien touchés. Cette suspension ne portera atteinte qu’aux milliers d’entreprises autorisées d’armes à feu et à leurs employés. »
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